Hémorroïdes : Attention à l’étranglement !

Dr ousmane Traoré

Publié lundi 31 janvier 2022 à 07:07
Hémorroïdes : Attention à l’étranglement !

La maladie hémorroïdaire, communément appelée hémorroïde ou «coco», en langue bamanan, est très fréquente. On estime que la prévalence générale des hémorroïdes dans la population globale est de 4,4%.

Les hémorroïdes jouent un rôle dans la continence anale, c’est-à-dire que c’est grâce à elles que l’anus reste fermé tant qu’il n’est pas sollicité pour la défécation. Les hémorroïdes deviennent pathologiques quand elles s’accompagnent de symptômes.

Selon le médecin généraliste à l’hôpital Gabriel Touré, Dr Ousmane Touré, les hémorroïdes sont des veines dilatées qui se forment dans l’anus ou le rectum.


Il est normal que les veines de la région anale se gonflent légèrement au moment de la défécation. Mais contrairement aux veines normales, les hémorroïdes restent dilatées en permanence. On distingue des hémorroïdes internes et les hémorroïdes externes.

Il indique que les hémorroïdes internes, situées en haut du canal anal, sont sensibles à la pression des gaz et des selles. Elles ne sont généralement pas douloureuses, même lorsqu’elles sont dilatées. Les hémorroïdes externes sont situées sous la peau de l’anus, qui est très sensible à la douleur.

D’après le médecin, les hémorroïdes sont provoquées par une pression constante ou répétée sur les veines rectales ou anales. La pression est généralement due à des efforts de défécation intenses et prolongés. La maladie se manifeste par des démangeaisons, l’irritation, les saignements pendant ou après les selles.

Dr Touré précise que ces signes  constituent le trio de symptômes habituels des hémorroïdes. Tout de même, il dit que d’autres symptômes plus rares peuvent également y être associés comme les démangeaisons, brûlures et douleurs au niveau de la région anale.

Le médecin alerte sur le fait que la maladie peut se compliquer et entraîner  des saignements. «S’ils sont abondants et répétés, ils peuvent entraîner une anémie», souligne-t-il. Mais la véritable complication, selon le toubib,  est l’étranglement des hémorroïdes à l’anus, source de douleurs vives et durables, notamment si un caillot se forme (thrombose hémorroïdaire).

Comme facteurs de risque, il citera la sédentarité, le surpoids et l’obésité. Mais aussi la consommation d’alcool et de plats épicés, la pratique de certains sports et de certaines activités qui contraignent à soulever des objets lourds.

Les hommes et les femmes ont autant de risques de souffrir des hémorroïdes. Les femmes s’en plaignent peut-être moins et sont peut-être moins souvent opérées, ce qui donnerait l’impression d’une plus grande fréquence masculine.

 Le traitement repose sur un régime alimentaire adapté et la prise de laxatifs. Un régime riche en fibres peut s’avérer efficace, ainsi que des émollients fécaux. Dr Touré dit que dans certains cas, une procédure médicale pour retirer l’hémorroïde peut être nécessaire afin de soulager la douleur.

Fatoumata NAPHO

Lire aussi : Circonscription de Djenné : Une frappe ciblée contre des éléments terroristes

Les Forces armées maliennes (FAMa) ont mené, le 28 novembre dernier, une frappe ciblée contre des éléments terroristes regroupés à proximité de Sounga-Marka, dans la circonscription de Djenné..

Lire aussi : Approvisionnement en hydrocarbures : Après le protocole, cap sur la fluidité totale

Le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, a présidé ce jeudi 27 novembre 2025 la 7è rencontre hebdomadaire avec les acteurs du Groupement professionnel des pétroliers (GPP) et du Groupement malien des professionnels du pétrole (GMPP), une semaine après la signature d.

Lire aussi : Crise du carburant : Bamako tourne la page

Il n’y a plus de longues files dans les stations-service de la capitale. Les clients sont servis à la minute près. La circulation est revenue à la normale et les Bamakois vaquent paisiblement à leurs occupations. C’est le constat fait hier par nos équipes de reportage.

Lire aussi : Lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles : Disons halte au fléau

La campagne 16 jours d’activisme contre les violences faites aux femmes et aux filles a été initiée dans le cadre de la Journée internationale de lutte contre ce phénomène. Il ressort des données du Système des Nations unies que la violence numérique touche entre 16% et 58% des femmes et .

Lire aussi : Crise d’adolescence : Du fil à retordre pour les parents

Propre à la puberté, sa mauvaise gestion est marquée par un manque de communication avec les enfants, l’inaptitude à faire face à leurs problèmes personnels et des pratiques de maltraitance à leur égard. Ce qui peut souvent aboutir à des fugues régulières, des grossesses non désirées .

Lire aussi : Kidal : Des terroristes et moyens logistiques traités avec succès par l'armée

A l'issue des opérations menées hier vendredi, l'ėtat-major général des Armées a indiqué dans un communiqué rendu public ce samedi que des terroristes regroupés ont été neutralisés en plus de la destruction d'un véhicule camouflé.

Les articles de l'auteur

Journée mondiale du souvenir des victimes de la circulation routière : Les ministres Madina Sissoko et Assa Badiallo Touré au chevet des victimes d’accidents

La ministre des Transports et des Infrastructures, Mme Dembélé Madina Sissoko, accompagnée de sa collègue de la Santé et du développement social, le Colonel-major Assa Badiallo Touré, était hier à l’hôpital Gabriel Touré pour remettre un important lot de kits de premier secours et de médicaments pour la prise en charge des victimes des accidents de la route..

Par Fatoumata NAPHO


Publié vendredi 28 novembre 2025 à 08:45

Notre santé, Santé générale et bucco-dentaire : Tout commence par la bouche

«Tout commence par la cavité buccale», selon le Pr Ousseyni Diawara odontostomatoligiste au Centre hospitalo-universitaire centre national d’odontostomalogie (CHU-CNOS)..

Par Fatoumata NAPHO


Publié lundi 17 novembre 2025 à 08:40

BNDA : Un geste pour faire battre le cœur des enfants souffrant de malformations cardiaques

La Banque nationale de développement agricole (BNDA) vient de remettre un chèque de 15 millions de Fcfa à l’hôpital mère-enfant, «Le Luxembourg», pour la prise en charge des enfants souffrant de malformations cardiaques. Cette somme est destinée à la prise en charge chirurgicale de 5 enfants..

Par Fatoumata NAPHO


Publié vendredi 14 novembre 2025 à 14:49

Stress : Personne n’est hors d’atteinte

Le stress est une réponse physiologique de l’organisme face à une situation de menace ou de pression. Donc on ne peut l’éviter comme le souligne si bien le psychologue, Emmanuel Kamaté qui le définit comme une réaction naturelle de l’organisme..

Par Fatoumata NAPHO


Publié lundi 10 novembre 2025 à 08:28

Post-partum ou suites de couches : La consultation post-natale est vitale

Le post partum ou suites de couche désignent la même période qui suit l’accouchement. Le gynécologue obstétricien, Dr Daouda Camara, explique que c’est la 3è partie de l’obstétrique. Il s’agit d’une période qui va de l’accouchement jusqu’au retour des couches (première menstruation normale). Il explique que c’est une période qui s’étend de 6 à 8 semaines. C’est ce qu’on appelle selon l’expression consacrée (la quarantaine)..

Par Fatoumata NAPHO


Publié lundi 27 octobre 2025 à 09:23

Crise de carburant : Des hôpitaux de Bamako à l’abri

Dotés d’installations solaires dans le cadre des œuvres sociales du Président de la Transition, beaucoup d’établissements de soins de la capitale ne ressentent pas la crise de carburant à laquelle notre pays est confronté depuis un temps. Nous avons fait le tour de la ville pour faire le constat.

Par Fatoumata NAPHO


Publié jeudi 23 octobre 2025 à 13:01

Malformation ano-rectale : Une pathologie congénitale chez l’enfant

La malformation ano-rectale serait assez répandue même si on trouve qu’elle est sous diagnostiquée. En tout cas, certains spécialistes pensent qu’elle représente un réel problème de santé publique. Dr Mohamed Kassoum Djiré, chirurgien pédiatre au Centre hospitalier–universitaire (CHU) Gabriel Touré explique que c’est une maladie congénitale chez l’enfant, autrement dit il nait avec..

Par Fatoumata NAPHO


Publié lundi 20 octobre 2025 à 13:01

L’espace des contributions est réservé aux abonnés.
Abonnez-vous pour accéder à cet espace d’échange et contribuer à la discussion.
S’abonner