Les résultats ont permis de disséquer les causes et d’autres aspects des conflits fonciers dans la région
C’était à la faveur d’une table ronde
organisée par l’Université des sciences juridiques et politiques de Bamako
(USJPB), en partenariat avec l’ambassade d’Espagne au Mali. La rencontre a
enregistré la participation du recteur de l’USJPB, Pr Bouréma Kansaye, de
l’ambassadeur d’Espagne dans notre pays, José Hornero Gomez, mais aussi des universitaires et chercheurs.
Cette étude, financée par l’Agence espagnole de coopération, vise à contribuer
à la gestion durable des conflits fonciers dans la Région de Mopti à travers une approche participative
des différents acteurs du foncier.
Dr
Mamadou Nientao en charge de la présentation de ces résultats préliminaires, a
indiqué que les principaux résultats ont trait aux causes multiples des
conflits fonciers, leur typologie, la diversité des acteurs et les modes de
gestion des conflits. S’y ajoutent les
mécanismes traditionnels de gestion des conflits fonciers, la problématique
femme et foncier et les conséquences des conflits fonciers sur les communautés
rurales. Enfin, l’impact du changement climatique dans l’exacerbation des
conflits fonciers.
Le
présentateur a précisé que les causes des conflits sont liées à la nature de
l’organisation sociale fondée sur la prise en compte des liens de sang, la
prééminence des aînés sur les cadets, des hommes sur les femmes et le statut
d’autochtone ou d’étranger. À Koro, a-t-il cité, les conflits les plus
fréquents sont ceux qui opposent les agriculteurs eux-mêmes au sujet des
espaces agricoles, mais aussi de pâturage, et les conflits entre agriculteurs
et éleveurs.
Dr
Mamadou Nientao a indiqué que dans le Cercle de Djenné, un conflit qui a duré
50 ans a fait une vingtaine de morts. Avant de regretter que cette affaire est
pendante au niveau de la justice, depuis plus de 30 ans. Le chercheur a indiqué
que les habitants ont le plus recours aux mécanismes traditionnels de gestion
des conflits.
Au nombre des conséquences des conflits fonciers sur les
communautés rurales, l’étude a énuméré, entre autres, la pauvreté généralisée
et l’insécurité constante. Selon le présentateur, ces phénomènes amènent les
populations à se tourner vers les groupes armés pour régler leurs différends.
Dr Mamadou Nientao a révélé que le changement climatique exacerbe les conflits
fonciers dans la Venise malienne à travers la détérioration des moyens de
subsistance fondés sur les ressources naturelles.
Par
ailleurs, cette étude a recommandé de
s’appuyer sur les structures sociales et traditionnelles pour obtenir et
maintenir la paix. L’étude propose que les stratégies de médiation de paix
doivent tenir compte de la gestion de la diversité des acteurs locaux et
explorer la question du débat doctrinal avec les groupes djihadistes.
Le
recteur de l’USJPB a souligné qu’il est légitime que les chercheurs soumettent
la question du foncier à leur analyse surtout dans la Région de Mopti qui
traverse une crise multiforme. C’est
pourquoi, a-t-il justifié, son université, en collaboration avec d’autres
structures, a décidé de comprendre les causes profondes de ce conflit foncier.
«Nous allons transmettre ces résultats à nos partenaires et aux organismes de
l’État et ceux avec lesquels nous sommes en contact dans la Région de Mopti», a
promis Pr Bouréma Kansaye.
L’ambassadeur d’Espagne au Mali a affirmé que cette étude va aider à mieux comprendre les conflits fonciers à Mopti. «Après avoir défini les solutions, nous commencerons à étudier quel va être notre apport à cette question du foncier», a assuré le diplomate espagnol, avant de déclarer que seuls les Maliens pourront apporter une solution durable à ces conflits.
Mohamed DIAWARA
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