L’objectif est de favoriser la collaboration internationale avec l’Unesco et les organismes internationaux d’autres régions
Cet événement s’est déroulé par visio-conférence dans un esprit de coopération mutuelle pour la promotion du patrimoine culturel des différentes entités. L’un des principaux objectifs est de favoriser la collaboration internationale avec l’Unesco et les organismes internationaux d’autres régions, en mettant en œuvre des projets de coopération en faveur du patrimoine mondial. Icomos-Mali était représenté par son président Lassana Cissé, la partie chinoise était dirigée par le président du Comité national Icomos-Chine, Son Xinshao, et la directrice WHITR-AP, Pr Shao Young représentait son organisation.
Il est bon de rappeler que le mémorandum est rédigé en chinois, en français et en anglais. Les trois parties s’engagent à protéger et à gérer le patrimoine culturel. Elles conviennent aussi de mener une coopération pragmatique fondée sur l’égalité, les avantages mutuels, le respect de conditions nationales et des caractéristiques de chaque institution en se concentrant sur des questions communes, de concepts et des méthodes communes.
Dans les clauses de la convention, les trois entités vont intervenir dans quatre domaines, notamment la protection, la restauration et la valorisation de l’architecture et des sites en terre et le répertoire des inventaires du patrimoine culturel. Mais aussi les formations à la protection et la gestion du patrimoine et la constitution de dossiers de proposition d’inscription sur la liste du patrimoine mondial.
Lassana Cissé a exprimé sa réelle satisfaction de faire chemin avec les partenaires chinois qui sont déjà très avancés dans l’inventaire et l’inscription sur la liste du patrimoine mondial. Et de rappeler aussi que c’est une opportunité de pouvoir améliorer les compétences dans le domaine de la formation avec WIHTR-AP, une structure spécialisée dans la formation.
«Je voudrais à l’occasion rappeler que la Chine, un grand pays, est le second pays à avoir inscrit le plus grand nombre de sites du patrimoine mondial de l’Unesco avec 60 biens (40 cultures, 15 naturels et 4 mixtes), juste derrière l’Italie qui en compte 61», a expliqué le président d’Icomos-Mali. Pour lui, ceci dénote de l’expertise de l’engagement et de l’expérience d’Icomos-Chine.
Cette expertise pourra nous profiter au Mali dans le cadre de la professionnalisation du secteur du patrimoine et du renforcement des capacités dans le domaine de la gestion et la conservation du patrimoine culturel. Il a également estimé que la Chine et le Mali sont deux grands pays qui recèlent d’énormes ressources dans le domaine du patrimoine culturel et naturel, singulièrement dans celui du patrimoine architectural en terre.
Le présent mémorandum d’entente est un exemple qui jette les bases d’une coopération entre un pays du Nord (la Chine) et un pays du Sud (Mali). Et c’est une opportunité pour nos comités de porter à l’attention de la prochaine Assemblée générale prévue en octobre 2025 à Lumbini au Népal, que la signature du présent mémorandum est un acte fort dans le domaine de la collaboration au sein d’Icomos international. Le document pourra servir de source d’inspiration pour développer des relations professionnelles de coopération bilatérale et multilatérale entre les comités nationaux de la grande famille Icomos international dans les 5 régions.
Pour leur part, On Xinshao et Pr Shao Young qui ont virtuellement participé à la rencontre ont tous deux salué cette coopération, qui permet aux trois structures de travailler ensemble et de s’engager dans un esprit de promotion du patrimoine des deux pays. WHITR-AP est un institut de catégorie 2 sous l’égide de l’Unesco. Il est le premier à s’être établi dans les pays en développement et est surtout spécialisé dans le domaine de la conservation du patrimoine. Selon sa directrice, il est bien placé pour impulser une dynamique de coopération entre les comités nationaux des deux pays.
Maïmouna SOW
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