Accidents et maladies au travail : Validation de la politique nationale en la matière

Les questions essentielles liées à la sécurité et à la santé dans le milieu du travail sont en discussion. Les conclusions doivent permettre d’amener autorités, employeurs et travailleurs à s’inscrire dans une dynamique de rendre sûr et salubre cet environnement

Publié mercredi 24 août 2022 à 05:24
Accidents et maladies au travail : Validation de la politique nationale en la matière

Le défi de la sécurité et de la santé au travail se pose encore. Notre pays a ratifié en 2016 la Convention 155 sur la sécurité et la santé des travailleurs, mais ne dispose pas encore d’une politique nationale de sécurité et santé au travail. Celle-ci devrait favoriser la mise en place d’un cadre de coordination des interventions pour établir un milieu de travail sûr et salubre. Pour cela, une validation tripartite de la politique nationale en la matière s’impose.


C’est en effet, l’objet de la rencontre des différents acteurs du monde du travail, depuis hier dans un hôtel de la place, pour promouvoir une amélioration des conditions de travail des travailleurs au Mali. La cérémonie était présidée par la ministre du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social, Mme Diawara Haoua Paul Diallo. Elle avait à ses côtés sa collègue de la Santé et du Développement social, Mme Diéminatou Sangaré, et le directeur du bureau de l’Organisation internationale du travail (OIT), Frédéric Lapeyre.


Durant 3 jours, ces acteurs passeront en revue le contenu du document et entreprendront des discussions sur la forme et le fond au regard des observations faites ou des contributions qui seront apportées. Les travaux de cet atelier de validation tripartite de la politique nationale et du programme national de sécurité et santé au travail permettront, entre autres, d’identifier les orientations nécessaires pour faciliter le processus d’adoption et d’élaborer une cartographie des financements du Programme national sur la base des sources identifiées.


Mais aussi de formuler les recommandations nécessaires pour garantir la poursuite du processus dans le contexte actuel de la crise sanitaire, couplé à la crise politique. Selon Frédéric Lapeyre, 3 millions de travailleurs meurent dans le monde chaque année par accidents de travail ou maladies professionnelles. Ce sont, s’indigne t-il, des accidents qui auraient pu être évités en développant des stratégies de travail pour obtenir un milieu de travail sûr et salubre. Il a expliqué que ces accidents et maladies professionnelles sont des drames personnels, familiaux qui privent des familles de personnes aimées et de sources de revenus.


C’est aussi un coup économique très important pour l’entreprise, en termes d’absence et de perte d’expertise. La question de sécurité et santé au travail est un droit fondamental pour tous les états membres de l’OIT. La Politique nationale et le Programme national de sécurité et de santé au travail constituent une des obligations de la Convention 155. Cette politique est, selon lui, le principal et l’unique cadre d’engagement officiel du gouvernement et des partenaires sociaux à œuvrer pour garantir aux travailleurs un milieu de travail sûr et salubre, y compris dans le secteur informel.


Le patron de l’OIT a aussi insisté sur l’importance du dialogue social et d’un cadre de concertation à travers lequel autorités, employeurs et travailleurs peuvent s’expliquer sur les priorités et difficultés. En somme, les politiques ou programmes qui sont nécessaires pour garantir la sécurité et la santé au travail. Mme Diawara Haoua Paul Diallo dira que la base essentielle pour les systèmes et programmes nationaux est l’adoption de la Politique nationale en matière de sécurité et Santé au travail et l’engagement du gouvernement à l’appliquer.


Pour Mme la ministre, la stratégie globale en matière de sécurité et santé, adoptée en 2003 par le Bureau international du travail (BIT) confirme le rôle de pilier de la promotion de la sécurité et de santé au travail complétée par les actions de l’OIT. Depuis l’adoption de cette stratégie globale, la Convention 155, son protocole de 2002 et la Convention 187 ont attiré de nombreuses nouvelles ratifications de la part des pays membres de l’Organisation.


Ces conventions prévoient pour les États qui les ratifient, l’adoption d’une politique nationale cohérente en matière de sécurité et de santé au travail ainsi qu’une action à prendre par le gouvernement et dans les entreprises afin de promouvoir la sécurité et la santé au travail. Il s’agit aussi d’améliorer les conditions de travail des travailleurs. La ministre ajoutera que l’adoption de la Convention 187 sur le cadre promotionnel pour la sécurité et la santé au travail en 2006 est une étape importante pour promouvoir une culture de prévention nationale en matière de sécurité et de santé grâce à l’application d’une approche de la sécurité et la santé au travail.


Pour sa collègue de la Santé et du Développement social, assurer la santé et la sécurité sociale est le devoir de l’employeur. Mais l’employé doit aussi respecter les règlements pour éviter les accidents et les maladies au travail. Elle a souligné que la Politique nationale de sécurité et santé s’inscrit en droite ligne des orientations de la Transition qui est de placer l’humain au cœur de nos actions, avant d’inviter les participants à engager les discussions sur les aides-ménagères et le personnel de maison, afin de les assurer sécurité et santé au travail. Elle a rassuré de l’accompagnement de son département, mais aussi a exhorté la mise œuvre effective des conclusions de l’atelier.

Fatoumata NAPHO

Lire aussi : Koulikoro : un marché flambant neuf au standard international

Le rêve des opérateurs économiques, des populations et des autorités communales de 2022 d'avoir un marché moderne au standard international est devenu une réalité, le 8 janvier 2026..

Lire aussi : Dubai : Le plus haut hôtel du monde ouvre ses portes

Le « ciel Dubai Marina » est devenu l’hôtel le plus haut du monde. Situé à Dubai, avec ses 82 étages, ses 1 004 chambres ou encore ses trois piscines extérieures à débordement avec vue sur la skyline, l’établissement a ouvert ses portes ce 03 janvier 2026..

Lire aussi : Cheptel : 83 millions de têtes à vacciner

Cet objectif est en adéquation avec les engagements du Mali aux plans sous-régional et mondial, notamment ceux relatifs à l’éradication de la peste des petits ruminants et au contrôle progressif de la péripneumonie contagieuse bovine.

Lire aussi : Hydrocarbures: L’approvisionnement régulier se poursuit

Malgré les spéculations autour de la disponibilité du carburant dans notre pays, il faut reconnaître que le précieux liquide existe bien..

Lire aussi : Approvisionnement du pays en hydrocarbures : Reprise des convois après un léger ralentissement

Pour des raisons stratégiques sur certains axes routiers, le volume d'approvisionnement du pays en hydrocarbures a connu un léger ralentissement dans la semaine du 4 au 8 décembre 2025. Mais le Comité interministériel de gestion des crises et catastrophes (CECOGEC) rassure que les convois ré.

Lire aussi : Titre BMS-SA : Des orientations stratégiques ambitieuses pour 2026

Le Conseil d’administration de la Banque malienne de solidarité (BMS-SA) a tenu, hier, sa 93è session sous la présidence de Yehia Ag Mohamed Ali. Étaient aussi présents, l’administrateur directeur général, Lanfia Koita et les autres membres du conseil d’administration..

Les articles de l'auteur

Variole simienne (Mpox) : Une maladie à déclaration obligatoire

La variole simienne (Mpox) dont notre pays vient d’enregistrer un cas est une maladie infectieuse contagieuse due à un virus de la même famille que la variole humaine..

Par Fatoumata NAPHO


Publié lundi 08 décembre 2025 à 08:10

Saison froide : Attention au «seprin et boloprin»

Communément appelée keratodermie palmo-plantaire, «seprin et boloprin» en langue «bamanankan», la pathologie est assez répandue pendant la saison froide avec le vent frais qui souffle. C’est surtout l’exposition des extrémités, c’est-à-dire la paume des mains ou la plante des pieds qui peuvent favoriser cette maladie..

Par Fatoumata NAPHO


Publié lundi 01 décembre 2025 à 09:00

Journée mondiale du souvenir des victimes de la circulation routière : Les ministres Madina Sissoko et Assa Badiallo Touré au chevet des victimes d’accidents

La ministre des Transports et des Infrastructures, Mme Dembélé Madina Sissoko, accompagnée de sa collègue de la Santé et du développement social, le Colonel-major Assa Badiallo Touré, était hier à l’hôpital Gabriel Touré pour remettre un important lot de kits de premier secours et de médicaments pour la prise en charge des victimes des accidents de la route..

Par Fatoumata NAPHO


Publié vendredi 28 novembre 2025 à 08:45

Notre santé, Santé générale et bucco-dentaire : Tout commence par la bouche

«Tout commence par la cavité buccale», selon le Pr Ousseyni Diawara odontostomatoligiste au Centre hospitalo-universitaire centre national d’odontostomalogie (CHU-CNOS)..

Par Fatoumata NAPHO


Publié lundi 17 novembre 2025 à 08:40

BNDA : Un geste pour faire battre le cœur des enfants souffrant de malformations cardiaques

La Banque nationale de développement agricole (BNDA) vient de remettre un chèque de 15 millions de Fcfa à l’hôpital mère-enfant, «Le Luxembourg», pour la prise en charge des enfants souffrant de malformations cardiaques. Cette somme est destinée à la prise en charge chirurgicale de 5 enfants..

Par Fatoumata NAPHO


Publié vendredi 14 novembre 2025 à 14:49

Stress : Personne n’est hors d’atteinte

Le stress est une réponse physiologique de l’organisme face à une situation de menace ou de pression. Donc on ne peut l’éviter comme le souligne si bien le psychologue, Emmanuel Kamaté qui le définit comme une réaction naturelle de l’organisme..

Par Fatoumata NAPHO


Publié lundi 10 novembre 2025 à 08:28

Post-partum ou suites de couches : La consultation post-natale est vitale

Le post partum ou suites de couche désignent la même période qui suit l’accouchement. Le gynécologue obstétricien, Dr Daouda Camara, explique que c’est la 3è partie de l’obstétrique. Il s’agit d’une période qui va de l’accouchement jusqu’au retour des couches (première menstruation normale). Il explique que c’est une période qui s’étend de 6 à 8 semaines. C’est ce qu’on appelle selon l’expression consacrée (la quarantaine)..

Par Fatoumata NAPHO


Publié lundi 27 octobre 2025 à 09:23

L’espace des contributions est réservé aux abonnés.
Abonnez-vous pour accéder à cet espace d’échange et contribuer à la discussion.
S’abonner