L’agence
«FCS évents», organisatrice du concert de Salif Kéïta, prévu à Abidjan le 17
novembre 2023, a décidé de reporter l’événement à une date ultérieure. C’est ce
qu’annonce son communiqué de presse publié hier, dont nous avons reçu une
copie. Le communiqué précise par ailleurs qu’en «tant qu’organisateur de cet
évènement, nous comprenons l’impact que ce report peut avoir sur nos
partenaires, l’artiste, et bien sûr, le public qui attendait avec impatience ce
concert». Ce report, poursuit le communiqué, est «dû à des circonstances
totalement indépendantes de notre volonté».
Pourtant,
tout avait bien commencé et l’artiste était très enthousiaste à l’idée de se
produire dans la capitale ivoirienne. «C’est donc avec une grande joie que je
vous annonce mon prochain spectacle à Abidjan. En live au Palais de la culture
de Treichville le 17 novembre 2023, nous célébrerons la fraternité et l’amitié
entre les peuples frères de la Côte d’Ivoire et du Mali». C’est en ces termes
que la star de la musique malienne avait annoncé le 14 octobre dernier son
retour dans la capitale ivoirienne pour un concert.
Depuis
cette annonce, les activistes des bords de la Lagune ébrié ont lancé une
campagne pour l’annulation du rendez-vous musical. Ces activistes reprochent à
la star son soutien aux autorités maliennes dans l’affaire des 49 soldats
ivoiriens interpellés, jugés, condamnés puis graciés par le président de la
Transition, le colonel Assimi Goïta.
Salif
n’est-il pas le bienvenu en Côte d’Ivoire, s’interroge le site Info7 ? En
réponse à la question, des voix s’élèvent pour appeler au boycott du
rendez-vous qu’il a pris avec les mélomanes ivoiriens pour le 17 novembre
prochain. Pourtant, des dispositions ont été prises au plan logistique. La
promotion du concert avait commencé.
Sur de fausses pages Facebook créées au nom de l’artiste, des activistes s’opposent à ce concert à Abidjan. Nous avons choisi pour vous les commentaires les moins virulents. D’abord «Infatigable Napolitain Coulibaly» estime que «les Ivoiriens disent non au concert de Salif Keïta». Pour sa part, David Raphaël dit clairement que ce concert n’aura pas lieu à Abidjan et paraphrase même le titre d’une chanson de l’artiste : «Nous pas bouger, pas moyen bouger».
Presque
tous rappellent la détention des 49 militaires ivoiriens pendant des mois à
Bamako. Ils reprochent à l’artiste, nommé en août dernier conseiller spécial du
président de la Transition, d’avoir soutenu la détention des soldats ivoiriens.
Les
partisans du boycott ne sont pas les seuls à s’exprimer sur le sujet. Il y a
des mélomanes ivoiriens qui pensent simplement qu’il ne faut pas encourager
cette opposition au concert de Salif Keita. Un enseignant ivoirien dit
«fustiger tous ces cyberactivistes qui souhaitent interdire ce concert. Qu’ils
sachent que c’est la culture qui rassemble les peuples». Plus loin, le même
pédagogue explique : «Même s’il est proche du président Goïta, c’est avant
tout un artiste. Et un artiste est apolitique.
Son soutien au pouvoir dans son
pays ne doit pas être un obstacle à sa venue en Côte d’Ivoire. Enfin, il ajoute
que les évènements en cours au Mali sont récents, or Salif Keïta est un artiste
qui a plus de 50 ans de carrière», analyse-t-il. Même
si le boycott ne fait pas l’unanimité, par précaution, les organisateurs ont
décidé, semble-t-il, de jouer la carte de la prudence.
Youssouf DOUMBIA
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