Cette décision a déclenché une réaction
raciste d’un groupuscule d’extrême droite : “les Natifs”. Dimanche, des
manifestations ont eu lieu à Paris avec des banderoles affichant des messages
haineux tels que «Pas question Aya», «On est à Paris, pas au marché de Bamako».
Née au Mali et naturalisée française en 2021, Aya Nakamura est devenue une star
internationale grâce à ses tubes afro-pop.
La
polémique a pris une tournure encore plus grave lorsque la chanteuse a été huée
par des partisans de Reconquête, un parti d’extrême droite, créé par le
journaliste politique et chroniqueur Éric Zemmour, lors d’un autre
rassemblement. Face à cette situation, le Comité d’organisation des J.O. a
exprimé son soutien à Aya Nakamura, la qualifiant «d’artiste française la plus
écoutée dans le monde».
De nombreux fans et dirigeants français ont également condamné les attaques
racistes, dont le député Antoine Leaument et la ministre des sports Amélie
Oudea-Castera. Cette polémique met en lumière les tensions raciales
persistantes en France et le climat politique délétère entretenu par le, Parti
d’extrême droite. Alors que les J.O. approchent à grand pas, il est crucial que
les autorités françaises prennent des mesures concrètes pour lutter contre le
racisme et la haine. La France doit se montrer à la hauteur de ses valeurs
d’inclusion et de diversité, et célébrer la richesse de sa culture
multiculturelle.
La
participation d’Aya Nakamura à la cérémonie d’ouverture n’est pas encore
compromise. Le Comité d’organisation a réaffirmé son soutien à la chanteuse,
mais la décision finale n’a pas encore été prise. La polémique a néanmoins déjà
entaché l’image des J.O. de Paris et pose de sérieuses questions sur la
capacité de la France à accueillir un événement d’une telle envergure.
Ainsi, les artistes africains et maliens en
particulier sont rentrés dans la danse en soutenant Aya. De Babani Koné à
Master Soumi, des dizaines de messages de soutiens de nos artistes fleurissent
les pages des réseaux sociaux. En France, c’est le chanteur Dadju, un des poids
lourds du RnB en France, a aussi pris la défense de la chanteuse : «C’est pour
ça qu’on est en retard ici. Vous lynchez la plus grosse artiste du pays avec
des arguments de CM1, classe d’école primaire». «Ils prétendent aimer leur
pays, mais ils veulent en exclure la chanteuse francophone la plus écoutée dans
le monde depuis Édith Piaf. On ne peut pas être raciste et patriote en France»,
a fustigé de son côté le député de la gauche radicale Antoine Léaument.
Aya Nakamura de son vrai nom Aya Danioko, est une chanteuse de RnB
Franco-Malienne. Née le 10 mai 1995 à Bamako. Elle arrive à Aulnay-sous-bois
encore enfant et grandit en Seine-Saint-Denis. Issue d'une famille de griots,
elle est bercée par la musique et les chants traditionnels. Après son bac, elle
entame des études dans la mode, mais les abandonne pour se consacrer à sa
première passion, la chanson. Après des débuts remarqués sur les réseaux
sociaux et de nombreuses collaborations, elle fait une percée dès la sortie de
son premier album intitulé Journal intime, en 2017, qui est certifié disque de
platine après un peu plus de deux ans. En 2018, elle publie son deuxième album
Nakamura, où elle se fait connaître du grand public, propulsée par le single
Djadja.
Ce nouvel album est certifié disque de diamant, avec des ventes atteignant plus
de 550.000 unités en France et plus de 1,2 million d'exemplaires vendus dans le
monde. Ses chansons se classent dans les pays francophones et à l'étranger. En
2020, elle est l'artiste francophone féminine la plus écoutée sur Spotify avec
20 millions d'auditeurs mensuels. Elle sort cette même année son troisième
album, Aya. Cet album est certifié double disque de platine en 2023, après
s'être vendu à 200.000 exemplaires.
En février 2023, elle devient la nouvelle égérie beauté internationale de la célèbre marque de parfum Lancôme. Elle a été nommée femme de l'année par le magazine GQ.
Youssouf DOUMBIA
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