Audiovisuel et cinéma : À César ce qui lui appartient

Les professionnels du cinéma veulent prendre, toute proportion de modestie gardée, la place qui leur revient dans l’animation de l’année de la culture

Publié jeudi 06 mars 2025 à 08:13
Audiovisuel et cinéma : À César ce qui lui appartient

 Alou Konaté, président de la Fenacam



La Fédération nationale de l’audio visuel et du cinéma  du Mali (Fenacam) est très satisfaite de la participation malienne à la 29è édition du Fespaco à Ouagadougou. Le président de la Fenacam, Alou Konaté, explique les raisons de ce contentement. «Nous avons présenté 11 films en compétition et sommes allés avec une forte délégation de professionnels du cinéma et de journalistes à Ouagadougou. Nous avons reçu deux prix spéciaux et une mention spéciale. Ce qui représente un résultat satisfaisant compte tenu de la situation sécuritaire de notre pays. Au-delà, les cinéastes se battent pour relever le défi», explique le patron de la Fenacam.

Il n’hésite pas un seul instant à établir une comparaison avec le Burkina Faso. Ce pays voisin garde une bonne longueur  sur nous dans l’accompagnement du cinéma et dépense, selon lui, en moyenne un milliard de Fcfa par an pour le cinéma.  Alou Konaté estime que le Mali n’est pas un mauvais élève donc peut mieux faire. Cet accompagnement des réalisateurs burkinabè s’explique par le nombre de films présentés au Fespaco : cinq longs métrages, une dizaine de courts métrages et beaucoup de films d’école, mais aussi d’animation.

À la Fenacam, les cinéastes sont très enthousiastes sur l’avenir du cinéma malien.  Ils restent conscients de la situation, mais surtout ils sont à se battre contre vent et marées pour relever le défi qui nous a été imposé. Cette attitude positive rassure davantage notre interlocuteur. Le premier responsable de la Fenacam estime que nous avons la chance d’avoir un Président de la Transition qui a pris la décision historique et courageuse de décréter 2025 comme année de la culture parce qu’il est convaincu qu’il n’y a pas de développement sans la culture.


 Nous devons revenir à nos fondamentaux, à notre identité, à ce qui nous définit afin de savoir qui nous sommes et où nous voulons aller. Une décision qui mérite d’être saluée à juste raison. «Nous sommes sûrs qu’au moment venu, ce président prendra en compte toutes les préoccupations des artistes, notamment ceux du cinéma. Avant la fin de cette année, nous avons des propositions qui permettront à notre cinéma et à notre audiovisuel de souffler et de donner le meilleur d’eux-mêmes pour ce pays.Pour le cinéaste, son genre artistique qu’est le 7è art est plus complexe et demande beaucoup de moyens.


Pour faire du cinéma, le réalisateur utilise au moment de la production la musique, le théâtre et la mise en scène, mais aussi l’art plastique pour le costume, le décor et les accessoires. Il peut donc employer  entre 70 à 100 personnes. 
Quant à la diffusion et l’exploitation, on utilise beaucoup de personnes.


Un cinéaste travaille avec une machine assez lourde. Ce qui explique qu’à la différence des autres genres artistiques, le produit fini coûte beaucoup trop cher.  Il y a un aspect éducatif, instructif et le cinéma touche donc tous les citoyens. 
Et Alou Konaté de conclure que sur le plan économique, il faudrait retenir que le cinéma est une véritable industrie. Il suffit d’y investir un temps soit peu pour récolter les bénéfices tant pour la collectivité que sur le plan individuel.

Youssouf DOUMBIA

Lire aussi : Abdoulaye Konaté : « L’âme des signes » pavoise le musée national

Ces œuvres impressionnantes de beauté extraordinaire sont réalisées avec des morceaux de tissus colorés par les soins de l’artiste.

Lire aussi : Mois du tourisme : Une belle initiative pour vendre la destination Mali

Le Mali est une terre d’histoire, de culture et de traditions ancestrales qui regorge de sites exceptionnels, de paysages authentiques et un riche patrimoine matériel et immatériel. Chaque région porte en elle une part essentielle de l’identité nationale.

Lire aussi : Palais de la culture : Mamou Sidibé fait vibrer le public

La revitalisation du Palais de la culture Amadou Hampâté Bâ a tenu toutes ses promesses, vendredi dernier à travers une programmation de la la virtuose du Ganadougou, Mamou Sidibé, et son orchestre. Penant une heure d’horloge, l’artiste a interprété au moins sept morceaux, offrant une pr.

Lire aussi : Revitalisation du Palais de la culture : Ça passe aussi par le théâtre

Dans le cadre de la politique de revitalisation du Palais de la Culture Amadou Hampâté Ba (PCAHB), portée par le ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, le metteur en scène, Issa Coulibaly, connu sous le pseudonyme de Diawara dans ses nombreuses .

Lire aussi : Manuscrits anciens : La bibliotheque Cheick Mouhamad Mouctar Minta logée de neuf

Le quartier de Somonosso de Ségou était particulièrement animé lundi dernier. En effet, femmes, jeunes, adultes et surtout notabilités, chefs de quartier, imams et maîtres coraniques ont rué vers le cœur de ce quartier populaire pour l’inauguration de cette bibliothèque de manuscrits anci.

Lire aussi : Bafoulabé : Le théâtre pour sensibiliser les jeunes aux dangers de l’immigration clandestine

À travers un sketch théâtral, le Conseil communal des jeunes de Bafoulabé, avec l’appui de Plan International, a sensibilisé la jeunesse aux dangers de l’immigration clandestine et aux opportunités d’entrepreneuriat local..

Les articles de l'auteur

Abdoulaye Konaté : « L’âme des signes » pavoise le musée national

Ces œuvres impressionnantes de beauté extraordinaire sont réalisées avec des morceaux de tissus colorés par les soins de l’artiste.

Par Youssouf DOUMBIA


Publié vendredi 04 septembre 2026 à 09:14

Manuscrits anciens : La bibliotheque Cheick Mouhamad Mouctar Minta logée de neuf

Le quartier de Somonosso de Ségou était particulièrement animé lundi dernier. En effet, femmes, jeunes, adultes et surtout notabilités, chefs de quartier, imams et maîtres coraniques ont rué vers le cœur de ce quartier populaire pour l’inauguration de cette bibliothèque de manuscrits anciens de la famille Minta..

Par Youssouf DOUMBIA


Publié mercredi 02 septembre 2026 à 08:38

Droit d’auteur : Une legère modification dans les règles

On le constate depuis quelques années maintenant, les artistes sociétaires du Bureau malien du droit d’auteur (Bumda) ou leurs ayants droit se bousculent aux portillons de l’établissement pour percevoir leurs droits d’auteurs. On parle beaucoup du droit d’auteur et des droits voisins du droit d’auteur au sein des regroupements des créateurs..

Par Youssouf DOUMBIA


Publié vendredi 28 août 2026 à 09:55

Photographie : John Kalapo, lauréat de l’académie des beaux-arts

Le photographe est sélectionné parmi des dizaines de candidats dans le cadre du programme "Arts visuels" qui accueille chaque année 4 artistes du domaine. Il sera aussi probablement l’une des attractions de la 15è édition de la Biennale africaine de la photographie.

Par Youssouf DOUMBIA


Publié mardi 11 août 2026 à 08:25

Harouna Samaké : Le visionnaire qui transforme le kamale N’Goni

Harouna Samaké est sans doute un artiste malien peu connu du grand public. Pourtant, depuis plus de deux décennies, il parcourt les scènes internationales avec son instrument : «le kamale n’goni». Cet ancien compagnon du célèbre musicien Salif Keïta, finira par créer son groupe avec des amis africains, européens et américains..

Par Youssouf DOUMBIA


Publié vendredi 03 juillet 2026 à 08:54

Moussa Bagayogo : le maître artisan donne une nouvelle dimension à l’indigo

Dans son atelier à Attbougou en Commune VI du District de Bamako, Moussa Bagayogo est très occupé à tester les couleurs ou les variantes du bleu sur différents morceaux de tissus en cotonnade..

Par Youssouf DOUMBIA


Publié mardi 02 juin 2026 à 09:20

Sidy Diabaté : Le réalisateur du film "Da Monzon la conquête de Samagnana" tire sa révérence

La mort viient d'arracher à notre affection le réalisateur "Da Monzon la conquête de Samagnana", Sidy Fassara Diabaté. La nouvelle de son décès est tombée comme un couperet dans la nuit de lundi à mardi. Il avait fait valoir ses droits à la retraire en 2012 après de bons loyaux services rendus à la nation...

Par Youssouf DOUMBIA


Publié mercredi 13 mai 2026 à 08:30

L’espace des contributions est réservé aux abonnés.
Abonnez-vous pour accéder à cet espace d’échange et contribuer à la discussion.
S’abonner