Au 30 novembre 2023, l’Anaser a totalement exécuté 32 activités sur les 44 programmées au titre de l’année
La ministre de ce département, Mme Dembélé Madina
Sissoko, a présidé les travaux, en présence du directeur général de l’Anaser,
Ousmane Maïga. Pour l’exercice de 2024, le budget prévisionnel de l’Agence se
chiffre en recettes et en dépenses à 3,20 milliards de Fcfa contre 2,86
milliards de Fcfa en 2023.
Au
30 novembre 2023, l’Agence nationale de la sécurité routière (Anaser) a
totalement exécuté 32 activités sur les 44 programmées au titre de l’année
2023, soit un taux de 72,73 %. 11 autres activités sont en cours d’exécution
(25 %) et une seule activité n’a pas été exécutée. à la même date du 30
novembre 2023, les recettes réalisées par l’Anaser se chiffrent à 2,41
milliards de Fcfa, soit un taux de réalisation de 84,05%. Et quant aux
dépenses, elles ont été exécutées à hauteur de 75,74%. Par ailleurs, l’année
qui s’achève a été marquée par des réformes importantes dans le domaine de la
sécurité routière, notamment la relecture des textes de l’Agence et
l’introduction du nouveau code de la route en République du Mali.
Le
périmètre d’intervention de l’Anaser va s’élargir à la faveur de ces réformes,
a noté son directeur général. « C’est pourquoi en 2024, l’Anaser prévoit
la mise en œuvre de 56 activités contre 44 en 2023», a annoncé Ousmane Maïga.
En effet, l’Agence entend intensifier tout ce qui est campagne de
sensibilisation et de communication sur la sécurité routière et introduire dans
la circulation des outils de gestion de trafic, notamment à Bamako et dans
certaines grandes villes telles que Sikasso et Kayes. En plus, a ajouté le
directeur général, « nous allons accentuer les contrôles routiers inopinés
avec la police nationale au niveau urbain et la gendarmerie nationale au niveau
rural. Nous porterons le nombre de contrôle à plus de 100, contre moins de 90
en 2023. Et évidemment, nous allons faire des actions au niveau des infrastructures
routières».
L’accroissement
spectaculaire de la motorisation, la forte croissance démographique et
l’urbanisation galopante contribuent à la multiplication des risques liés à
l’usage de la route. C’est pourquoi les autorités sont engagées à vaincre
l’insécurité routière parce qu’elle invalide des cerveaux et des bras,
endeuille des familles et charge d’hypothèques les actions de développement.
« Les statistiques annuelles moyennes d’accidents de la circulation
routière des cinq dernières années révèlent que 2 personnes sont tuées sur nos
routes par jour», a dit Mme Dembélé Madina Sissoko. La ministre des Transports
a expliqué que les facteurs d’accidents sont nombreux : le comportement
humain (82%), les défaillances techniques des engins (10%), l’état et
l’environnement des infrastructures routières (8%).
Face
à ces réalités, les autorités de la Transition ont adopté, en février 2021, le
document de Stratégie nationale de sécurité routière 2021-2030, assorti du Plan
d’action 2021-2025. La vision qui sous-tend cette Stratégie est de réduire
considérablement le nombre de tués imputables aux accidents de la route au
Mali. Plus précisément, l’objectif est de réduire le taux de mortalité des
accidents de la route de 50%, en le ramenant de 25 tués pour 100.000 habitants
en 2021 à 12 tués pour 100.000 habitants à l’horizon 2030. Et ce, avec un
objectif intermédiaire à mi-parcours de moins de 18 tués pour 100.000 habitants
en 2025.
Pendant cette 26è session, les administrateurs ont notamment examiné l’état de mise en œuvre des recommandations de la 25è session, le rapport d’activités et le rapport annuel de performance. Ils ont également examiné et adopté le projet annuel de performance, le projet de budget et celui du contrat annuel de performance de l’année 2024.
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