Le promoteur Mamadou Samassa (en veste) accompagné par les artistes Abdoulaye Diabaté, Idrissa Soumaoro et Djénéba Seck
Cette grande manifestation artistique
et culturelle qui devrait permettre de rendre un hommage au grand producteur,
le défunt Sylla Ibrahima a été purement et simplement annulé. Elle devrait
avoir lieu les 10, 11 et 12 novembre prochains sur l’esplanade du Centre
international de conférences de Bamako (CICB).
«C’est à notre corps défendant
que nous avons pris cette décision qui a des impacts à la fois sur les
artistes, l’équipe d’organisation, nos partenaires et le public», indique
l’organisateur. Il explique loin que cette annulation est due à des raisons
totalement indépendantes de sa volonté parce que liée à «des circonstances que
nous ne maîtrisons pas»
Pourtant,
le public bamakois était impatient de participer à cette fête d’hommage à un
grand homme de musique africaine que fut Sylla Ibrahima, promoteur de Syllart
Record pour l’ensemble de ses œuvres. L’engagement de cet homme pour la
promotion de la musique avait permis de produire en 33 ans de carrière, plus de
1.300 albums d’artistes du Mali, de la Côte d’Ivoire, de la Guinée, du Sénégal,
du Cap-Vert, du Congo et de la RDC.
Une
trentaine d’artistes musiciens, parmi ceux avec lesquels il avait travaillé,
s’étaient donnés rendez-vous dans la capitale malienne pour encore tirer leur
chapeau à titre posthume à cet homme de culture. Il s’agissait de :
Idrissa Soumaoro, Abdoulaye Diabaté, Nahawa Doumbia, Kandia Kouyaté, Djénéba
Seck et Sékou Kouyaté, Amadou et Mariam ; Sékouba Bambino, les Amazones de
la Guinée-Conakry, Fodé Baro, Ismaël Lô, Baaba Maal, Nicolas Mehnem, Ismaël
Isaac, Gadji Celi, Nando de Cruz, Yondo Sister, Nyboma etc…Tous ces concerts
devraient être gratuitement offerts au public malien.
Mamadou Samassa poursuivra néanmoins le projet avec le film documentaire sur la vie et l’œuvre de Sylla Ibrahima. Un film documentaire qui a été projeté pendant le dernier Fespaco et qui continue de participer aux différents festivals à travers le monde. Un livre, issu d’une centaine de témoignages sur l’apport de l’homme dans la promotion de la musique africaine est également en chantier et sera bientôt présenté au public à travers les librairies et bibliothèques dans différents pays africains.
Youssouf DOUMBIA
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