Ces images sont présentées dans une exposition
et dans un catalogue dont le vernissage a eu lieu, samedi dernier au siège de
la Fondation du Festival sur le Niger à Ségou. L’événement a réuni des
centaines d’élèves et étudiants, et de nombreux invités, dont les représentants
municipaux et administratifs de la région, notamment le directeur de cabinet du
gouverneur de Ségou, Bouréma Ongoïba.
Presque tous les artistes-musiciens et
plasticiens maliens et africains qui ont joué pendant les 20 éditions du FSN
figurent sur les images exposées. D’Aly Farka Touré à Mariam Koné, en passant
par Cheick Tidiane Seck, Salif Keïta, Oumou Sangaré, Nahawa Doumbia, Sidiki
Diabaté, Djénéba Seck, le Groupe Amanar, Nainy Diabaté, Bwanza, Abdoulaye
Diabaté, Awa Maïga, Babani Koné, Nèba Solo, Toumani Diabaté, Bassékou Kouyaté,
Salomé Dembélé, Koko Dembélé, Rokia Traoré, Mangala Camara, etc. D’autres stars
africaines comme Coumba Gawlo Seck, Femi Kuti, Sékouba Bambino, Mamar Kassé,
Saintric et les Tchéli, Lokua Kanza et Ismaël Lô figurent aussi dans le lot des
artistes qui ont contribué au rayonnement de ce rendez-vous culturel.
Les plasticiens célèbres ne sont pas en reste.
Il y a Abdoulaye Diabaté, Yaya Coulibaly, Cheick Diallo, Amahiguiré Dolo, Amara
Sylla, Abdoulaye Konaté, Abdou Ouologuem, Souleymane Ouologuem, Mariam Ibrahim,
Amadou Sanogo, Salif Traoré, Ibrahim Bemba Kébé, Mariam Niaré… Et bien sûr des étrangers comme Soly Cissé,
Viyé Diba, Ky Sriki, Tiécoura N’Daou, Wadi Mhiri… Le Festival sur le Niger veut
leur rendre hommage à travers cette exposition. Pour Attaher Maïga, responsable des arts
visuels de cette 20 édition du Festival, cette exposition permet un retour en
images sur les différentes étapes de l’évolution de la manifestation. C’est un
moment historique plein d’émotions.
Mamou Daffé, initiateur du Festival et qui
joue actuellement un rôle de conseiller, explique que cette exposition vise à
rendre hommage à tous ceux qui ont travaillé sur le Festival depuis 20 ans.
Deux décennies de travail acharné pour le développement de la culture, de la créativité,
de la formation et de la professionnalisation, a-t-il soutenu. «Nous réunissions
plusieurs pays du continent à Ségou pour le vivre ensemble pour mettre les
cultures en résistance.
Durant 20 ans, le Festival n’a pas été interrompu une
seule fois… Ségou, c’est comme une mini Afrique. Des créateurs viennent de
partout, car il n’y a pas de différence de couleurs ni de barrière de langues.
Nous sommes un seul peuple et nous faisons l’humanité avec le reste du monde»,
a laissé entendre Mamou Daffé. Le photographe Salif Traoré, qui a réalisé de
nombreuses images de cette exposition, a témoigné que la sélection n’a pas été
facile. Il a salué le travail de l’ensemble de l’équipe.
Youssouf DOUMBIA
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