Considérant la maladie comme un problème de santé
publique, le Réseau a débattu des conséquences de cette maladie avec les
communicateurs et journalistes afin de contribuer à réduire sa prévalence qui
affecte uniquement les femmes. La
conférence s’est déroulée sous forme de webainaire et était animée par le
directeur régional d’IntraHealth, Dr Cheick Oumar Touré, avec la participation
du président Remapsen, Youssouf Bamba, et de la coordonnatrice du Réseau au
Mali, Fanta Diakité.
Le
conférencier a indiqué que la fistule obstétricale est non seulement un
problème de santé publique, mais aussi une violence basée sur le genre. Au
total son organisation a traité 1.096 femmes de 2014 à 2018. Parmi lesquelles
88% avaient été mariées pour la première dans l’adolescence entre 10 à 19 ans.
Il a aussi précisé que 80,5% de ces femmes étaient des adolescentes au moment
où elles accouchaient.
Dr Touré a défini la fistule obstétricale comme «une
lésion induite lors d’un travail prolongé, pendant l’accouchement, lorsque la
tête de l’enfant bute et exerce une pression continue contre les os du bassin,
comprimant les tissus». Lorsque l’enfant, le plus souvent mort, finit par être
expulsé, apparaît une déchirure entre les voies urinaires (ou plus rarement le
rectum) et la paroi vaginale : c’est la fistule vésico‐vaginale ou
recto‐vaginale. Dès lors la femme, quand elle a survécu, va perdre ses urines
voire ses fèces, ou les deux de jour et nuit sans discontinuer. Ce problème est
surtout dû à une insuffisance géographique de la couverture de l’aide
obstétricale et une insuffisance de la qualité des soins.
Pour Dr Cheick Oumar
Touré, il y a aussi des facteurs favorisants : âge maternel précoce (moins
de 18 ans), pauvreté, malnutrition, pratiques néfastes comme l’excision,
inaccessibilité géographique aux services de santé, erreurs médicales comme la
césarienne ou le forceps et le recours tardif aux soins. La prise en charge de
la maladie se fait par intervention chirurgicale. Au cours des interventions
d’IntraHealth les fistules non fermées représentaient 26,1%, celles fermées
avec incontinence 12% et celles fermées séchées 62%. Lors des interventions,
les complications peuvent être une hémorragie, une suppuration, des
vomissements et même le coma, a détaillé le conférencier.
Selon lui, la fistule a aussi des conséquences sociales, de la perte de l’enfant en passant par l’exclusion sociale, la victime peut être aussi abandonnée par son époux. Mais peut surtout subir un traumatisme psychologique. Pour éviter tout cela, le conférencier recommande qu’il y ait une vraie promotion de la santé à travers des programmes et des politiques, une sensibilisation de la population contre le mariage des enfants et les grossesses précoces. Et d’ajouter qu’il faut que les accouchements se fassent dans un centre de santé avec un personnel qualifié et promouvoir une meilleure planification de la grossesse et l’espacement des naissances.
Fatoumata NAPHO
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