Face à cette désinformation, le chef par intérim du département statistiques et administration de l’Office malien des produits pétroliers (OMAP), rassure : «Le Mali ne connaît pas de pénurie de carburant. La capitale et toutes les grandes villes sont correctement approvisionnées. Et toutes les dispositions sont prises pour assurer leur approvisionnement permanent».
Sassi Fané concède que pour des raisons sécuritaires, certaines dispositions particulières sont prises concernant quelques localités. «C’est ce qui explique la situation observée par exemple à Mopti ou à Dioïla », affirme-t-il. Et de préciser que ces dispositions visent à sécuriser davantage les populations et surtout à éviter que le carburant ne se retrouve dans les mains de l’ennemi.
L’OMAP a périodiquement des indicateurs et statistiques qui permettent d’apprécier la situation réelle sur l’ensemble du territoire. A ce jour, insiste Sassi Fané, tous les stocks, aussi bien à Bamako que dans les capitales régionales, dépassent les seuils d’alerte.
Ainsi, les prix plafonds fixés en mars dernier, à savoir 775 pour le litre du supercarburant et 725 pour celui du diesel, restent en vigueur. « Tout opérateur pétrolier qui profite de cette situation pour vendre le carburant hors prix, s’expose à des sanctions », met en garde l’OMAP qui appelle la population à ne pas céder à la panique et de signaler tout abus lié au prix à la pompe.
Issa DEMBELE
Installés mercredi, le PDG Soumaïla Siby et les administrateurs de l’OMASP auront pour mission de mieux encadrer l’orpaillage et les petites mines, afin d’accroître les recettes de l’État.
Ces gros marchés de la capitale contribuent énormément au développement économique du pays. Ils sont approvisionnés par des commerçants import-export. Les produits sont vendus en gros ou en détail.
Le Mali renforce son parc de transport avec l’acquisition de véhicules russes et prépare le développement de capacités locales de maintenance et de montage.
La suppression de la collectivité territoriale de Cercle entraîne une nouvelle répartition des compétences entre Communes, Régions et District de Bamako, avec pour défi de rapprocher davantage la décision agricole des territoires.
Après un hivernage irrégulier, les pluies de septembre ont amélioré la situation dans plusieurs zones de production. En octobre, les producteurs attendent les dernières précipitations utiles pour achever la maturation des cultures.
Un projet pilote veut protéger 700 éleveurs de Mopti, Tombouctou et Gao contre les risques climatiques.