Le ministre a saisi l’occasion pour évoquer les efforts de l’état en matière de protection et d’assistance à nos compatriotes en détresse
Le ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration
africaine, Mossa Ag Attaher a animé, jeudi dernier sur le site du festival
Ogobagna, une conférence de sensibilisation sur les risques de la migration
irrégulière. De prime abord, le ministre chargé des Maliens établis à l’Extérieur a
indiqué que face aux images macabres dans les médias des jeunes qui périssent
sur les routes migratoires, il est nécessaire d’attirer l’attention des
communautés locales à une prise de conscience sur les risques et dangers de la
migration irrégulière.
Mossa Ag Attaher a indiqué que les drames de la
migration irrégulière constituent une réalité incontestable de notre temps.
Pour lui, cela est illustré par les pirogues qui chavirent en mer, les camions
et les voitures 4X4 chargés de migrants en panne dans le désert ou les images
de désolation qui «nous envahissent quotidiennement et qui mettent en lumière
les défis auxquels notre monde est confronté».
D’après le ministre, cette situation appelle impérativement notre
attention, notre compassion et notre détermination à agir ensemble pour donner
de l’espoir à la jeunesse, principale cible de cette forme de migration.
«Derrière chaque migrant irrégulier se cache une histoire, des projets, des
rêves, des espoirs et des sacrifices», a-t-il relevé. En effet, des femmes, des
hommes et de plus en plus d’enfants risquent leur vie en prenant les routes de
l’incertitude et de l’impasse, quittant leurs foyers, parfois dans des
conditions désespérées, au péril de leur sécurité et de leur dignité.
Parlant des statistiques liées à la tragédie de la migration
irrégulière, Mossa Ag Attaher a signalé que de 2014 à septembre dernier, 67.000
personnes sont mortes ou ont disparu sur les routes de cette forme de migration
à travers le monde. Aussi, pour la seule année 2024, plus de 10.000 migrants
sont morts sur les mêmes routes. Au plan national, le nombre de disparus sur
les routes migratoires a connu une hausse significative en 2024 avec 1.049
Maliens, a ajouté le ministre chargé des Maliens établis à l’Extérieur, citant
l’Association des parents des victimes de la migration irrégulière.
Mossa Ag Attaher dira également que le 19 décembre dernier, 25 jeunes
Maliens ont perdu la vie lors du chavirement d’une embarcation de fortune dans
les eaux territoriales marocaines. Avant de souligner que les drames de la
migration irrégulière frappent aussi de nombreux compatriotes dans certains
pays d’accueil et de transit où ils sont privés des droits les plus
élémentaires et subissent des traitements dégradants (viol, violence physique,
extorsion de fonds, etc.)
Le ministre a saisi l’occasion pour revenir sur les efforts de l’État en
matière de protection et d’assistance à nos compatriotes en détresse, de
prévention de la migration irrégulière, de réintégration des migrants de retour
et des candidats potentiels à la migration. Il dira que le pays a assisté 12.300
migrants maliens à travers des opérations de rapatriement de nos compatriotes
en situation de détresse dans certains pays d’accueil et de transit au compte
de 2024. S’y ajoutent l’assistance à 415 compatriotes victimes de
déguerpissement à Port-Bouët en Côte d’Ivoire, celle humanitaire aux Maliens
victimes d’inondation à Maiduguri au Nigéria au titre de la même année.
L’opérationnalisation des Centres d’accueil, d’assistance et
d’orientation des migrants de Kayes et de Gao, en vue d’offrir un accueil digne
aux migrants, le renforcement des capacités d’accueil de la Maison des Maliens
de l’extérieur pour mieux accueillir et orienter les migrants rapatriés vers
les opportunités de réintégration durable, font également partie des efforts du
pays. Et ce n’est pas tout.
Le ministre Mossa Ag Attaher ajoutera que 10.000
migrants maliens de retour ont été soutenus à travers des kits d’insertion et
40 projets d’insertion et de réinsertion ont été financés à hauteur de 100
millions de Fcfa en faveur des migrants de retour et des candidats potentiels à
la migration irrégulière en 2024. Aussi, a-t-il souligné, que 300 migrants
maliens ont bénéficié de renforcement des capacités professionnelles dans
divers domaines et 200 acteurs ont été formés dans le domaine de la gouvernance
migratoire.
Invitant les jeunes à renoncer à la migration irrégulière et à s’inscrire dans les initiatives engagées par l’État, Mossa Ag Attaher a réaffirmé la volonté de son département à s’inscrire dans la lutte efficace contre le fléau. Mais aussi, à œuvrer au renforcement de la protection des Maliens établis à l’extérieur conformément à la lettre de cadrage du Président de la Transition au gouvernement.
Bembablin DOUMBIA
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