Une vue de la Mosquée de Djenné
L’actuelle ville, fondée au VIII è siècle,
joua un rôle de métropole culturelle, économique et administrative au cours des
siècles, grâce au commerce trans-saharien dont la ville était un point de
rupture de charge. Elle devait sa richesse à sa position stratégique
sur l’un des affluents du fleuve Niger, le Bani et en bordure du Delta intérieur
du Niger, une vaste plaine inondable de 30.000 km² localement appelée Pondo par
les Bozo.
Cette plaine, riche en ressources naturelles, notamment ses terres fertiles, l’eau, le poisson et les pâturages
surtout le bourgou (Echinocloa Stagina), a attiré plusieurs ethnies. Elle est
aussi très importante pour l’histoire de l’Afrique occidentale, mais est
intimement liée la naissance des grands empires médiévaux :
Ghana /Wagadou, Mali, Songhoy.
Depuis la conquête coloniale, Djenné a perdu
son hégémonie en tant que centre commercial et administratif au profit de
Mopti, la capitale régionale, fondée par les colons français au début du siècle
dernier. La situation a été aggravée par les
sécheresses récurrentes des années 70 et 80 qui ont appauvri de façon
graduelle les populations dont les activités sont essentiellement tributaires
d’une bonne pluviométrie.
Seule restait à la ville de Djenné, sa belle
architecture de terre, un des critères de son inscription en décembre 1988 au
patrimoine mondial de l’Unesco et de son classement dans le patrimoine national
en 1992.
La réputation de cette architecture a franchi
les frontières de notre pays et de la sous région ouest-africaine et représente
aujourd’hui le seul témoignage de la richesse et de la puissance que cette
ville a connue par le passé. Le caractère exceptionnel de cette architecture et
sa bonne conservation pendant des siècles font de la ville de Djenné, une des
destinations touristiques de notre pays.
Elle a inspiré les ingénieurs et
architectes français qui ont exploité les caractéristiques de cette architecture
en construisant des édifices publics qui jalonnent les rues des villes comme Ségou
et Bamako.
Youssouf DOUMBIA
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