Au Rebond : Messi-Yamal, l'héritage et le futur, en une finale

Si vous êtes un amoureux du ballon rond, et que vous êtes témoin ce dimanche de la finale de la Coupe du monde, dites-vous que le Dieu du football vous a béni. Il vous aura gratifié d'un pèlerinage virtuel à la Mecque du football. Et cette Mecque, ce sera un stade de New York presqu'inconnu du monde du football, se trouvant sur les terres d'un gigantesque pays, les USA, encore une nation modeste de ce qu'on appelle là-bas le soccer.

Publié vendredi 17 juillet 2026 à 16:49
Au Rebond : Messi-Yamal, l'héritage et le futur, en une finale

Ce dimanche vous serez en pèlerinage dans un lieu saint, le temps de 90 ou 120 minutes, de loin ou de près, pour assister à une finale de ce que le Dieu du football sait offrir de mieux: un match, une finale, une confrontation Espagne-Argentine, un duel Messi-Yamal. Les "footeux" du monde entier, quelle que soit l'issue du match, pourront décider d'arrêter de supporter, de regarder des matches ou simplement d'aimer le football. Personne n’aura quoi leur reprocher.

Ce dimanche, nous serons à la même table que les spectateurs et témoins de la première finale de l'histoire de la compétition, disputée le 30 juillet 1930 au stade Centenario de Montevideo et qui a vu la victoire du pays organisateur sur l'Argentine, 4-2. Ou devons-nous nous réjouir d'égaler les spectateurs de la première Coupe du monde et première finale de Pelé, le 29 juin 1958 à Stockholm, avec l'émergence d'un roi né pour la discipline. Ou vous diriez la première consécration de l'Argentine de Mario Kempes en 1978? Non, vous voudriez plutôt faire référence à la 2è de l'Argentine en 1986, avec un Diego Maradona au sommet de son art, en quart de finale avec une main de Dieu avant de remporter la finale face à l'Allemagne de l'Ouest. Ou encore toutes ces finales des 30 dernières années dont la dernière entre l'Argentine et la France en 2022...


Relativisons, toutes les finales de Coupe du monde depuis 1930 auront été des moments de jeu, de gloire et d'histoire. Alors celle que nous nous apprêtons à regarder ce dimanche sera une finale de football, pour l'héritage, l'histoire et le futur. Cette finale nous offre des symboles qui resteront pour longtemps dans nos mémoires.

Cette affiche nous offre bien plus qu’une finale: elle nous offre un moment d’histoire, un héritage et une projection vers l’avenir du football. Pour l’Argentine et Lionel Messi, c’est la possibilité d’un «back to back», deux sacres consécutifs qui viendraient sceller une légende déjà écrite. Pour Messi, c’est l’occasion d’ajouter une pierre supplémentaire à un édifice stratosphérique: buts, passes décisives, triplés, trophées, records. Son talent, exprimé par des dribbles déroutants, des coups francs millimétrés, des passes lumineuses et des buts décisifs, est devenu une matière à enseigner dans les écoles de football. Sa longévité, fruit d’une discipline et d’une vie saine, est un modèle pour les générations futures.

L’histoire, elle, se joue aussi dans les chiffres: l’Argentine court vers un quatrième trophée mondial, l’Espagne vers un deuxième. Cette confrontation nous donne l’occasion de rattraper la «Finalissima» manquée, prévue au Qatar mais annulée pour cause de conflit. Elle devient ainsi une revanche symbolique, un rendezvous que le destin avait différé.

Enfin, cette finale est une projection. Elle pose une question: assistonsnous à un passage de témoin entre le passé glorieux du football, incarné par Messi, et le futur prometteur, incarné par Lamine Yamal? L’image iconique de Messi tenant Yamal bébé dans une baignoire trouve ici une résonance grandiose: une histoire commencée dans l’innocence de l’enfance pourrait se conclure sur la pelouse d’un stade, sous les yeux du monde entier. C’est la fin d’un cycle et le début d’un autre, une boucle parfaite où héritage et avenir se rejoignent.

L’Espagne ou l’Argentine avec le trophée, cette finale sera longtemps contée pour les générations futures. Soit l’ancrage de légendes, la fin ou le début de bien d’histoires. Tous devant la télé, et aucune séquence à rater, d’un pèlerinage footballistique unique.

Alassane Souleymane

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