#Mali : Cinéma : Désormais un festival pour les films de femmes

Des centaines de femmes, professionnelles du cinéma, représentantes de structures étatiques et d’associations engagées pour la promotion des droits de la femme ont participé, samedi dernier au Musée national, au pré-lancement du Festival international de films des femmes du Mali (Fiffem).

Publié mercredi 13 mars 2024 à 07:15
#Mali : Cinéma : Désormais un festival pour les films de femmes

Les initiatrices ont voulu inscrire l’évènement dans la mouvance de la Journée internationale de la femme, célébrée le 8 mars. Cette manifestation aura lieu à partir du 31 juillet à Bamako. Objectifs : contribuer à la promotion des productions cinématographiques maliennes et mettre en lumière les créations des femmes dans le 7è art, a annoncé Mme Moulidy Diarra, actrice de cinéma bien connue.

L’Association des femmes de l’image du Mali (Afima) et la Fédération nationale des professionnels du cinéma et de l’audiovisuel du Mali (Fenacam) sont les principaux soutiens de ce Festival. La directrice compte s’appuyer sur ces deux structures pour mener à bien ce projet. Le Fiffem entend développer des rapports très étroits avec des partenaires stratégiques comme le Centre national de la cinématographie du Mali (CNCM), le Fonds d’appui à l’industrie cinématographique (FAIC) et la représentation de l’Unesco au Mali.

Le Mali fait partie des pionniers du cinéma africain. En témoigne la participation des films maliens aux premières éditions du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco) au Burkina et aux Journées cinématographiques de Carthage en Tunisie. Parmi les motivations énoncées par Mme Moulidy Diarra, il y a d’abord le fait que malgré une grosse production cinématographique et une grande présence des femmes dans cette industrie, il n’y a pas de festival du 7è art digne de ce nom dans notre pays. Mieux, tous les autres pays voisins ont leur festival de films de femmes. Pourquoi ne pas en faire dans notre pays, s’est-elle interrogée ?

La doyenne du cinéma malien, Mme Fanta Niacoro, a estimé que ces jeunes dames qui ont eu l’initiative de créer ce Festival méritent le soutien et l’encouragement de tous. Quant à Penda Diakité, représentante du CNCM et de l’Afima, elle a renouvelé l’engagement de ces structures à accompagner ce festival. Mme Fatouma Sylla, directrice adjointe du Centre national d’information et de la documentation de la femme (CNDIF), a exprimé ses encouragements au Festival, à la jeune équipe initiatrice du projet et aux femmes professionnelles du cinéma.

Le parrain de cette édition initiale est le célèbre réalisateur Souleymane Cissé. Il a témoigné de sa gratitude aux organisatrices du Festival. Pour lui, ces dernières ne font que poursuivre le combat que lui a entamé en 1975, depuis son premier long métrage : «Denmoussou». Il les a encouragées à poursuivre dans la voie de la promotion des films de femmes et du genre dans cette activité.

Des trophées de reconnaissance ont été décernés à des professionnelles du cinéma et à des femmes qui aident d’autres femmes à s’en sortir dans le cadre de l’humanitaire. Les réalisatrices Kadiatou Konaté et Fatoumata Coulibaly dite FC, les actrices Maïmouna Doumbia dite Kochian, la maquilleuse Penda Diakité, les productrices Fanta Diakité, Djénéba Diop et Mme Sidibé Nana Kadidia Toumagnon, ont été honorées. Le Fiffem a aussi récompensé le mérite de Fatoumata Batouly Niang de l’Association An Biko et d’Aïché Baba Keïta de l’Office de radio télévision du Mali (ORTM) et présidente de l’Association Forsat civile pour leurs œuvres humanitaires.

Un court métrage de Fatoumata Coulibaly intitulé : «Portrait de Sira Diop» et d’un autre de Tapa Keïta : «Les larmes de pagnes» ont été ensuite projetés.  

Youssouf DOUMBIA

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