C’est à Dougourakoro, situé dans la Commune de Kalaban coro, que le ministre Mossa Ag Attaher a rencontré Fatoumata Sakiliba et ses cinq enfants, dont 3 garçons et 2 filles. Cette dame vit désormais dans une concession qu’elle partage avec sa sœur ainée et d’autres personnes. Ayant perdu son mari au Gabon, il y a de cela six ans, elle peinait à joindre les deux bouts. C’est alors qu’elle a demandé de l’aide au ministère en charge des Maliens établis à l’Extérieur pour revenir au Mali.
Le ministre Mossa Ag Attaher a répondu à leur cri du cœur en leur payant des billets d’avion pour rejoindre le bercail. Et pour ce qui est de Samba Sissoko, qui vit désormais à Sikoroni en Commune I du District de Bamako, il résidait à Tripoli. Après plusieurs années de travail, il a décidé de revenir s’établir au Mali afin de se reposer.
Pour le ministre, cette visite est symbolique car elle s’inscrit dans le cadre du mois de la solidarité. «Nous sommes porteur de message, particulièrement celui du Président de la Transition, pour dire à ces Maliens de retour et qui sont en situation difficile qu’ils ne sont pas seuls et que la patrie est là à leur côté», a rassuré Mossa Ag Attaher.
Dans la même dynamique, le lendemain le ministre s’est rendu à la Cité des Maliens de l’Extérieur à N’tabacoro. Ce site de 37 hectares, abritera 602 logements de type F3, F4, duplex et villa basse uniquement pour les Maliens de la diaspora. À ce jour, selon le comité de pilotage mis en place, 41 logements sont terminés, 19 sont en cours de finition et 12 sont déjà habités.
Balla Sissoko, président des Maliens unis d’Amérique (Amua), est celui qui a eu l’idée de ce projet. Vivant aux États-Unis depuis 37 ans, il a expliqué connaître les problèmes liés à la construction d’habitat quand on réside à l’étranger. «J’ai donc réfléchi avec mes compatriotes, pour qu’on initie un programme de logement. Et pour s’acquérir d’une de ces maisons, il faut avoir un prêt d’acquéreur payable entre 10 et 15 ans, c’est-à-dire que les Maliens de la diaspora auront un apport de 20% et les banques partenaires accompagneront avec 80% », a-t-il expliqué.
Balla Sissoko a ensuite invité les membres de la diaspora malienne qui souhaitent investir au pays, à avoir confiance au gouvernement pour les aider à réaliser leur rêve. «Depuis 2017, ce projet de 602 logements, uniquement pour les Maliens de l’extérieur, est en cours et c’est maintenant qu’il est en train de se concrétiser. Je ne peux qu’être reconnaissant pour tout l’accompagnement des autorités maliennes dans la réalisation de ce projet», a témoigné Balla Sissoko.
Quant au ministre Mossa Ag Attaher, il dira que les 602 logements dédiés aux Maliens de la diaspora constituent la concrétisation d’une vision de nos autorités, qui ont décidé de faire de la diaspora une priorité nationale. «C’est une volonté politique affichée et affirmée pour que les Maliens de l’extérieur aient droit aussi à un logement, malgré la distance, les difficultés économiques, le fait que quand on n’est pas là, c’est difficile de faire les démarches pour construire», a-t-il indiqué.
Mossa Ag Attaher a promis qu’ils veilleront à ce que chaque maison construite sur le site, ne soit donnée qu’aux Maliens de l’extérieur qui remplissent les conditions nécessaires pour l’avoir. Il a lancé un appel à tous les Maliens de la diaspora afin qu’ils se manifestent pour l’acquisition de ces maisons et espère qu’elles seront à leur convenance. Mossa Ag Attaher a assuré qu’après ces 602 logements, un deuxième site sera lancé pour le confort et le bien être des Maliens de l’extérieur.
Jessica K. DEMBELE
Le 26 mars 1991 demeure une date charnière dans l’inconscient collectif malien..
26 mars 1991-26 mars 2026, cela fait 35 ans jour pour jour que le Mali commémore la révolution de son peuple pour l'accession à la démocratie..
L’auteur du tube «Je me tire» serait impliqué dans une affaire de blanchiment d’argent en bande organisée.
Le budget 2026 de ce temple de la culture est arrêté en recettes et en dépenses à la somme de 588 millions de Fcfa en 2026, contre environ 616 millions de Fcfa en 2025, soit une baisse de 4,6 %.
Des initiatives existent, portées aussi bien par les pouvoirs publics que par les structures d’appui à l’entrepreneuriat. Toutefois, ces efforts demeurent insuffisants pour soutenir pleinement l’innovation.
Notre pays connaît une transition démographique caractérisée par une jeunesse nombreuse et dynamique. Cette réalité, accompagnée de politiques publiques adaptées, peut constituer un levier puissant pour réduire la pauvreté.