Dans son ouvrage paru aux éditions Gafé, la première femme général de l'Armée malienne revient sur sa trajectoire marquée e par le sens du devoir et son engagement au service de la nation. à travers ce récit, le médecin Général de brigade Kani Diabaté Coulibaly met en lumière les deux dimensions à savoir sa vie de battante et d’humaniste qui résument le mieux son riche parcours. Ce travail est le fruit d’un désir puissant de partager ce qu’elle a appris au contact d’éminents maîtres et à travers des expériences riches en enseignements. L’intérêt de ce livre tient à la fois de la qualité de l’auteure, de son contenu et des anecdotes croustillantes qui y sont distillées tout le long des pages.
«Djelika» de Kani qui partage le même prénom que
sa grand-mère a su forger son destin à coup de volonté, de détermination,
d’efforts, mais de sens et de responsabilité et du devoir pour crever le
plafond de verre au sein de l’Armée qu’elle a intégré après le Baccalauréat à
la suite d’un concours d’entrée à la Médecine militaire ce qui lui a valu de
prendre ses quartiers à l’école nationale de médecine et de pharmacie d’alors.
Elle avait été encouragée à faire le concours par le Colonel Assimi Dembélé.
Pourtant rien ne prédestinait Kani à intégrer l’Armée parce que après le bac en
série sciences biologiques, elle avait été initialement orientée à l’école
normale supérieure.
Dans son ouvrage, l’auteure qui est très attachée à
ses origines et à ses parents, notamment son père Mahamadou Kadiali et sa mère
Coumba Bomboté, leur rend hommage pour lui avoir enseigné de nombreuses vertus.
Le médecin écrivain aborde aussi ses premiers pas à l’école qui pour elle, loin
d’être un réceptacle est le prolongement d’une éducation aux valeurs de
discipline, de patience, d’écoute et de respect simplement pour l’humain, reçues
dans le cocon familial.
Kani Diabaté Coulibaly qui trône du haut de ses 74
ans aujourd’hui (née un jour d’aout 1952 à Kayes) a occupé de nombreuses
fonctions administratives, notamment de déléguée ministérielle au ministère de
la Défense à présidente de la Commission nationale de lutte contre la prolifération
des armées légères et de petit calibre à haut fonctionnaire de défense au département
en charge de la Promotion de la Femme entre autres. Le livre fait aussi ressortir la formation de
Kani Diabaté (médecin spécialiste en stomatologie et en chirurgie
maxillo-faciale), elle détient aussi des diplômes et des certificats dans
d’autres domaines de compétences, notamment en droit de protection des enfants
en période de conflit, de gestion des armes légères et de petit calibre.
L’auteure évoque aussi ses combats pour la bonne cause, notamment celle des
femmes et des sujets de brûlante actualité, notamment le défi du terrorisme et
des crises multidimensionnelles, le combat contre la prolifération des armes légères
et la démobilisation, désarmement et réinsertion (DDR) et bien d’autres préoccupations.
Lors de la cérémonie, le président de la Maison de
la presse a salué le courage, la persévérance et l'engagement d'une femme qui a
su concilier une vie de famille et les obligations professionnelles.
Quant au préfacier, il a reconnu le courage d'une
femme militaire de haut rang qui a beaucoup œuvré pour la promotion de
l'approche genre au sein de sa corporation. Diomansi Bomboté a expliqué que
l'auteure, à travers cet ouvrage, veut partager avec ses lecteurs sa riche expérience.
Le maître de nos maîtres dira qu’écrire une autobiographie est un exercice
exigeant qui suppose le courage de revisiter son passé, d'assumer ses combats,
ses réussites, ses blessures et ses doutes. «Le livre de Kani Diabaté Coulibaly
est un témoignage précieux sur le
leadership féminin, l'engagement et les valeurs qu'incarne l'auteure», a conclu
Diomansi Bomboté. Pour sa part, l'auteure a rendu hommage aux médias qui œuvrent
au quotidien pour permettre à nos concitoyens de comprendre le monde qui les
entoure. Le titre de l'ouvrage «Une battante humaniste» résume, à lui seul, le
fil conducteur de toute une vie. Et d’affirmer qu’une battante est une personne
qui refuse de laisser les circonstances décider seules de son destin. Quant à
l'humanisme, a-t-elle poursuivi, c'est un mot élégant qui consiste à placer la
dignité humaine au centre de toutes les actions. «à travers ce livre, j'espère seulement
apporter une pierre supplémentaire à l'édifice de notre mémoire nationale»,
poursuit l'auteure. Celle qui est également spécialiste des questions relatives
à l'approche genre a remercié ceux qui ont contribué à la réalisation de cet
ouvrage. L’ouvrage est disponible au prix de 15 000 Fcfa dans les librairies de
la place.
Mohamed Lamine H DICKO
Rédaction Lessor
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