L’éclatement de la Fédération du Mali, le 20 août 1960, qui permettait au Sénégal et au Soudan français, deux anciennes colonies françaises, d’accéder à l’indépendance, l’avenir de notre pays, sans accès à la mer, était sombre, selon de nombreux observateurs.
En effet, la fermeture de la ligne de chemin de fer Dakar-Niger qui ravitaillait le Soudan français en produits industriels et évacuait ses productions agricoles et minières vers les bateaux n’augurait rien de bon.
Très vite, toute l’équipe dirigeante du Soudan français se mit au travail pour trouver une solution.
Le président Modibo Keita se rendit en France le 3 septembre 1960 pour rencontrer le général De Gaulle afin de lui faire part de son mécontentement pour le rôle joué par son pays dans l’éclatement de la Fédération du Mali.
Il ne fut pas question de rupture avec la France mais bien de relations amicales, expliquait L’Essor dans son numéro hors série intitulé «Notre Mali» paru à l’occasion du cinquantenaire de l’indépendance de notre pays.
Les échanges entre les deux hommes d’État se terminent par des propos aigres-doux. En effet, le général De Gaulle demande à Modibo Keita s’il entend continuer sur la voie du socialisme.
Le leader malien répond qu’il a fait l’option du non-alignement. «Regardez bien, c’est le vide entre nos deux fauteuils. Si vous choisissez le vide, vous risquez de vous retrouver les fesses par terre», lance le général De Gaulle. Et Modibo Keita de répliquer :«On verra bien».
«Finalement, la France ne déclare pas la guerre au Mali», écrit Séga Boubacar Diallo, ancien professeur d’histoire à l’Institut supérieur de formation et de recherche appliquée (ISFRA) dans la même parution.
«Mais on ne peut pas dire qu’il y a eu plus de peur que de mal. Car la puissance colonisatrice, bien décidée à faire payer à nos dirigeants leur soutien aux nationalistes algériens et leur choix pour le socialisme, utilisera les armes économiques pour étouffer le pays», explique l’historien Bakary Kamian.
Selon lui, l’enclavement du Mali facilite la tâche aux Français. Paris n’a qu’à claquer des doigts - c’est l’époque des réseaux Foccart - pour actionner les pays de l’Entente (Côte d’Ivoire, Haute-Volta, Niger, Bénin), emmenés par le leader ivoirien Félix Houphouët Boigny, un farouche opposant au projet panafricaniste.
«La route du Port de Dakar est une impasse depuis l’éclatement de la Fédération du Mali. D’ailleurs, de nombreuses voix viennent de réclamer, au cours du congrès extraordinaire de l’US-RDA, la fermeture de la frontière avec le voisin de l’ouest.
Il ne reste que la Guinée-Conakry qui a, elle aussi, coupé net le cordon ombilical avec la France en votant «Non» au référendum de 1958 sur la Communauté française.
Mais Conakry qui tente cahin-caha de se sortir des ornières creusées par les Français sur son chemin, ne peut être d’un secours efficace pour le Mali. Les Maliens décident de faire front», se souvient Bakary Kamian, pour qui «le patriotisme était le sentiment le mieux partagé. Tout le monde était prêt à faire des sacrifices».
Comme en 1960, aujourd’hui encore, les relations entre le Mali et l’ancienne puissance coloniale sont au point mort. Bamako accuse Paris d’ingérences dans ses affaires intérieures.
Plus grave : d’œuvrer pour la partition du Mali. Cependant, hier comme aujourd’hui, on ne parle pas de rupture. Comme pour paraphraser le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga, il s’agit juste de «scènes de ménage au sein d’un couple et non d’un divorce».
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