Roots Rabat : «TAANE», le film malien a ravi la vedette

Les journées du cinéma panafricain «Roots Rabat» ont pris fin avec la projection du film «Taane», jeudi dernier au Cinéma la Renaissance.

Publié mardi 21 mars 2023 à 06:27
Roots Rabat : «TAANE», le film malien a ravi la vedette

En plus du public marocain, le film a été vu par l’ambassadeur du Mali au Maroc, Mohamed Mahmoud Ben Labat, et une forte communauté malienne. Le long métrage de 163 minutes raconte l’histoire d’une brave dame connaissant bien ses droits et devoirs dans la ville de Sélingué dont le fils tombe amoureux de la fille unique de «Monsieur Aigri». Ce dernier va s’opposer à l’union des deux amoureux, sous prétexte que le garçon est un handicapé.

Contre vents et marées, «Taane» parvient à percer le mystère de «Monsieur Aigri» et mit tout en œuvre pour que Fousseyni et Zeina se marient. Ce qui fut fait, au grand bonheur de tous.

Selon son réalisateur, Alioune Ifra N’Diaye, le film décrit le type de citoyen que le Malien doit être : un citoyen libre et tolérant. «Nous avons fait interpréter cela par une femme qui défend les droits des femmes», a t-il expliqué. Pour lui, nous devons renouveler nos récits car le monde d’aujourd’hui demande à ce qu’on se réinvente et le personnage principal est un citoyen modèle réinventé et adapté aux enjeux du monde d’aujourd’hui. Après le film, il a exprimé toute sa satisfaction sur la forte mobilisation et la bonne réaction du public.

À travers les commentaires de ce public, il s’est dit convaincu de la transmission des messages. Le réalisateur a révélé que le financement de ce film a été réuni à 80% par les Maliens. «J’étais ravie quand on m’a confié ce rôle», a déclaré l’actrice principale du film, Mme Fatoumata Coulibaly. Et de confier qu’elle a facilement incarné le personnage, car elle joue déjà ce rôle dans la vraie vie. Pour elle, le film parle un peu de tout : paix, cohésion, etc.

Ce long métrage a été fortement apprécié par le public. C’est le cas de ce sexagénaire, pour qui, il y avait un peu tout : histoire, différence de génération. Pour ce qui est de la communauté malienne, n’en parlons pas. Le président des étudiants maliens au Maroc, Gaoussou qui a particulièrement mobilisé ses camarades a apprécié le film. Selon lui, c’est une première pour eux dans la ville de Rabat de voir un tel événement. «Nous sommes juste impressionnés», a-t-il dit. Une des étudiantes, Bintou Dolo, sourire aux lèvres a avoué que le film était très intéressant.

L’ambassadeur s’est dit fier, satisfait et honoré. «On ne peut voir ce film sans être ému», a témoigné Mohamed Mahmoud Ben Labat. Pour lui, le film démontre l’engagement en faveur de l’identité et la culture du Mali. À travers ce film, les Maliens et les Africains se rencontrent. Ce qui lui fera dire que la relève est assurée en termes de protection du patrimoine. Il a félicité le réalisateur pour cette œuvre qui permet au spectateur de sortir avec beaucoup de leçons de morale. «Au Mali, nous faisons un art engagé qui permet toujours de mettre en exergue notre identité, de préserver notre indépendance», a-t-il conclu.

 

Envoyée spéciale 


Fatoumata NAPHO

Lire aussi : Ouverture du Siama aujourd’hui : Tout est fin prêt pour accueillir les artisans

La 5è édition du Salon international de l’artisanat du Mali (Siama) s’ouvre aujourd’hui dans notre pays sous le thème : «Artisanat, facteur de développement et de sauvegarde de notre identité culturelle» pour prendre fin le 7 décembre prochain..

Lire aussi : Livre sur Guimba national : Le parcours d’un comédien hors pair

Habibou Dembélé dit Guimba national a fait rentrer la comédie dans une autre dimension. Cet artiste arrive, avec une facilité déconcertante, à arracher le sourire à tout le monde.

Lire aussi : Chorégraphie de la Biennale de Tombouctou : Le ministre Daffé exprime sa satisfaction

Cette œuvre sera présentée par 333 jeunes en référence aux 333 Saints de Tombouctou. La répétition a commencé depuis fin octobre et elle relate les figures historiques des empires du Ghana, du Mali et du Songhaï avec des forgerons et des griots qui ont construit notre histoire.

Lire aussi : Semaine internationale de l’artisanat touareg : Le secteur artisanal comme alternative à la migration irrégulière

Le Salon international de l’artisanat touareg, tenu du 18 au 23 novembre, a dédié la journée du samedi dernier au département des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine. La rencontre a été marquée par un panel sur le thème : secteur artisanal au Mali, alternati.

Lire aussi : El Hadj Adama Issa Sacko : «J’ai remarqué que la culture Khassonké est en voie de disparition»

L’écrivain traditionnaliste, à travers son livre, intitulé : «Le Khasso traditionnel : coutumes et mœurs», lancé le 17 juillet dernier, met en lumière les repères culturels de cet espace linguistique dont il est le «Djeli», de par la bataille de Tumbifara. Dans cet ouvrage de 162 pa.

Lire aussi : Coopération culturelle : Le ministre Daffé et l’ambassadeur de la Palestine, Hassan Albalawi, s’inscrivent dans la même vision

Le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l'Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé, a rencontré, lundi dernier dans ses propres installations, dans le cadre de l’Année de la culture, l’ambassadeur de la Palestine au Mali, Hassan Albalawi..

Les articles de l'auteur

Journée mondiale du souvenir des victimes de la circulation routière : Les ministres Madina Sissoko et Assa Badiallo Touré au chevet des victimes d’accidents

La ministre des Transports et des Infrastructures, Mme Dembélé Madina Sissoko, accompagnée de sa collègue de la Santé et du développement social, le Colonel-major Assa Badiallo Touré, était hier à l’hôpital Gabriel Touré pour remettre un important lot de kits de premier secours et de médicaments pour la prise en charge des victimes des accidents de la route..

Par Fatoumata NAPHO


Publié vendredi 28 novembre 2025 à 08:45

Notre santé, Santé générale et bucco-dentaire : Tout commence par la bouche

«Tout commence par la cavité buccale», selon le Pr Ousseyni Diawara odontostomatoligiste au Centre hospitalo-universitaire centre national d’odontostomalogie (CHU-CNOS)..

Par Fatoumata NAPHO


Publié lundi 17 novembre 2025 à 08:40

BNDA : Un geste pour faire battre le cœur des enfants souffrant de malformations cardiaques

La Banque nationale de développement agricole (BNDA) vient de remettre un chèque de 15 millions de Fcfa à l’hôpital mère-enfant, «Le Luxembourg», pour la prise en charge des enfants souffrant de malformations cardiaques. Cette somme est destinée à la prise en charge chirurgicale de 5 enfants..

Par Fatoumata NAPHO


Publié vendredi 14 novembre 2025 à 14:49

Stress : Personne n’est hors d’atteinte

Le stress est une réponse physiologique de l’organisme face à une situation de menace ou de pression. Donc on ne peut l’éviter comme le souligne si bien le psychologue, Emmanuel Kamaté qui le définit comme une réaction naturelle de l’organisme..

Par Fatoumata NAPHO


Publié lundi 10 novembre 2025 à 08:28

Post-partum ou suites de couches : La consultation post-natale est vitale

Le post partum ou suites de couche désignent la même période qui suit l’accouchement. Le gynécologue obstétricien, Dr Daouda Camara, explique que c’est la 3è partie de l’obstétrique. Il s’agit d’une période qui va de l’accouchement jusqu’au retour des couches (première menstruation normale). Il explique que c’est une période qui s’étend de 6 à 8 semaines. C’est ce qu’on appelle selon l’expression consacrée (la quarantaine)..

Par Fatoumata NAPHO


Publié lundi 27 octobre 2025 à 09:23

Crise de carburant : Des hôpitaux de Bamako à l’abri

Dotés d’installations solaires dans le cadre des œuvres sociales du Président de la Transition, beaucoup d’établissements de soins de la capitale ne ressentent pas la crise de carburant à laquelle notre pays est confronté depuis un temps. Nous avons fait le tour de la ville pour faire le constat.

Par Fatoumata NAPHO


Publié jeudi 23 octobre 2025 à 13:01

Malformation ano-rectale : Une pathologie congénitale chez l’enfant

La malformation ano-rectale serait assez répandue même si on trouve qu’elle est sous diagnostiquée. En tout cas, certains spécialistes pensent qu’elle représente un réel problème de santé publique. Dr Mohamed Kassoum Djiré, chirurgien pédiatre au Centre hospitalier–universitaire (CHU) Gabriel Touré explique que c’est une maladie congénitale chez l’enfant, autrement dit il nait avec..

Par Fatoumata NAPHO


Publié lundi 20 octobre 2025 à 13:01

L’espace des contributions est réservé aux abonnés.
Abonnez-vous pour accéder à cet espace d’échange et contribuer à la discussion.
S’abonner