Le tout a été couronné par la réalisation d’un catalogue sur les motifs des textiles et une exposition photos. Ces activités consacraient le démarrage de la phase 4 du projet textile traditionnel en mars dernier. Ainsi, l’opportunité de la Biennale artistique et culturelle Mopti 2023 a été saisie pour montrer certains produits phares.
Parmi les exposants, deux artisans ont été formés dans le cadre du projet à la conservation, revitalisation et valorisation du textile traditionnel, notamment un artisan de Djenné dans le domaine de la broderie à la main et une artisane de Bandiagara dans la teinture.
La teinturière formée en décembre 2022 à Bandiagara a enregistré une nette amélioration dans son travail. Elle a pu corriger certaines insuffisances à la dimension réduite des pagnes, aux mesures. Ces progrès sont visibles sur tissus. Quant au spécialiste de la broderie à la main, il a participé à l’inventaire organisé dans le cadre du programme.
Leurs stands ont été visités par plusieurs personnes dont le gouverneur de Mopti, le secrétaire général du ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme et d’autres personnalités. Ces activités de réjouissance populaire n’étaient pas organisées dans certains villages depuis plusieurs années.
Pour des raisons d’insécurité, les populations étaient privées de ces pratiques culturelles. L’envie existe, mais les fanatiques, sans loi ni foi, s’opposaient à toutes activités à caractère festif. C’est le projet qui a permis à des localités comme : Bandiagara et Djenné de refaire des activités sur les danses du terroir comme le «Tièko», le «Ciwara», les «Nbadji» pour recréer toute la communauté.
Le Tjiwara est une danse traditionnelle des bamanans, organisée pour célébrer les récoltes. Une procession de danseurs et danseuses font le tour de la scène. La danse se fait sans masque dans un mouvement d’ensemble avec des gestes bien appliqués. Le Bondialan est une danse traditionnelle très athlétique. Les jeunes danseurs rivalisent de souplesse.
Des pirouettes sont effectuées de façon spectaculaire. Pendant plusieurs minutes, les jeunes danseurs ont émerveillé le public. Le Diandjigui est également une danse traditionnelle effectuée par les femmes. Plusieurs femmes du village ont aimé ce pas de danse. En rang serré, elles font des mouvements de va-et-vient en agitant les écharpes. Le spectacle était impressionnant.
Les autorités administratives, coutumières et politiques ont profité pour adresser des remerciements aux USA pour avoir financé ce projet textile traditionnel important pour la paix, la cohabitation et la concorde entre les communautés au Mali. «Nous avons besoin de nous recréer pour oublier les attaques meurtrières et l’insécurité qui sévit dans nos localités», nous confiait une participante du village de Diabolo.
Toutes les activités se sont bien déroulées et à tous les niveaux. Les vidéos et les photos sont réalisées durant les spectacles. Des banderoles et le drapeau américain sont déroulés pendant la durée des activités.
Le samedi, 12 août dernier, malgré un temps menaçant, les Missions culturelles de Bandiagara et de Djenné ont organisé une remise de prix à la mairie de Djenné, sous la présidence du préfet de Djenné. La cérémonie à enregistré la présence des sous-préfets, maires, chefs de village et du directeur régional de la culture de Mopti. Mai aussi les lauréats et des hommes de média.
Youssouf DOUMBIA
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