L’on croise aisément sur ces différents sites
des nationaux et des étrangers
Peuplée de 32 millions d’habitants, la localité est devenue une municipalité autonome placée directement sous l’autorité du gouvernement central à l’instar de Beijing, Shanghai et Tianjin en 1997. Elle regorge de vestiges culturels et touristiques anciens et modernes. Chongqing est une localité qui a réussi à combiner le patrimoine culturel immatériel ancien et moderne pour en faire une attraction touristique prisée que les touristes du monde entier visitent. L’on croise aisément sur ces différents sites aussi bien des nationaux que des étrangers venus des pays asiatiques, européens, américains et de l’Océan Pacifique.
Chongqing appelée aussi la mégalopole verticale fait partie des cinq villes futuristes de la Chine comme Shenzhen, Shanghai, Hangzhou et Xiong’an. Alors qu’elle n’était dans les années 1950 qu’un enchevêtrement de maisons blotties sur les collines, la ville a pris son envol architectural tout en gardant le style impérial de l’époque qui jouxte les immeubles les plus modernes et futuristes.
Les visiteurs prennent du plaisir à contempler la cité ancienne de Shibati, vestige de l’époque impériale qui a conservé son style architectural unique et qui lui confère une fréquentation très élevée des touristes venus du monde entier et de nombreux Chinois de l’intérieur. De là, les visiteurs ont pu contempler le train monorail qui a pour stations, entre autres, l’intérieur d’un immeuble et les nombreux téléphériques qui relient les deux berges des deux fleuves qui traversent la ville. Les immeubles futuristes trustent le ciel de Chongqing à des hauteurs vertigineuses. La croisière nocturne par bateau organisée sur la confluence des deux fleuves fait découvrir le patrimoine architectural unique de la localité.
Une autre des merveilles de cette province est le musée souterrain sous l’eau du fleuve jaune qui traverse la ville de Fuling, situé à une cinquantaine de kilomètres de Chongqing. Ce musée abrite les vestiges d’un îlot découvert à la suite d’une décrue exceptionnelle. Mais, s’empresse de nous révéler la présentatrice, cette décrue présage d’une bonne moisson à chaque fois qu’elle survient, selon le constat des habitants. Et aussi la baisse du niveau de l’eau a révélé un phénomène où les grues blanches et les pêcheurs se disputent la capture des poissons qui sont à découvert. Par ailleurs, les Chinois se sont inspirés des relevés hydrologiques de l’égypte antique sur le Nil pour appliquer la même démarche sur leurs cours d’eau.
UNE MONTAGNE COMME REFUGE- Le clou de la randonnée à Chongqing est la visite de l’ancien site du projet nucléaire souterrain dénommé «Projet 816». En effet en 1966, à l’époque de la guerre froide entre les deux blocs socialiste et capitaliste, la Chine s’est promise de rattraper le retard technologique nucléaire qui la sépare de ses concurrents directs, à savoir les états-Unis, l’ex-Union des Républiques socialistes soviétiques (URSS), la Grande Bretagne et la France.
Elle a aménagé des tunnels de 21 kilomètres de longueur sous une montagne, et d’une profondeur de la taille de 20 immeubles et une conduite de pompage d’eau longue de 3 kilomètres avec une cheminée de ventilation de 300 mètres dont la moitié était enfouie dans la montagne. Les travaux de recherche sur le nucléaire ont été menés pendant 18 ans (soit de 1966 à 1984) avant d’être transférés sur un autre site, non sans avoir développé la première bombe atomique chinoise d’abord. Les ouvriers et les agents du site étaient tenus au secret défense à vie, à travers la signature d’un engagement qui les empêchait de révéler quoi que ce soit sur les travaux menés sur le site.
Nul doute que les conditions de recherche et de développement de la technologie nucléaire militaire étaient très dures, puisque la roche a été creusée avec des outils, et très peu de machines. Avant de quitter la ville de Chongqing, les visiteurs se sont rendus au village de Ciqikou où vivent en harmonie les Shacis (une communauté) qui ont conservé leur culture millénaire à travers l’architecture, la gastronomie, la bijouterie et autres activités artisanales et culturelles. De retour à Beijing, les participants n’ont guère chômé. Ils ont pris connaissance avec l’histoire de la calligraphie chinoise.
Les plus anciennes formes d’écriture chinoise datent de 2070 à 1600 ans avant Jésus Christ et étaient gravées sur les os d’animaux ou les carapaces de tortues selon les fouilles archéologiques. Les caractères chinois sont répertoriés à 90.000, mais, il faut connaître 5.500 d’entre eux pour faciliter la communication entre les communautés. Pour calligraphier, il faut disposer de quatre éléments majeurs que sont le pinceau, l’encre, l’encrier et enfin le papier. La calligraphie est un art très prisé en Chine où des messages divins sont transcrits sur du papier et apposés dans les maisons lors de divers événements sociaux ou culturels, notamment lors du nouvel An chinois.
Dimanche, ils ont visité le musée des arts et de l'artisanat à Beijing, où ils ont pu apprécier la richesse artistique des artisans chinois qui utilisent plusieurs matériaux comme le jade, le bois, la céramique, la peinture, le tissage, etc. À travers ces œuvres artistiques exposées, les organisateurs ont fait comprendre toute l'ingénierie et l'ingéniosité des artisans chinois depuis l'époque impériale jusqu'à nos jours.
La Chine n’a pas fini d’émerveiller les visiteurs sur les diverses richesses de son patrimoine culturel immatériel. Elle souhaite faire profiter les participants de son expérience sur la sauvegarde et la promotion en l’adaptant à l’ère de la technologie numérique. C’est ainsi que les visiteurs ou touristes peuvent scanner le QR code des différents sites touristiques chinois du patrimoine culturel immatériel et s’informer sur les opportunités offertes en termes de voyage et de séjour.
Moriba COULIBALY
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