«Avec modestie, on peut dire que Salif Keïta
est l’un des plus grands joueurs de l’histoire du football africain. Il y a une
période dorée dans le football que les Maliens ne remarquent pas beaucoup.
Entre 1965, la finale des Jeux africains, 1972, la finale de la CAN à Yaoundé,
le Mali a joué quatre finales continentales. Quoi qu’on dise, c’était une
époque où le football était à un très haut niveau. En 1966, lorsque le Réal de
Bamako a fait un parcours incroyable en Coupe d’Afrique des clubs champions, les
Réalistes ont marqué 25 buts en 8 rencontres, dont 14 buts pour Salif Keïta.
Ces deux chiffres montrent l’étendue de son
rôle aussi bien en club qu’en équipe nationale. Lorsqu’il est devenu Ballon
d’or en 1970, il n’y avait pas une très grande attraction pour les joueurs
africains. Pour qu’un journal accepte de créer un Ballon d’or, ça veut dire
dans le rang du football professionnel européen qu’il y a quelqu’un qui
surpasse largement la moyenne et qui mérite qu’on le distingue d’une manière
très particulière.
En regardant les deux événements, on peut
imaginer que Salif Keïta a été l’un des plus grands joueurs africains qu’on ait
connus et qu’il a certainement ouvert la voie pour d’autres moins talentueux
qui sont venus après lui. C’était un homme qui fracturait les défenses. Tous
les entraîneurs imaginent toutes sortes de tactiques, mais tous les systèmes
tactiques sont impuissants lorsque vous avez en face de vous quelqu’un qui
passe balle au pied et qui ne crains pas la percée individuelle et l’exploit
individuel. Salif était comme ça. Il avait les gestes techniques et lorsqu’il
était dans un bon jour, il était inarrêtable.
Ce sont ces genres de joueurs que
les gens aiment maintenant, Messi, Neymar, tous ceux-ci qui cassent tous les
systèmes défensifs lorsqu’ils sont en forme. En tant qu’homme, Salif Keïta a
beaucoup souffert parce que les supporters ne lui ont jamais complètement
pardonné le fait qu’il n’a pas remporté un trophée pour le Mali, alors que
c’était un joueur d’exception.
Ça été toujours une peine qu’il a portée, mais
il faut reconnaître qu’il a essayé de se donner un après le football. Il a créé
le Centre Salif Keïta (CSK) qui n’est pas une école de football, mais un club
de compétition, et il s’est investi dans l’édification de l’hôtel Mandé. Ce
sont des projets qui n’étaient pas très habituels pour un footballeur et qui
témoignent que Salif a au moins voulu faire d’autres choses remarquables dans
son après football. Cela aussi situe l’homme».
Ladji Madiheri DIABY
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