Le directeur général du CNCM (d) est l’auteur de la série Fanga
Il s’agit de trois épisodes
de la série Fanga ou pouvoir de Fousseyni Maïga, actuellement directeur général
du Centre national de la cinématographie du Mali (CNCM) et «365 jours au Mali»,
un documentaire co-réalisé par nos compatriotes Ladji Ly et Benkoro Sangaré dit
Ben.
Fanga, en compétition dans la catégorie des séries, raconte
l’odyssée d’un haut gradé de l’Armée qui entreprend de venger son père dont les
efforts n’auraient pas été reconnus par son pays. Il veut tout faire pour que
le candidat qu’il soutient à l’élection présidentielle soit élu afin d’assouvir
le noir dessein qu’il nourrit pour son peuple.
En face, il y a un président qui
veut rempiler pour un troisième mandat, interdit par la Constitution. Dans les
trois épisodes qui ont été projetés, on remarque que quatre femmes restent au cœur
du scénario : deux officiers de l’Armée qui assistent le haut gradé, une
riche femme d’affaires et une journaliste. À la fin de la projection, le réalisateur
Fousseyni Maïga a expliqué le dénouement. Les braves dames arriveront à mettre
fin au règne sanguinaire et prendront le pouvoir.
Comme toute bonne série, Fanga se caractérise par la maîtrise
de l’écriture du scénario, de l’intrigue qui maintient le spectateur dans le
suspens total à la fin de chacun des épisodes. Le jeu des acteurs aussi est intéressant
avec des grands comédiens maliens comme Fily Traoré (le colonel), Maïmouna
Doumbia (la capitaine Maï), Djénéba Diawara, Garibou Fama et Salif Samaké qui
joue le rôle de directeur de la douane.
Fousseyni Maïga a tenu à rendre un hommage mérité à ses
illustres devanciers dans le cinéma au Mali et particulièrement à Boubacar
Sidibé dont les nombreuses séries ont représenté notre pays dans la catégorie
cinématographique pendant plus de 5 éditions au Fespaco. Il souhaite que la
jeune garde de cinéastes s’inspire de ces grands réalisateurs.
Le cinéaste rappelle que les femmes ont toujours joué un
grand rôle dans la société malienne, notamment dans la vie politique et la
gestion de la cité. C’est pourquoi, il a voulu leur rendre hommage dans cette
fiction. Il insistera sur le fait que le scénario a été écrit bien avant les récents
coups d’Etat dans nos pays. C’est depuis 2018 qu’il a commencé à écrire, avec
son collègue Yacouba Kébé, le texte de cette série qui reste une chance pour le
Mali de décrocher un prix.
«365 jours au Mali», en lice dans la catégorie des documentaires, a été projeté dans une salle de la mairie centrale de Ouagadougou. Il retrace une période de crise de notre pays qui va de février 2012 à mars 2013. Le premier réalisateur, un Franco-malien, se révolte contre la manière dont les médias occidentaux traitent les informations concernant le Mali.
C’est ainsi qu’il décide de promener sa camera dans le Septentrion en
passant par la frontière du Burkina. Il se fait accompagner par un ex-membre de
la rébellion touareg du MNLA qui le conduit à travers des pistes sinueuses
jusqu’à Kidal.
Bencoro Sangaré, son co-réalisateur, suit minutieusement les
évènements politiques à Bamako jusqu’à la chute du président ATT, les premières
décisions des putschistes d’alors. Lui aussi trimbale sa camera de Bamako à
Mopti avant de regagner Tombouctou pendant l’occupation. Il arrive à filmer et à
interviewer des habitants et des djihadistes.
Ce film montre environ 80%
d’images inédites sur l’occupation du Nord entre 2012 et 2013. Des témoignages
poignants sur les différents aspects de la vie à Mopti avec la milice Ganda
Iso, les habitants de Gao, de Tombouctou et de Kidal sont très instructifs.
Le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga avant de quitter
Ouagadougou a visité le stand du Mali au Marché international du cinéma
d’Afrique (MICA), près du siège du Fespaco. Il était accompagné du ministre de
l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Andogoly
Guindo. Le chef du gouvernement a encouragé les professionnels du cinéma malien,
avant d’émettre le vœu de voir nos œuvres cinématographiques primées à cette édition.
Envoyé spécial
Youssouf DOUMBIA
La 5è édition du Salon international de l’artisanat du Mali (Siama) s’ouvre aujourd’hui dans notre pays sous le thème : «Artisanat, facteur de développement et de sauvegarde de notre identité culturelle» pour prendre fin le 7 décembre prochain..
Habibou Dembélé dit Guimba national a fait rentrer la comédie dans une autre dimension. Cet artiste arrive, avec une facilité déconcertante, à arracher le sourire à tout le monde.
Cette œuvre sera présentée par 333 jeunes en référence aux 333 Saints de Tombouctou. La répétition a commencé depuis fin octobre et elle relate les figures historiques des empires du Ghana, du Mali et du Songhaï avec des forgerons et des griots qui ont construit notre histoire.
Le Salon international de l’artisanat touareg, tenu du 18 au 23 novembre, a dédié la journée du samedi dernier au département des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine. La rencontre a été marquée par un panel sur le thème : secteur artisanal au Mali, alternati.
L’écrivain traditionnaliste, à travers son livre, intitulé : «Le Khasso traditionnel : coutumes et mœurs», lancé le 17 juillet dernier, met en lumière les repères culturels de cet espace linguistique dont il est le «Djeli», de par la bataille de Tumbifara. Dans cet ouvrage de 162 pa.
Le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l'Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé, a rencontré, lundi dernier dans ses propres installations, dans le cadre de l’Année de la culture, l’ambassadeur de la Palestine au Mali, Hassan Albalawi..