Ces
saisines proviennent du gouvernement, des citoyens et des associations de lutte
contre la corruption et la délinquance financière. Elles sont relatives à la
gestion des services et organismes publics, dont les collectivités
territoriales.
C’est ce qui ressort du rapport annuel 2021 du Vérificateur général,
présenté à travers un atelier, vendredi dernier, au Conseil national de la
société civile et ses organisations membres. La cérémonie d’ouverture a été
présidée par le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des
Sceaux, Mahamadou Kassogué.
C’était en présence de son collègue de la
Refondation de l’État, chargé des Relations avec les institutions, Ibrahim
Ikassa Maïga. Cet atelier de dissémination du rapport annuel 2021 s’inscrit
dans le cadre de la célébration de la Semaine nationale de lutte contre la
corruption. L’objectif recherché étant d’asseoir une lecture analytique des
résultats d’une année complète de vérification et d’évaluation de politiques
publiques.
Selon le rapport, au titre de 2021, le Bureau du Vérificateur général a
réalisé 33 missions reparties entre 20 vérifications financières et de
conformité, 4 vérifications de suivi des recommandations et une évaluation de
politique publique. Elles ont concerné des services centraux, des organismes
personnalisés, des collectivités territoriales et la gestion du fonds Covid-19.
Ce rapport est un fruit consolidé tenant compte des saisines de la
société civile et de celles du gouvernement dans le cadre de la stratégie
globale de lutte contre la corruption engagée par les autorités de la
Transition, a expliqué le Vérificateur général. Cette approche répond, de
l’avis de Samba Alhamdou Baby, au souci du Conseil national de la société
civile de contribuer au mieux à l’assainissement de la gestion des ressources
publiques.
Un défi qui sera relevé avec l’implication de tout le monde, a étayé
Mme Barry Aminata Touré. À ce propos, la secrétaire générale a assuré de
l’implication de la société civile.
Le Garde des Sceaux a signalé quelques avancées significatives qui
prouvent, à suffisance, la détermination des autorités de la Transition à
lutter efficacement contre la corruption. Au plan institutionnel, Mahamadou
Kassogué a cité la création du Pôle national économique et financier avec une
compétence nationale et un procureur de la République spécial, et de l’Agence
de recouvrement et de gestion des avoirs saisis ou confisqués.
Cette Agence
favorisera le recouvrement par l’État des biens frauduleusement sortis de son
patrimoine. Son avènement renforce ainsi le dispositif institutionnel
regroupant à la fois les organes juridictionnels, les structures de contrôle et
de vérification, les différentes structures de renseignements…
Autre avancée, c’est qu’aucun rapport de contrôle ou de vérification ne
peut être désormais classé sans suite par le Pôle national économique et
financier, sans des enquêtes préalables de la Brigade économique et financière.
Le ministre Mahamadou Kassogué a annoncé qu’il est également prévu, dans le cadre de la relecture du Code de procédure pénale, la suppression de l’opportunité de poursuites du procureur de la République permettant à celui-ci de classer sans suite les procès-verbaux d’enquête préliminaire. Le Pôle judiciaire spécialisé contre la cybercriminalité, qui constitue un terreau favorable à la corruption, a été également créé.
Babba COULIBALY
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