Il s’exprimait à l’occasion du point de presse du ministre de la Communication, de l’Economie Numérique et de la Modernisation de l’Administration avec les professionnels des medias, au nom des services techniques de l'information, notamment l’Office de Radiodiffusion Télévision du Mali, (ORTM) et l’Agence des Technologies de l’Information et de la Communication (Agetic).
Au cours de cette rencontre tenue à la Maison de la Presse, le patron de l’AMAP a insisté sur le rôle stratégique de l’information dans le contexte actuel. Alassane Souleymane a souligné que les hommes de médias demeurent avant tout des citoyens engagés dans la construction nationale. La mission des journalistes a-t-il dit dépasse la simple diffusion de l’information pour participer pleinement à la cohésion nationale et au développement du pays.
Le Directeur général de l’Amap a particulièrement mis l’accent sur la nécessité d’accélérer la transformation digitale des médias publics maliens, dont l'AMAP, afin de mieux répondre aux nouveaux usages numériques et de faire face aux phénomènes de désinformation et de manipulation sur les réseaux sociaux.
Selon lui, le digital constitue aujourd’hui l’un des principaux terrains de bataille de la guerre informationnelle. « L’information est une denrée de consommation courante, un levier de gouvernance et de développement », a-t-il affirmé, plaidant pour un accompagnement accru des pouvoirs publics en faveur des entreprises de presse.
Par ailleurs, Alassane Souleymane a rappelé les difficultés auxquelles fait face le secteur médiatique depuis le début de la crise sécuritaire en 2012. Il a évoqué les pertes humaines enregistrées dans la profession ainsi que les conséquences économiques de la guerre sur les organes de presse, notamment la baisse des recettes publicitaires.
Malgré ces contraintes, il a salué la résilience de la presse malienne, publique comme privée, qu’il considère comme un acteur essentiel dans « la guerre de l’information ». Alassane Souleymane a exhorté les rédactions à poursuivre les efforts de collecte, de traitement et de diffusion de la « bonne information » à partir de sources fiables.
Revenant sur les perspectives de relance de l’AMAP, le Directeur général a informé que l’agence poursuit son processus de restructuration engagé lors des journées de relance organisées en octobre dernier avec les différents acteurs du secteur.
Il a indiqué des initiatives sont en cours pour résoudre certaines contraintes administratives et moderniser le fonctionnement de l’agence afin d’en faire une référence nationale en matière d’information.
Sur la question des narratifs extérieurs et de la communication institutionnelle, Alassane Souleymane a estimé qu’il est nécessaire de renforcer les canaux de communication entre les autorités politico-sécuritaires et les médias afin de mieux contrer les informations jugées fallacieuses.
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Des récompenses comprises entre 500 millions et 2 milliards de FCFA sont offertes à toute personne fournissant des informations fiables, pertinentes et exploitables permettant leur arrestation.
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