Décès de Cheickna Diawara : Il aimait tout faire à la perfection

Professionnel aguerri, rigoureux et compétent, il a servi au Quotidien national L’Essor pendant de longues années. Avec son sens de l’humour, il rendait agréable le cousinage à plaisanterie

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Publié mardi 09 mai 2023 à 07:52 , mis à jour lundi 02 octobre 2023 à 22:35
Décès de Cheickna Diawara : Il aimait tout faire à la perfection

La mort a encore frappé à la porte de l’Agence malienne de presse et de publicité (Amap). Deux semaines après le décès de l’ancien directeur de publication de L’Essor, Salimou Togola, c’est l’ex-directeur général adjoint de l’Amap, Cheickna Diawara qui nous a quittés hier des suites d’une longue maladie à l’âge de 68 ans. 

Cheickna Diawara est né en 1955 à Trougoumbé dans le Cercle de Nioro du Sahel. Après les études fondamentales, il intégra l’école normale secondaire de Badalabougou dans la série Langue, Histoire et Géographie appelée communément LHG. À sa sortie, le jeune enseignant servira successivement à Bougouni et à Kangaba.

Rattrapé par le virus du journalisme, Cheickna Diawara demanda une mutation à l’Amap dans le but de servir au Quotidien national L’Essor. Avide de connaissance, il passa en 1996 le concours d’entrée à l’Ecole normale supérieure (ENSUP) de Bamako dans le Département d’études et de recherche Lettres.

Constamment habité par le souci de se perfectionner et de maîtriser tout ce qu’il faisait, il obtint une bourse de formation en journalisme et communication à l’Université de Strasbourg en France. Après trois années de dur labeur, il revint au bercail avec un Diplôme d’étude supérieure spécialisée (DESS) en journalisme.

Durant sa longue carrière à L’Essor, Cheickna Diawara a écrit des centaines d’articles sur l’école malienne. Il était le journaliste spécialiste des questions de l’éducation au sein de la Rédaction de L’Essor pendant plus de vingt ans. Au plus fort de la crise estudiantine, il était l’un des rares journalistes qui pouvaient à tout moment discuter avec les différents responsables de l’Association des élèves et étudiants du Mali (AEEM). Il avait ainsi tissé une relation de confiance avec ces derniers pour avoir la primeur de l’information.

Journaliste expérimenté, Cheickna Diawara fut nommé chargé de mission au ministère de l’éducation nationale où il a servi pendant quatre ans. Après son retour à la Rédaction de L’Essor, il a été à nouveau appelé pour servir au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique en qualité de chargé de mission. À la fin de cette mission, de retour à l’Amap, il fut nommé directeur général adjoint en 2016. Une année plus tard, il fit valoir ses droits à la retraite.

Cheickna Diawara était un professionnel aguerri, rigoureux et compétent. Il aimait tout faire à la perfection. Il se donnait comme mission de relire tous les articles de L’Essor pour traquer les coquilles, corriger les fautes d’orthographe et autres incorrections grammaticales. Il a assuré cette tâche fastidieuse et éreintante jusqu’à sa retraite.

Sa grande passion était la littérature. En effet, Cheickna Diawara consacrait la plus grande partie de son temps libre à la lecture. Il lisait pratiquement tous les genres littéraires : roman, essais, théâtre, poésie. Affable et courtois, Cheickna Diawara était très proche de ses collègues. Avec son sens de l’humour, il magnifiait le cousinage à plaisanterie qui est l’une de nos valeurs culturelles.

Dors en paix doyen ! 

Youssouf DOUMBIA

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