L’artiste Souleymane Ouologuem guide la visite d’une précédente exposition
Le
Comité de sélection de l’exposition panafricaine a publié, mardi dernier, la
liste des artistes retenus pour l’exposition panafricaine de la 20è édition du
Festival sur le Niger. Une édition qui aura lieu à Ségou du 30 janvier au 4
février 2024. En effet, une centaine d’artistes du Mali, d’Afrique et de la
diaspora ont fait acte de candidature.
Dans ce lot d’artistes, seulement 12 ont été retenus dont la moitié (6) est de
notre pays. Si cette exposition est la plus prestigieuse du Festival ;
elle met également en compétition les œuvres des artistes retenus pour l’événement.
En effet, un jury international composé de professionnels de l’art choisira les
trois meilleures œuvres dès l’ouverture de l’exposition.
Parmi
nos compatriotes retenus pour l’exposition, il y a notamment la photographe
Mariam Niaré alias «Modeste». Elle vient de s’illustrer au Congo en s’adjugeant
deux récompenses, notamment les prix «Coup de cœur» dans le cadre de l’atelier
Sahm et le Prix «Découverte» pour l’originalité des œuvres photographiques dans
son exposition individuelle à Brazzaville en photo-vidéo. C’était lors des
Rencontres internationales d’art (Ria) de Brazzaville.
Mariam
Niaré est née à Kati où elle a aussi grandi dans une famille où la musique et
le dessin font partie du quotidien, car son père est à la fois mélomane et
dessinateur. Cette jeune femme est passionnée d’art en général et de
photographie en particulier. Après le Baccalauréat, elle s’oriente au
Conservatoire des arts et métiers multimédia Balla Fasséké Kouyaté (CAM-BFK).
Elle décroche une License en multimédia et participe à un atelier de photo de
la Maison africaine de la photo pour aiguiser davantage sa passion et son
métier.
Après
de nombreux workshop (ateliers), elle expose à Ségou et à Bamako avec ses
camarades du CAM-BFK. Avec le collectif de photographes Yamarou photo,
«Modeste» accepte de se former dans les genres comme le documentaire, le
conceptuel et l’artistique.
Pendant
sa formation au CAM-BFK, elle comprend très vite qu’il est possible de
travailler autrement les images captées par un appareil photo. C’est qu’après
ses nombreuses formations, mais aussi des ateliers, elle décide de tracer sa
propre voie. Entre temps, elle décroche une résidence avec le grand sculpteur
Amahiguiré Dolo à Ségou. Une étape déterminante dans sa carrière, car
indique-t-elle, Dolo c’est comme un père spirituel pour elle.
Un
autre artiste plasticien très prometteur se retrouve dans cette sélection, il
s’agit d’Ibrahim Bemba Kébé. Ce dernier fait partie de ces artistes qui jouent
à la carte de la réinvention du passé de l’Afrique. Il explore le monde des
Kôrôdouga dont l’importance du rôle échappe à plus d’un contemporain dans la
société moderne malienne.
Il
peint et sculpte des personnages aux attitudes bizarres. C’est d’abord un
homme, les jambes écartées, le tronc légèrement baissé en avant avec un bidon
d’essence porté devant un œil pour mimer un cameraman. Plus loin, une femme
portant sur la tête un semblant de fagot de bois, puis des jeunes dans des
positions bizarres avec des moteurs de radio enfoncés dans la tête, bref, c’est
une belle exposition qui s’est tenue à l’Institut français du Mali jusqu’au 30
octobre passé. Elle est l’œuvre d’Ibrahima Bemba Kébé. Un jeune artiste
plasticien âgé de 24 ans qui fait partie de la promotion 2019 du Conservatoire
des arts et métiers multimédia Balla Fasséké Kouyaté de Bamako.
L’installation
«La danse des korèdugaw» est inspirée de cette mythologie de la renaissance.
Elle l’exprime en premier lieu par la matière même des sculptures faites de
plastiques noirs et d’objets recyclés. Les attitudes de ces personnages
s’inspirent de l’expression faciale et corporelle des danseurs korèduga. Mais
l’artiste a fait le choix d’en exprimer l’essence symbolique et rituelle plutôt
que de mettre en avant le pittoresque des tenues bigarrées et des bouffonneries
qui en sont l’aspect le plus visible.
Ange Dakouo qui fait de l’installation, Mohamed Dembélé (peinture), Hamidou Koumaré (Sculpture), Abdoul Karim Diallo (Photographie), et Mariam Ibrahim Maïga (peinture) sont les Maliens retenus pour cette compétition africaine. Les autres artistes sélectionnés sont : Aissata Cissé, une photographe sénégalaise, Aremu Opeyemi, un peintre nigérian, Tiélégnon A. D. Koné, un peinture ivoirien, Ikram Ben Ibrahim, une Tunisienne qui fait de l’installation, Éric Tomnyuy, un peintre camerounais et liby Ousmanr Lougue, un peintre burkinabé.
Youssouf DOUMBIA
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