Des panélistes ont encouragé les jeunes et les femmes à se lancer dans l’entrepreneuriat
Pour
le directeur général de XpertPro, l’entrepreneuriat est en train d’évoluer
petit à petit lentement mais sûrement. «Nous sommes à une étape de croisière et
nous avons fait la première étape, celle de la réflexion et du diagnostic pour
déterminer les causes des difficultés, les obstacles que traversent notre
écosystème entrepreneurial», a expliqué Moussa Hubert Ouologuem. Selon lui, les
États du Sahel ont différents obstacles, notamment en termes d’infrastructures,
d’éducation également de capital humain. Pour notre entrepreneur à succès, il
faut agir, aller plus vite pour atteindre des résultats à moyen et très court
terme. Il a par ailleurs reconnu qu’aujourd’hui les marchés publics sont fermés
aux jeunes entrepreneurs. Il faut, selon lui, remplir certains nombres de
conditions qui sont difficiles pour une jeune entreprise. C’est, a-t-il
poursuivi, des marchés où il faut réaliser d’abord les travaux pour ensuite
être payé. Ce qui fait que ce ne sont pas des marchés adaptés à des jeunes
entreprises. Par contre, Moussa Hubert Ouologuem précise que les marchés privés
sont ouverts aux jeunes entreprises. Ces entreprises dira-t-il sont beaucoup
plus rigoureux en ce qui concerne la qualité et le produit du travail. Donc,
c’est aux jeunes selon le paneliste de travailler sur la qualité de leurs
services pour donner des produits satisfaisants de telle sorte que les
entreprises puissent de plus en plus faire confiance aux jeunes entrepreneurs.
Pour
Moussa Hubert Ouologuem, le numérique est un outil indispensable dans
l’entrepreneuriat, parce que c’est un moyen d’information, de communication, de
transmission de vente de connaissance, de compétences et d’éducation. En ce qui
concerne le financement des projets, il a encouragé les jeunes a s’autofinancer
eux mêmes d’abord, souvent par leurs proches avant d’aller vers le financement
bancaire qui est une autre étape. Il a également encouragé les jeunes et les
femmes à se lancer dans l’entrepreneuriat. «C’est difficile, c’est vrai, car il
y aura des hauts et des bas, mais lorsqu’on est préparé mentalement,
techniquement et surtout avec beaucoup de connaissances dans le domaine qu’on
entreprend, on a la capacité de surmonter tous les obstacles et réussir »,
a-t-il conclu.
Pour
sa part, le président de l’Association des jeunes pour la promotion de
l’entrepreneuriat au Mali a déclaré qu’en termes d’obstacles, il y a le manque
d’adaptation des établissements financiers aux besoins réels des entrepreneurs.
Selon El Maazouze Samaké, les offres des banques ne sont pas adaptées aux
besoins des entreprises. Deuxièmement, il dira que les obstacles
socio-culturels sont un frein pour le développement des jeunes et des femmes.
Pour lui, les femmes sont limitées dans l’entrepreneuriat, car elles sont entre
la vie de foyers, l’entretien des enfants, etc. Et enfin, la lenteur dans le
traitement des dossiers institutionnels et administratif.
Pour le président de l’Association des jeunes pour la promotion de l’entrepreneuriat au Mali, lorsque vous voulez créer votre entreprise, il faut 72 heures, cela est encourageant, mais pour les autres dossiers, il faut attendre 1 à deux mois. Il a cité l’exemple du prêt à la banque qui peut durer des mois avant l’obtention. Il ajoutera que tant que vous n’êtes pas une grande entreprise vous avez du mal à vous faire financer. Également si vous avez des articles au niveau des douanes, il y a une certaine lenteur. Tous ces facteurs freinent, selon lui, le développement de l’entrepreneuriat.
Abdoul Karim COULIBALY
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