Dr Samuel Sidibé (c) lors de la conférence
Dans le cadre de la célébration de l’Année de la culture 2025, le Musée national du Mali a accueilli, hier, une conférence animée par le parrain du mois, Dr Samuel Sidibé, ancien directeur du Musée national. Devant un auditoire composé d’acteurs culturels et de responsables du ministère en charge de la Culture, il a livré une réflexion profonde sur le thème : «Patriotisme et créativité : le rôle des musées». L’événement s’inscrit dans la dynamique de l’exécution du calendrier de l’Année de la culture, une initiative du ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, visant à célébrer les figures et les valeurs du patrimoine malien. Présidée par le chef de cabinet du ministre, Dr Salia Mallé, la cérémonie a réuni le directeur général du Musée, Daouda Keïta. Dr Mallé a salué «une initiative qui permet de mettre en lumière la richesse culturelle nationale et de valoriser ceux qui œuvrent à sa transmission», avant de céder la place au conférencier.
Dr
Samuel Sidibé a indiqué que le patrimoine ne peut pas survivre sans la notion
de création. Insistant sur la nécessité d’un équilibre entre héritage et
innovation. Selon lui, le patrimoine n’est pas un objet figé dans le passé,
mais une source vivante d’inspiration pour bâtir l’identité contemporaine.
«Nous avons tendance à penser que le patrimoine, c’est uniquement ce que nous
avons reçu des anciens. Or, il ne prend sens que si nous le faisons évoluer»,
a-t-il souligné. Pour lui, le défi réside dans la capacité des générations
actuelles, c’est-à-dire à enrichir l’héritage culturel par la créativité. «Si
notre avenir se trouve derrière nous, alors c’est une catastrophe», a-t-il
averti, appelant à placer la création au cœur des politiques culturelles.
Dr
Samuel Sidibé a rappelé que lors de son
passage au Musée national, il avait œuvré à ouvrir l’institution sur le monde
contemporain, notamment à travers des expositions rassemblant des artistes
africains issus de diverses disciplines. «Le musée doit être perçu comme un
espace de dialogue entre le passé, le présent et le futur», a-t-il déclaré. Et
de dire aussi que les musées ne doivent plus se limiter à conserver des objets
anciens, mais plutôt devenir des lieux d’échanges et de création. Il a plaidé
pour une meilleure intégration des artistes, designers et artisans dans les
espaces du Musée afin qu’ils s’inspirent du patrimoine pour créer des œuvres
nouvelles. «Créer, c’est préserver une identité vivante», a-t-il insisté,
soulignant que la créativité est aussi un levier économique et un facteur de
développement.
Et
de regretter que la modernisation et la mondialisation tendent à affaiblir les
identités locales, faute de stratégies culturelles adaptées. «Nous devons créer
pour être visibles dans le monde. Si nous ne produisons pas nos propres objets
culturels, d’autres le feront à notre place», a-t-il martelé. L’ancien
directeur du Musée national a également évoqué l’importance de la formation au
design et à la valorisation artisanale, domaines capables de relier tradition
et innovation. Pour lui, l’État et les institutions culturelles doivent
encourager les créateurs à s’inspirer du patrimoine musical, textile ou
architectural du Mali pour bâtir des produits culturels exportables et
modernes.
À l’issue de son intervention, plusieurs participants ont pris la parole pour saluer la pertinence du message. Le professeur de lettres, Samba Niaré a notamment souligné que le patrimoine doit être perçu comme un objet de musée dynamique, qui parle du passé tout en projetant vers l’avenir.
Gaoussou TANGARA
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