Sous les regards candides, mais concentrés des élèves, la formatrice introduit le sujet. Les filles en première ligne multiplient les questions et citent des signes qu’elles vivent lors du cycle menstruel. «Maux de ventre, mauvaise humeur, mal de dos…», énumèrent les adolescentes.
Cette formation, selon Aminata Simpara, la formatrice et directrice de l’entreprise «N’terini», vise à permettre aux jeunes filles d’assumer leurs règles et surtout pourvoir en parler. Encore étudiante, la jeune femme a fondé, en mai 2021, la start-up spécialisée dans la conception, la fabrication des serviettes hygiéniques lavables et réutilisables.
«N’terini» est aussi engagée dans la lutte contre la précarité menstruelle qui empêche une fille sur dix d’avoir accès au cours au moment de son cycle, selon l’Unesco. L’entreprise a organisé, du 9 mars au 1er avril 2020, des séances de formation sur l’hygiène menstruelle à travers trois écoles de Bamako au profit de plus de 300 élèves. Lors de ces sessions, les élèves ont été éclairées sur la gestion du cycle menstruel et des situations de difficultés physique et émotionnelle liées à cette période. Cette situation, qui touche nombre de jeunes femmes, les empêche d’avoir les protections nécessaires au moment de leurs règles.
La formation est enrichie par des démonstrations d’utilisation et de protection par les élèves. Sous l’œil vigilant des enseignants de l’école qui mesurent l’intérêt de ce type de sensibilisation pour les enfants. «Les élèves se retrouvent souvent face à la survenue des règles sans savoir de quoi il s’agit, car la question est taboue dans notre société», confie le professeur d’anglais. Naouma Sanogo exhorte les élèves à partager les informations apprises en famille et avec leurs amies.
«Cette formation consiste à informer les jeunes filles, sur les changements qui s’opèrent dans leurs corps pendant l’adolescence. Aussi, à les aider à adopter les bonnes pratiques liées à l’hygiène des menstrues», explique la directrice de «N’terini». À travers ces sessions, note Aminata Simpara, les filles ont en effet appris à briser les tabous et à surmonter les difficultés rencontrées en période menstruelle. «Ces cours ne s’arrêtent pas en classe, les élèves se sont engagées à informer et sensibiliser leurs camarades, amies et familles», précise Aminata Simpara.
Selon elle, cette initiative dénommée «Champions de l’hygiène menstruelle» vise à endiguer la précarité menstruelle qui handicape de nombreuses jeunes filles dans leurs études. À terme, à travers un appel à parrainage, «N’terini» ambitionne d’offrir un kit de dignité (sous-vêtements, serviettes hygiéniques lavables et réutilisables, savon) à des jeunes filles dans le besoin.
Professeur de français à l’École Aminata Diop, Lassana Siby salue cette initiative. «L’éducation sexuelle est presque taboue chez nous. Ce type d’initiative permet aux jeunes filles d’apprendre les mesures de protection. À l’école, nous avons souvent des filles qui sont gênées quand elles voient leur règle», soutient l’enseignant qui dit apprécier la participation des garçons à ces activités. De quoi les sensibiliser, selon Lassana Siby, sur la question pour leur vie de futur mari et père.
Drissa Ballo, 16 ans, élève en 9è année, avoue avoir beaucoup appris sur le sujet lors de la formation. «Maintenant, j’ai appris qu’il faut soutenir les filles pendant cette période. On peut les prévenir au besoin en toute discrétion. Je suis même prêt à prêter mon habit à une fille à cet effet», assure l’adolescent.
De son côté, Fatoumata Diarra, aussi élève en 9è année, dit avoir découvert de nouvelles formes de protection qu’elle ignorait. «Je parle souvent des règles avec ma mère et ma tante, mais avec ces échanges j’ai appris de nouvelles formes de protection que je ne connaissais pas. Je vais partager ce que j’ai appris avec mes amies en famille», confie l’écolière. À noter qu’après les formations, une compétition interscolaire sur la gestion de l’hygiène menstruelle mettra aux prises les différentes écoles bénéficiaires.
Mohamed TOURE
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