#Mali : Art visuel : Abdoulaye Konaté au cœur d’un programme de mentorat

Ce plasticien, dont la maestria ne souffre d’aucune contestation, essaie de prendre sous son bonnet des jeunes artistes de différents pays africains en vue d’une meilleure expression de leur talent. Ceux-ci dans leurs œuvres renvoient aux défis, espoirs et aspirations de notre continent

Publié vendredi 26 avril 2024 à 06:44
#Mali : Art visuel : Abdoulaye Konaté au cœur d’un programme de mentorat

Abdoulaye Konaté (2è à gauche) et ses collègues artistes


Le célèbre plasticien Abdoulaye Konaté participe, depuis la semaine dernière, à une importante exposition à Rabat au Maroc avec sa consœur marocaine Amina Benbouchta. Notre compatriote met en lumière quatre jeunes artistes de différents pays africains, notamment Maroc, Cameroun et Zimbabwe. À travers leurs œuvres, chacun d’entre eux, dans sa singularité, met aussi en avant l’Afrique, sa richesse et sa diversité. Tous expriment, à travers leurs travaux, les défis, espoirs et aspirations de notre continent.

Bien plus qu’une exposition d’art contemporain, c’est tout un programme de mentorat et de recherche qui vise à inscrire différentes petites histoires dans la grande Histoire de l’art africain et dans la postérité. Ce partenariat entre la Fondation BMCI et la Galerie 38 du Maroc s’inscrit en droite ligne dans la politique de mécénat, menée par la BMCI depuis près de 20 ans.

Un engagement fort matérialisé par la poursuite d’une politique de mécénat active en faveur de la culture et des arts, sous toutes les formes. Pleinement investie pour la valorisation, l’enrichissement et la transmission de notre patrimoine culturel, la Fondation BMCI, contribue à préserver le patrimoine culturel africain, défend l’accessibilité de la culture à tous les Marocains et assure la promotion des arts comme vecteur de développement social.

La presse marocaine ne tarit pas d’éloges sur Abdoulaye Konaté, qui selon le quotidien : «Le Matin» fait parfois penser à un grand artiste italien, Benvenuto Cellini. La posture de l’artiste est aujourd’hui galvaudée. Il semble qu’il soit sur le point d’oublier la chose essentielle dont est faite toute la prétention artistique. L’artisan, par sa posture, nous rappelle cette humilité lumineuse, ce talent qui ne s’autoproclame pas, mais apparaît dans toute sa nature à travers l’œuvre.  

Pour dire ou écrire toutes les possibilités qui caractérisent notre humanité : il existe uniquement deux auxiliaires : être et avoir. L’être serait existentiel et l’avoir matériel. Toutefois, il existe un univers où l’invisible qui forme notre essence et le visible qui marque notre capital, se confondent et fusionnent. Le textile en nous formant, par le vêtement, cette première prérogative de notre humanité forme autant une extension à notre identité qu’un indicateur quant au capital et donc au pouvoir en notre possession.

Et c’est cette complétude formelle et conceptuelle qui offre aux œuvres du maître Abdoulaye Konaté, une richesse, des possibilités illimitées et inépuisables. Ses tentures majestueuses, inclassables et immédiatement reconnaissables forment la réconciliation complexe de tous les contraires. Le langage endogène propre aux bandelettes traditionnelles du bogolan marié à la modernité colorée du basin que tout le Mali s’est approprié. L’abstraction et la figuration.

Le visible et l’invisible. L’essence et l’existence. Ou encore en peu de mots : l’être et l’avoir. «À travers leurs œuvres, chacun d’entre eux, dans sa singularité, met en avant l’Afrique, sa richesse et sa diversité. Tous expriment, à travers leurs travaux, les défis, les espoirs et les aspirations de notre continent», indique la fondation BMCI. Bien plus qu’une exposition d’art contemporain, la même source, note qu’il s’agit d’un programme de mentorat et de recherche qui vise à inscrire différentes petites histoires dans la grande Histoire de l’art africain et dans la postérité. «Ce partenariat s’inscrit dans la politique de mécénat active en faveur de la culture et des arts, sous toutes leurs formes.

Reflet d’une époque mais également vecteur de transmission inter culturelle et inter générationnelle, l’art a toujours représenté, sous toutes ses formes et à travers l’histoire, le canal privilégié d’expression d’une conscience collective et d’un savoir précieux.

L’exposition vogue nous le démontre en mettant en avant l’Afrique, sa richesse et sa diversité à travers le travail de jeunes artistes venus d’ici et d’ailleurs. Chacun d’entre eux, dans sa singularité, a contribué à briser les frontières et à exprimer ce qui nous rassemble en tant qu’Africains.

Tous nous font ressentir, à travers leurs œuvres, les défis, espoirs et aspirations de l’Afrique, avec l’accompagnement et le mentorat de deux figures importantes de l’art contemporain africain, Amina Benbouchta et Abdoulaye Konaté. Bien plus qu’une exposition d’art contemporain, c’est tout un programme de mentorat et de recherche qui vise à inscrire différentes petites histoires dans la grande Histoire de l’art africain et dans la postérité.


Un projet et une démarche que la BMCI, à travers sa Fondation, est fière de soutenir. Et d’accompagner différents projets artistiques qui, en plus de contribuer à préserver notre patrimoine, défendent l’accessibilité de la culture à tous les Marocains et la promotion des arts comme vecteur de développement social. Des actions qui viennent matérialiser les engagements forts pris par la BMCI en tant que banque citoyenne et ce, depuis les années 90.

Youssouf DOUMBIA

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