Le week-end dernier, du 9 au 12 septembre, la célèbre foire
internationale d’art de New York dénommée «Armory Show» a donné l’occasion à
notre compatriote Amadou Sanogo de présenter six de ses récentes œuvres au
monde entier : Le voyage, Le boubou, Les charmeurs, Le flou, Le maître et Récoltes
sombres. Toutes issues de la collection Courtesy Galerie Magnin-A de Paris.
Malgré les rumeurs d’une récession imminente et
l’anniversaire du 11 septembre 2001, un grand nombre d’exposants de cette foire
ont affiché des résultats spectaculaires, indique Le Quotidien de l’art.
Organisé dans le Javit Center, l’Armory Show qui couvre un espace de 23 mille
kilomètres carrés, a connu 90 exposants de plus que l’an dernier. C’est l’une
des plus grandes foires au monde avec plus de 250 mille visiteurs par jour.
Notre compatriote peintre doit sa présence à cette foire
importante à l’originalité de ses créations, à sa célébrité, et en partie à la
Galerie Magnin-A de Paris. Une structure reconnue au niveau international.
Cette forme de reconnaissance s’explique en partie, d’après l’artiste lui-même
au fait que nombreuses sont ses œuvres qui sont dans des collections américaines
comme The West Collection de Pennsylvania et The Pizzuti Collection de l’Ohio.
Et de plus en plus de professionnels américains de l’art s’intéressent depuis
quelques temps à son travail.
Amadou Sanogo est né au Mali à Ségou en 1977 et vit à Bamako. Il est diplômé de l’Institut national des arts à Bamako, une école des Beaux-Arts réputée en Afrique de l’Ouest. Dans ses œuvres, Amadou Sanogo raconte l’histoire de notre pays, tout autant que des évènements plus récents ou ses expériences de vie. C’est un artiste qui s’exprime avec des symboles d’apparence simples mais qui évoquent des thèmes d’une grande profondeur comme les identités au sein de nos sociétés.
SINGULARITÉ- Amadou Sanogo a exposé dans diverses biennales
dont Dak’art ainsi que dans de nombreuses foires dont 1.54, foire d’art
contemporain à Londres et à New York, ou encore AKAA foire d’art contemporain à
Paris. Ses travaux ont voyagé à travers le monde (Portugal, Sénégal, Belgique,
Côte d’Ivoire, France, Maroc, Burkina Faso, Grande-Bretagne).
«Je me pose beaucoup de questions sur les paroles bambara, le système de fermeture social malien et même international qui sont des handicaps pour notre développement. Je me demande comment faire pour arrêter cette fermeture».
Amadou Sanogo évoque volontiers ses origines : « pour savoir
où l’on va il faut savoir d’où l’on vient ». Il est l’héritier de cette terre
d’histoire, symbole de résistance et dotée d’un riche patrimoine artistique.
Obstiné, Amadou Sanogo a trouvé sa voie en dehors de celles
qu’on lui avait tracées. On le voulait ingénieur, il a préféré l’Institut
national des arts (INA). Alors « qu’un noble ne doit pas se permettre des
activités de griots », il se forme à la technique du Bogolan, tissu emblématique
de la culture malienne, avant de se tourner vers la peinture.
Contrarié par l’enseignement académique, Amadou Sanogo décide
de poursuivre ses recherches plastiques et développer son propre langage. Sa
singularité l’amène à collaborer en 2006 avec Simon Njami et Pascale Marthine
Tayou. L’artiste, Abdoulaye Konaté, ancien directeur du Conservatoire des arts
et métiers, multimédia Balla Fassé Kouyaté (CAMM-BFK) lui apporte son soutien.
Humaniste et libre-penseur, il se nourrit également de la
tradition qu’il utilise comme source de connaissances, de sagesse et
d’inspiration. Il s’intéresse aux proverbes bambara qu’il considère comme
essentiels à la compréhension de la culture malienne dans toute sa diversité. Dès
son plus jeune âge, il est respecté par tout son entourage pour sa capacité d’écoute
et son objectivité.
Engagé et fédérateur, il crée en 2014 l’Atelier Badialan où il accueille des jeunes artistes. Pour la première fois à Bamako, sans chercher d’aide, des artistes financent leur propre atelier, vivent et travaillent ensemble, créent dans l’émulation, en toute liberté et mettent leurs connaissances au service du public.
EXPOSITIONS
EXPOSITIONS INDIVIDUELLES
2020 : De Paroles en Paroles, on se sert, La Criée, Centre d’Art contemporain, Rennes, France
2019 : Solo Show, MAGNIN-A, Paris, France
2017 : Les points de l'individu, Voice Gallery, Marrakech, Maroc
2016 : Galerie Kristin Hjellegjerde, Londres, Royaume-Uni
2015 : Chapelle des Dames Blanches, La Rochelle, France
2014 : L'homme du présent, Institut Français de Ouagadougou, Ouagadougou, Burkina Faso
2013 : Le Reflet, Amadou Sanogo, Institut Français de Bamako, Bamako, Mali
2011 : Le trait, Centre Culturel Français de Bamako, Bamako, Mali
Amadou Sanogo, Centre culturel Le Cercles des voyageurs, Bruxelles, Belgique
Amadou Sanogo, Alliance franco-malienne de Mopti, Mopti, Mali
2010 : Un artiste en résidence, dans le cadre du projet « Africa Light », Migration Culturelles Aquitaine Afrique (MC2a), Bordeaux, France
EXPOSITIONS COLLECTIVES
2018 : Des hommes et des totems, Galerie du manège, Institut français à Dakar, Sénégal
African Passions, Palais Cadaval, Evora, Portugal
2017 : Afrique, Saint-Mengold, Huy, Belgique
Le Havre - Dakar, Museum du Havre, France
On aime l'art...!! Un choix d'Éric Mézil parmi les oeuvres de la Collection agnès b., Collection Lambert en Avignon, France
The manuscripts, Seydou Camara, Amadou Sanogo, Galerie Flach, Stockholm, Suède
Fonds africain pour la culture (FAC), Abidjan, Côte d’Ivoire
Afrique d'aujourd'hui, H2M - Espace d'art contemporain, Bourg-en-Bresse, France
2015 : Folk Art Africain ?, FRAC Aquitaine, Bordeaux, France
Bi-Mali (le Mali contemporain), Rotonde des arts contemporains, Galerie Nour Al Hayat, Abidjan
2013 : Peintres, exposition dans le cadre d'Africajarc, le festival des cultures africaines, Cajarc, France
2012 : Un monde l'autre, artistes chinois et européens,Grands Salons d'Exposition de la mairie, Paris 13ème, France
We Face Forward, Art from west Africa Today, Manchester Art Gallery, Manchester, Angleterre
Museos y Modernidad en Tránsito, Museo de America, Madrid, Espagne
2010 : Africa light, dans le cadre de la Biennale de Danse « Danse l'Afrique danse », Musée National du Mali, Bamako, Mali
Au delà du cadre, the artist's house, Bamako, Mali
2009 : Terrains vagues, Quartier Orange, Bamako, Mali
Fiches d'identification, exposition itinérante, Bamako, Mali
2008 : Marché National des Arts Plastiques du Mali, Musée National de Bamako, Bamako, Mali
2007 : Quartiers libres, dans le cadre d'une résidence au Quartier Orange, Bamako, Mali.
Exposition d'Art Contemporain, BlaBla Bart, Bamako, Mali
2006 : Wuisko-Kulé, Blabla Bart, Bamako, Mali
Les dépôts de Bamako, dans le cadre d'une résidence au Musée National de Bamako, Bamako, Mali
2005 : Musée du district de Bamako, Bamako, Mali
2002 : Marché National des Arts Plastiques de Bamako, Palais de la Culture, Bamako, Mali
2001 : Salon des jeunes artistes, Centre Culturel Français de Bamako, Bamako, Mali
Itinéraires et Imaginaires du Mali, dans le cadre d'une résidence au Palais de la Culture de Bamako, Bamako, Mali
Youssouf DOUMBIA
La 5è édition du Salon international de l’artisanat du Mali (Siama) s’ouvre aujourd’hui dans notre pays sous le thème : «Artisanat, facteur de développement et de sauvegarde de notre identité culturelle» pour prendre fin le 7 décembre prochain..
Habibou Dembélé dit Guimba national a fait rentrer la comédie dans une autre dimension. Cet artiste arrive, avec une facilité déconcertante, à arracher le sourire à tout le monde.
Cette œuvre sera présentée par 333 jeunes en référence aux 333 Saints de Tombouctou. La répétition a commencé depuis fin octobre et elle relate les figures historiques des empires du Ghana, du Mali et du Songhaï avec des forgerons et des griots qui ont construit notre histoire.
Le Salon international de l’artisanat touareg, tenu du 18 au 23 novembre, a dédié la journée du samedi dernier au département des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine. La rencontre a été marquée par un panel sur le thème : secteur artisanal au Mali, alternati.
L’écrivain traditionnaliste, à travers son livre, intitulé : «Le Khasso traditionnel : coutumes et mœurs», lancé le 17 juillet dernier, met en lumière les repères culturels de cet espace linguistique dont il est le «Djeli», de par la bataille de Tumbifara. Dans cet ouvrage de 162 pa.
Le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l'Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé, a rencontré, lundi dernier dans ses propres installations, dans le cadre de l’Année de la culture, l’ambassadeur de la Palestine au Mali, Hassan Albalawi..