La tenue des élections est surtout tributaire
de la situation sécuritaire
L’absence du Dr Choguel Kokalla Maïga ne change en rien les
objectifs du gouvernement dont la seule boussole demeure le Plan d’action validé
en août 2021 par le Conseil national de Transition (CNT).
Le Premier ministre
par intérim, le colonel Abdoulaye Maïga, s’emploiera de manière «très acharnée»
à la mise en œuvre de ce Plan. Comment s’y prendra-t-il ? Où en est le
gouvernement dans l’exécution des objectifs fixés dans son PAG ? Quid de
la plainte déposée à l’ONU contre la France ? Le Premier ministre par intérim a
donné, vendredi, des éléments de réponse à ces questions.
La voie à suivre a été indiquée par le président de la Transition, qui a instruit le gouvernement d’«atteindre les objectifs assignés dans le PAG en réunissant les fils et les filles du pays». Tâche certes pas facile, mais elle n’est pas hors de portée.
Le premier principe clé à observer
pour y arriver, est la transparence et la sincérité. Ainsi, tous les sujets, y
compris ceux qui fâchent, sont mis sur la table. Cette recherche du consensus
impose au gouvernement de travailler à convaincre nos compatriotes qui doutent.
Le Premier ministre estime qu’il n’y a pas «d’opposant à la Transition».
Tout sera donc mis en œuvre pour que les Maliens avancent en rang serré durant cette Transition qui se veut refondatrice. Cette réfondation passe par des reformes devant assurer, notamment la crédibilité des prochaines échéances.
Depuis le mois de juin, tous les éléments préparatoires à ces réformes sont en place. Et le processus de mise en œuvre de l’Autorité indépendante de gestion des élections (AIGE) est «bien engagé». L’heure est à la désignation des membres du Collège. Une étape qui fait couler beaucoup d’encre dans le monde politique, dont les candidats ont finalement été tirés au sort après que les partis n’ont pu s’entendre sur une modalité précise de désignation.
QUATRE TYPES D’INSéCURITÉ- C’est face à l’absence de consensus que le département de tutelle a dû opter pour le tirage au sort, supervisé par un huissier commissaire. Abdoulaye Maïga a estimé que cette solution prenait en compte à la fois les impératifs légaux, la nécessité de cohésion et de maintien de l’ordre public.
Il «fallait trancher pour avancer, puisqu’au
final le gouvernement restera redevable de la mise en œuvre du chronogramme et
justifier cette perte de temps», a-t-il expliqué. Et d’annoncer que très bientôt,
le Comité de pilotage, regroupant différents départements ministériels,
commencera ses travaux dans le cadre de la préparation technique et matériel
des élections.
Mais la tenue des élections est surtout tributaire de la
situation sécuritaire. Il faudra atteindre un «niveau de sécurité très appréciable»
qui permettrait aux Maliens de pouvoir voter. L’on peut déjà se réjouir du
fait qu’aujourd’hui, «nos ennemis doutent». Ils perdent du terrain face à nos
Forces de défense et de sécurité dont la montée en puissance n’est pas une «illusion».
Cette interversion de la tendance est une réalité, même si la situation sécuritaire
semble moins reluisante en certains endroits du territoire.
Les optimistes, à
l’image du chef du gouvernement, diront sûrement que le verre est à moitié
plein. Le Premier ministre par intérim a prévenu que la lutte
contre l’insécurité sera longue, puisque la menace est complexe et perfide. Ce
qui se passe au Mali est unique et exclusif dans le monde, en ce sens qu’il s’y
déroule simultanément quatre types d’insécurité : «le terrorisme, les
conflits communautaires manipulés par les groupes terroristes avec des sponsors
étatiques étrangers, la criminalité transnationale organisée et des individus
isolés qui appartenaient à des groupes rebelles», a-t-il commenté.
SOUVERAINETÉ- Notre pays n’a «aucune intention de croiser le
fer avec qui que ce soit». Il veut juste être respecté. à cet égard, trois
principes guident l’action publique au Mali : le respect de la souveraineté
nationale, le respect des choix stratégiques et de partenaires opérés par le
Mali et la prise en compte des intérêts vitaux du peuple dans toutes les décisions
qui seront prises. Subséquemment à ces principes, «nous n’accepterons plus de
conditionnalités», a insisté le colonel Maïga.
La France l’a appris à ses dépens. Et dans leur furie
vengeresse, les autorités françaises ont décidé de pactiser avec le diable.
Elles se sont «rendues coupables de fournir des renseignements et des armes à
des groupes terroristes».
Le Mali a des preuves qui seront présentées à la
suite de la session spéciale du Conseil de sécurité des Nations unies, que la
Transition appelle de tous ses vœux. «Il est très important que le monde découvre
comment un état membre du Conseil de sécurité se comporte».
En revanche, le Premier ministre par intérim n’a pas souhaité
s’étendre sur le dossier des militaires ivoiriens interpellés dans notre pays,
puisqu’il s’agit d’un dossier éminemment judiciaire. Cependant, il a fait
remarquer que des Maliens utilisent la Côte d’Ivoire comme terrain en vue de
perturber la transition.
Le colonel Abdoulaye Maïga a rassuré que le gouvernement de Transition n’a pas pour vocation de rechercher les coupables de ces trente ans de dysfonctionnement de la démocratie. Encore moins de jeter l’opprobre sur les personnes qui ont apporté à ce pays tout ce qu’elles pouvaient.
«Notre volonté est de sortir du guêpier dans lequel nous sommes, a-t-il dit … Et personne ne s’en sortira seul», soulignera le Premier par ministre intérim qui n’a pas manqué d’inviter les commerçants à respecter les prix plafonds fixés et à éviter la rétention de produits de consommation.
Issa DEMBELE
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