Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’invitation adressée
à notre pays par les organisateurs de la 28è édition du Festival panafricain du
cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco) était un acte bien inspiré.
En tout cas, l’artiste malien Sidiki Diabaté, avec la kora dont il détient le
secret de sa lignée, a marqué les esprits à la cérémonie d’ouverture de la
grande messe du cinéma africain, samedi dernier au Palais des sports de Ouaga
2000. De nombreux confrères du Burkina et d’autres pays africains n’ont pas
tari d’éloges sur le jeune maestro de cet instrument mythique.
Le virtuose de la kora, Sidiki Diabaté, a entonné l’hymne
national du pays d’accueil du Festival et celui du Mali avec son instrument à
cordes. Louant la beauté de la culture africaine, l’artiste a indiqué qu’il est
de la 72è génération de sa lignée à jouer à la kora. Avant de quitter la scène,
il a imploré les autorités de nos deux pays à ne pas échouer. «On compte sur
vous», a-t-il conclu.
L’ouverture du festival a été aussi marquée par une belle
chorégraphie. Le chorégraphe burkinabè, Serge Aimé Coulibaly, a proposé «I have
a dream». Un rêve de voir le Burkina Faso triompher du mal qui le tourmente
depuis plusieurs années. C’est un spectacle de sons et lumières qui regroupe
150 enfants, 10 acrobates et 60 danseurs. Plusieurs artistes burkinabè
notamment Floby et Marie Gayeri ont aussi presté.
La participation du Mali au Fespaco a été également remarquable
dans l’organisation, notamment en termes de logistiques. C’est l’entreprise «Africa
Scène Diffusion» qui a apporté sa touche avec le matériel. Jamais Abou Guitèye
n’aurait imaginé qu’un jour il mettrait le pieds au Fespaco à fortiori assurer
la logistique de l’un des plus grands festivals de cinéma au Monde. Il y a déployé
son podium «Sidat» de plus de 420 m2, 120 m2 d’écran led, du son de la lumière,
etc... Toute la logistique assurée par Africa Scène en un temps record d’une
semaine pour le podium et 3 jours pour le reste.
C’est une équipe composée de 30 personnes, dont le dévouement et l’engagement sont à saluer, qui a mis les petits plats dans les grands en vue de répondre aux exigences en termes d’organisation d’un tel événement grandiose. C’était en symbiose parfaite avec le peuple frère du Burkina et les initiateurs de l’évènement.
Toute chose que confirmera le Premier ministre, Choguel
Kokalla Maïga, dans son allocution. Le choix du thème du Fespaco de cette année
n’est pas fortuit. «Cette thématique est de nature à renforcer notre capacité
de résilience forcée par nos valeurs ancestrales», a-t-il affirmé. Ainsi, il a
appelé les cinéastes à recréer les liens africains à partir des valeurs endogènes.
Pendant qu’il tenait ce discours, c’est une centaine de
femmes professionnelles du cinéma malien, toutes vêtues de blanc et tenant un
drapeau malien qui fit une belle parade au milieu de la salle.
Le lendemain de l’ouverture, un vibrant hommage a été rendu
aux cinéastes disparus, à travers une cérémonie oragnisée à la place des cinéastes
de Ouagadougou dans le cadre du Fespaco. Des statues ont été érigées à
l’honneur d’illustres cinéastes qui ne sont plus de ce monde, notamment Oumarou
Ganda, acteur et réalisateur nigérien, né en 1935 à Niamey et décédé le 1ᵉʳ
janvier 1981 dans la même ville et Sembène Ousmane.
Oumarou Ganda, a été le lauréat du prestigieux et premier
prix de l’étalon d’or de Yennenga en 1972. Il se voit immortaliser par ses
pairs et demeurera dans l’histoire de la cinématographie africaine.
Envoyé spécial
Youssouf DOUMBIA
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