CAN U17 : Les Aiglonnets pour marquer l’histoire

Le Mali peut devenir ce samedi le premier pays d'Afrique à remporter trois fois la CAN. Pour réaliser ce rêve, la sélection nationale, version Adama Djéfla Diallo devra battre le Maroc, hôte de la compétition

Publié vendredi 18 avril 2025 à 08:07
CAN U17 : Les Aiglonnets pour marquer l’histoire

Les Aiglonnets (vert) comptent 3 victoires, 1 nul et une défaite en 5 matches

 

Les entraîneurs, comme les joueurs savent que quand on arrive en finale d’une compétition, on ne peut avoir qu’un seul objectif : remporter le trophée. Ainsi, à chaque fois qu’ils atteignent la finale d’une compétition, ils répètent toujours cette formule bien connue de la planète foot : «Une finale ne se joue pas, elle se gagne». Mais dans une finale, il ne peut y avoir deux vainqueurs mais un. Pour l’ancien président sud-africain, feu Nelson Mandela, c’est ça la beauté du sport et Madiba (surnom de Mandela, ndlr) n’hésitait pas à dire que «le match nul est un hasard dans le sport».

La finale de la CAN U17 qui oppose le Maroc et le Mali, ce soir au stade El Bachir de Mohammédia ne sera pas une exception à la règle et quelle que soit l’issue de la rencontre, il y aura de la joie d’un côté et de la déception de l’autre. Le Mali a déjà goûté deux fois au bonheur de soulever le trophée de la CAN (2015 au Niger et 2017 au Gabon) et vise un troisième sacre, ce qui sera une première dans l’histoire de la compétition, alors que le Maroc est en quête de son premier titre continental. Bien sûr, le passé de la CAN plaide en faveur des Aiglonnets qui n’ont plus à faire leur preuve à ce niveau, mais dans le football, seule la vérité du terrain et du moment compte.

Et quand on sait que les Lionceaux du Maroc sont invaincus depuis le début du tournoi (3 succès et 2 nuls en 5 sorties), contrairement aux Aiglonnets qui ont plié l’échine une fois (défaite 4-2 contre la Côte d’Ivoire lors de la phase de poules), on peut dire que chacune des deux sélections a des arguments à faire valoir dans cette finale. En plus d’avoir réalisé un parcours sans faute jusqu’à la finale, les locaux peuvent compter sur une défense très solide qui n’a pris qu’un petit but et sur le soutien du stade qui à n’en pas douter, sera totalement acquis à leur cause.

Les protégés du sélectionneur Adama Djéfla Diallo doivent donc s’attendre à une forte pression des gradins et être forts sur le plan mental pour espérer contenir leurs adversaires et éventuellement, les faire déjouer. Les cadets maliens doivent s’appuyer sur le match de la demi-finale contre le Burkina Faso (2-0 pour les nôtres) qui s’annonçait très compliqué pour l’équipe, mais que le capitaine Issa Tounkara et ses coéquipiers ont parfaitement géré grâce à leur combativité sur le terrain et une détermination sans faille.

 

S'APPUYER SUR LE MATCH CONTRE LE BURKINA FASO- L’une des clés de la finale de ce soir réside là. Il faut se battre sur tous les ballons, gagner les duels, surtout dans le secteur défensif parce que les Lionceaux du Maroc ont des attaquants qui se projettent vite devant.

C’est la première fois que cadets maliens et marocains s’affrontent en finale et il convient de rappeler que c'est la deuxième fois que les Lionceaux atteignent le bouquet final de la CAN, après celle de 2023 en Algérie où ils ont éliminé le Mali en demi-finale (les Marocains ont ensuite perdu en finale contre le Sénégal). Jusque-là, c'est la meilleure performance de la sélection du Royaume chérifien et on peut penser que les cadets marocains sont revanchards et feront tout pour faire oublier les désillusions de 2013 (élimination à domicile en demi-finale contre la Côte d'Ivoire, future vainqueur de la CAN) et 2023.

Après ces deux échecs, le Maroc rêve d’aller cette fois au bout et de devenir le 10è pays à soulever le prestigieux trophée, après le Ghana, l’Egypte, le Nigeria, le Cameroun, la Gambie, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Mali et le Sénégal. Mais les Aiglonnets l’entendront-t-ils de cette oreille ? Bien sûr que non. Au contraire, le capitaine Issa Tounkara et ses coéquipiers vont tout faire pour les en empêcher et permettre au Mali de devenir la nation la plus titrée de la compétition avec trois couronnes. Le sélectionneur Adama Djéfla Diallo et ses joueurs ont 90 minutes pour écrire une nouvelle page de l’histoire du football et toute la planète foot du Mali aura le regard tourné ce soir vers le stade El Bachir de Mohammédia avec l’espoir de voir les nôtres monter sur la plus haute marche du podium au coup de sifflet final de la rencontre.

 


Samedi 19 avril au stade El Bachir de Mohammédia

14h : Maroc-Mali

Le parcours des deux équipes

 

Premier tour

Mali-Angola : 2-1

Centrafrique-Mali : 0-2

Mali-Côte d’Ivoire : 2-4

Maroc-Ouganda : 5-0

Zambie-Maroc : 0-0

Maroc-Tanzanie : 3-0

 

Quarts de finale

Maroc-Afrique du Sud : 3-1

Tunisie-Mali : 1-1,

9-10 t.a.b.

 

Demi-finale

Burkina Faso-Mali : 0-2

Maroc-Côte d’Ivoire : 0-0,

4-3 t.a.b.

Soulemane Bobo TOUNKARA

Lire aussi : Opération « Mali Nɛdakùra » : Les Places CAN et CAF se refont une beauté grâce à l’élan citoyen

Le Collectif pour la défense des militaires (CDM) a conduit, samedi dernier, une délégation de choix sur deux sites emblématiques de Bamako : La Place CAN et la Place CAF. Il était 11h lorsque la mobilisation bat son plein sur ces deux lieux situés en Commune IV du District de Bamako..

Lire aussi : Compétitions africaines des clubs : L’exploit du FC Diarra, le Stade malien et le Djoliba prématurement éliminés

Pour sa première apparition sur la scène continentale, le FC Diarra a créé la sensation en décrochant son billet pour le deuxième tour préliminaire de la Coupe de la Confédération. Un exploit qui contraste avec les éliminations prématurées du Stade malien de Bamako et du Djoliba AC en Li.

Lire aussi : Coupe du monde féminine de basketball : Les Etats-Unis sur le toit du monde

En s'imposant 97-79 face à la France en finale de la Coupe du monde féminine de basketball, dimanche soir à la Berlin Arena, les États-Unis ont confirmé leur hégémonie sur le basketball féminin mondial. Il s'agit du cinquième sacre consécutif des Américaines et de leur douzième titre dan.

Lire aussi : Amado Soré : Le grand supporter qui fait vibrer le Burkina Faso

Son vrai nom est Amado Soré, mais au Burkina Faso tout le monde l’appelle par le sobriquet «le père des triplés» parce que sa femme lui a donné des triplés lors de son dernier accouchement..

Lire aussi : Jeux de l’AES : 5 médailles pour le Judo Malien

Le tournoi de judo qui a mis aux prises les catégories cadette et junior s’est achevé dimanche avec les épreuves mixtes qui se sont déroulées, tout comme les éliminatoires et les combats en individuel, dans la salle des Arts martiaux du Comité national olympique et sportif du Burkina Faso (.

Lire aussi : Kung fu wushu : La belle moisson du Mali

20 médailles, dont 7 médailles d’or, 11 médailles d’argent et 2 médailles de bronze : la sélection nationale de kung fu wushu a réalisé une belle performance, hier au Palais des sports Ouaga 2000 où se sont déroulées les épreuves de kung fu wushu des deuxièmes Jeux de l’AES..

Les articles de l'auteur

Amado Soré : Le grand supporter qui fait vibrer le Burkina Faso

Son vrai nom est Amado Soré, mais au Burkina Faso tout le monde l’appelle par le sobriquet «le père des triplés» parce que sa femme lui a donné des triplés lors de son dernier accouchement..

Par Soulemane Bobo TOUNKARA


Publié mardi 15 septembre 2026 à 08:58

Jeux de l’AES : 5 médailles pour le Judo Malien

Le tournoi de judo qui a mis aux prises les catégories cadette et junior s’est achevé dimanche avec les épreuves mixtes qui se sont déroulées, tout comme les éliminatoires et les combats en individuel, dans la salle des Arts martiaux du Comité national olympique et sportif du Burkina Faso (CNOSB)..

Par Soulemane Bobo TOUNKARA


Publié mardi 15 septembre 2026 à 08:53

Kung fu wushu : La belle moisson du Mali

20 médailles, dont 7 médailles d’or, 11 médailles d’argent et 2 médailles de bronze : la sélection nationale de kung fu wushu a réalisé une belle performance, hier au Palais des sports Ouaga 2000 où se sont déroulées les épreuves de kung fu wushu des deuxièmes Jeux de l’AES..

Par Soulemane Bobo TOUNKARA


Publié lundi 14 septembre 2026 à 09:32

Critérium de l’AES : Tiémoko Diamouténé, le coup de maitre du roi du sprint

Un extraterrestre», «un monstre sacré du sprint», «un sprinteur hors-pair». Nos confrères burkinabé et les responsables techniques de la sélection du Faso n’avaient pas les superlatifs suffisants pour commenter le coup de maître réalisé hier au Critérium de l’AES par Tiémoko Diamouténé..

Par Soulemane Bobo TOUNKARA


Publié lundi 14 septembre 2026 à 09:26

Jeux de l’AES : Mariam Diallo porte haut le Taekwondo Malien

Mariam Diallo (17 ans) se souviendra longtemps des deuxièmes Jeux de l’AES Ouaga 2026. Non seulement la Malienne a remporté la médaille d’or dans la catégorie -44kg, mais a surtout été désignée meilleure combattante des jeux..

Par Soulemane Bobo TOUNKARA


Publié lundi 14 septembre 2026 à 09:22

Jeux de l’AES : Lutte traditionnelle, le Niger confirme sa suprématie

La lutte traditionnelle est devenue l’un des spots les plus populaires du Burkina Faso. Il suffisait d’être au Boulodrome Naaba Wagsé de Ouaga samedi dernier pour s’en convaincre..

Par Soulemane Bobo TOUNKARA


Publié dimanche 13 septembre 2026 à 09:35

Jeux de l’AES : La bonne opération des boxeurs Maliens

La boxe est bien partie pour offrir au Mali le plus grand nombre de médailles aux Jeux de l’AES 2026 qui se déroulent au Burkina Faso depuis le 8 août dernier..

Par Soulemane Bobo TOUNKARA


Publié vendredi 11 septembre 2026 à 21:47

L’espace des contributions est réservé aux abonnés.
Abonnez-vous pour accéder à cet espace d’échange et contribuer à la discussion.
S’abonner