Le célèbre designer malien de renommée internationale montre une partie
de son travail à la fois sur les formes et les matériaux de récupération en
parfaite harmonie avec notre environnement. En termes de matériaux, Cheick
montre pour la première fois les papiers mâchés avec lesquels il a embelli une
table à manger et une chaise en bois leur donnant un aspect inédit. Ce qui est
complètement différent de la couverture
avec des peaux d’animaux. Une technique qui a déjà fait merveille dans des
expositions antérieures. On retrouve d’ailleurs d’autres œuvres avec des peaux
tannées et colorées dans cette exposition.
Toujours avec des formes inattendues
un fauteuil sous la forme d’une banane qu’il appelle «Nta yé anga douyé» ou je
suis le propriétaire de ma concession. Construite en bois, cette œuvre aussi
est recouverte de peaux d’animaux. Cette exposition permet également à
l’artiste de présenter une autre trouvaille qu’est le tapis de décoration mural
avec des tissus déchirés et reconditionnés. Ils sont présentés pour la première
fois au cours d’une exposition.
L’artiste explique continuer à travailler sur ce support qu’il compte améliorer pour d’autres usages. Enfin, l’utilisation de fil de coton dans la création de tables basse et de fauteuil demeure une merveille. Le défi, explique-t-il, c’est de recouvrir toute la charpente d’une table en barre de fer de construction avec un seul fil !
Le designer a expliqué que cette exposition constitue en même temps l’occasion du lancement de son projet de formation du même nom «Tisser des liens, tisser l’avenir…» C’est l’avenir même : unir, entrelacer les fils pour créer. De plus, c’est aussi forger des liens et façonner l’avenir, en respectant la tradition tout en la dépassant.
L’approche de Cheick Diallo trouve son écho chez les tisseurs qui se sont toujours ajustés, en tirant de leur savoir-faire individuel et collectif pour perdurer. Cet échange essentiel entre usage, fonction, recherche et innovation, visant à atteindre le résultat désiré, est à la fois l’élément moteur de la création, celui du design. Il s’agit d’une série d’ateliers de partage de connaissances qu’il mettra en place en 2024 avec des artisans et des jeunes designers. «Pour mettre leur pied à l’étrier du design», indique Cheick Diallo.
Après sa formation en France, il s’est lancé dans ce métier qui lui a permis de faire beaucoup de créations. Des œuvres qui sont exposées à travers le monde dans des galeries et autres musées. Depuis environ 40 ans qu’il exerce ce métier, il dit avoir beaucoup appris des artisans maliens qu’il a côtoyés depuis son retour au bercail. Il est devenu le principal défenseur du «Made in Africa». Des jeunes artistes et artisans bien formés devront trouver des solutions innovantes aux problèmes que nos compatriotes connaissent au quotidien.
Youssouf DOUMBIA
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