Approche SHEP : Le secret d’une agriculture orientée vers le marché

Grâce à cette approche, les prix seront fixés de façon concertée et tiendront compte de l’ensemble des dépenses que le producteur engage pour bien produire. L’exploitant ayant déjà fait l’étude du marché avant de planifier la production

Publié mercredi 23 novembre 2022 à 07:04
Approche SHEP : Le secret d’une agriculture orientée vers le marché

Cette approche contribuera à résoudre les grands problèmes auxquels nos producteurs sont confrontés

 

 

L’Approche smallholder horticulture empowerment project (SHEP ou l’approche pour l’autonomisation des petits exploitants horticoles) promeut une agriculture orientée vers le marché. Elle aide les agriculteurs à augmenter leurs revenus grâce à des compétences techniques et commerciales adéquates. Développée au Kenya avec l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA), cette approche se déploie dans notre pays depuis quelques années.

Pour davantage s’approprier ses principes et outils, 30 responsables ont suivi, la semaine dernière, un atelier de formation. La cérémonie de clôture a été présidée par le directeur national de l’agriculture, Oumar Tamboura. Ce dernier a précisé que cette formation se tient dans le cadre d’un Programme initié par sa structure avec l’appui technique de la JICA. Ledit Programme prévoit de former des agents de vulgarisation et les producteurs.

Plusieurs solutions existent pour orienter l’agriculture vers le marché. Interrogé sur la question à la fin de l’atelier, Oumar Tamboura a préconisé le renforcement des capacités des exploitants agricoles. Concrètement, il s’agira, avant de planifier la production, de faire l’étude du marché, d’être en contact avec les commerçants et recueillir toutes les informations au niveau du marché (besoins en termes de quantité et de qualité, de prix…)


«C’est à partir de toutes ces informations que le producteur choisit ses cultures et planifie sa production», a expliqué le directeur national de l’agriculture. L’expert a souligné également l’importance de «l’encadrement sur l’itinéraire technique des cultures choisies», qui consiste à apporter un appui conseil aux producteurs. «Auparavant, les producteurs étaient confrontés à des problèmes de commercialisation de leurs produits. Et cette formation leur permettra d’avoir le marché avant même la production. Le producteur sait à l’avance où vendre sa production et à quel prix», a-t-il développé.

Ainsi, selon Oumar Tamboura, cette approche contribuera à résoudre les grands problèmes auxquels nos producteurs sont confrontés, à savoir la commercialisation de leurs productions et l’amélioration de leurs revenus. Elle permet donc de faire de l’agriculture un business, car les prix seront fixés de façon concertée et tiendront compte de l’ensemble des dépenses que le producteur engage pour bien produire.


Babba COULIBALY

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