4è édition du Festival Ag’Na : L’événement reporté à mars

Le grand rendez-vous était prévu du 17 au 19 février à Koulikoro. Les organisateurs attendent que le niveau d’eau baisse dans le fleuve Niger

Publié mercredi 22 février 2023 à 07:17
4è édition du Festival Ag’Na : L’événement reporté  à mars

Cette rencontre est bien actée dans l’Agenda culturel de notre pays

 

Le Festival Ag’Na est né de la collaboration entre le Festival de cinéma (Ciné à dos) et  le Festival au désert d’Essakane. Depuis sa création, il y a 4 ans, l’événement ambitionne de tisser des partenariats et de mutualiser les actions avec d’autres organisations et acteurs culturels afin de faire de ce festival une rencontre nationale et internationale où chacun des acteurs pourra venir s’exprimer et recevoir en retour une valeur ajoutée de ce qu’il aura partagé comme ressources.

La 4è édition était prévue du 17 au 19 février à Koulikoro. Les organisateurs ont dû la reporter à la mi-mars à cause du fait que le niveau de l’eau est encore très haut sur le bras du fleuve pour atteindre l’île déserte qui est le site du festival. C’est pour éviter de mettre en danger les festivaliers que les organisateurs, en accord avec les autorités municipales et administratives, ont décidé de reporter d’un mois la manifestation.

Les initiateurs ont organisé à la période du 17 au 19 février à Koulikoro un atelier de réflexion dont le but était de développer des actions mutuelles et concrètes entre le Festival Ag’Na et d’autres organisations et acteurs du secteur de la culture sur toute l’étendue du territoire malien. C’est un expert en développement de Festivals et rencontres internationales, le comédien burkinabé Hassane Kassi Kouyaté, qui a animé cette rencontre. Il est aussi le président du jury du Festival de cinéma de la 4è édition de Ag’Na. Il a révélé que 20 films ont été sélectionnés sur 40 postulants venant des pays d’Afrique.

Cet atelier, qui a regroupé les partenaires locaux de Koulikoro et des opérateurs culturels de Bamako et bien sûr le Comité scientifique du festival, a permis de mettre en place des partenariats pour une prise en compte holistique du patrimoine culturel malien pendant le festival.

L’idée de la mise en place d’un village éphémère regroupant différents aspects merveilleux de notre patrimoine culturel en donnant de la place à toutes les organisations et acteurs culturels désirant participer au festival a été approuvée. En retour, Ag’Na contribuera également dans les actions et événements de ses partenaires dans un cadre de mutualisation des actions, des compétences jusqu’au financement des activités mutuelles.

Au sujet de la survie du Festival du cinéma, Fousseyni Diakité indique qu’il est en partenariat avec le Centre national de la cinématographie du Mali (CNCN) afin de réhabiliter l’ancienne salle de cinéma de la ville que l’état a rétrocédée au CNCM. Mieux, la salle de spectacle Siramory Diabaté est en train d’être remise en état. La collectivité cherche un partenaire dans le but d’y installer des équipements modernes pour la projection de cinéma. Ce qui permettra à la ville de Koulikoro de disposer de deux salles pour le grand plaisir des amateurs de cinéma, qui sont de plus en plus nombreux, pendant et après le festival dans la Capitale du Méguétan.

Pour ce qui est la partie musicale du festival, elle est l’émanation du célèbre Festival au désert qui réunissait annuellement de grandes sommités de la musique internationale dans le désert de Tombouctou. Son initiateur Mani Ansar tente de reproduire ce décor de rêve à Koulikoro. Ainsi, de nombreuses grandes stars étaient programmées initialement. Il faut préciser que des artistes de Koulikoro, Bamako et  d’autres stars internationales de la musique y seront présents.

 

Youssouf DOUMBIA

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