Kuma ou la parole en bamanankan sera
probablement le thème de la 14è édition des Rencontres africaines de la
photographie de Bamako. C’est en tout cas ce qu’envisage le nouveau Commissaire
général de l’événement, Lassana Igo Diarra.
Le promoteur de la Galerie d’art Médina n’est
pas un inconnu, car il avait déjà dirigé la 12è édition de cette même
manifestation. Il est également à l’origine de nombreuses expositions off
durant les précédentes éditions. Nommé la semaine dernière par arrêté du
ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du
Tourisme, il s’est aussitôt mis à la tâche. C’est ainsi qu’il a été reçu en
audience, mardi dernier, par le directeur général de l’Agence malienne de
presse et de publicité (Amap), Bréhima Touré.
Il était question avec le premier
responsable de la plus grande agence de presse et de publicité de notre pays,
des différentes possibilités de collaboration à la prochaine édition. L’Amap
dispose du plus grand et plus ancien fond photographique et possède 95% des
panneaux publicitaires sur le territoire national. L’Amap a également une
expérience avérée, car non seulement L’Essor (Le Quotidien national) a couvert
toutes les éditions précédentes, mais il a aussi organisé la 2è édition de la
manifestation.
Pour le nouveau commissaire des Rencontres
africaines de la photographie de Bamako, la prochaine consacrera les 30 ans de
la manifestation parce que la première ayant eu lieu en 1994. Il est donc idéal
de mettre en avant cette célébration à travers des archives de l’Amap. Mieux,
Lassana Igo Diarra compte procéder au lancement officiel de cette édition
symboliquement le 10 novembre prochain.
Il est aussi le fondateur des Éditions Balani’s, une structure à l’origine de plusieurs ouvrages de contes, bandes dessinées, romans, catalogues et livres, dont «Au cœur de Bamako» en 2017. Igor est membre du board de l’Association international des biennales (IBA).
Membre de Jury de plusieurs évènements artistiques et culturels dans le monde,
il a été commissaire de plusieurs expositions nationales et internationales
telles que «Le président Modibo Keïta et sa cadillac», «Konna
Blues», «60 Arts du Mali sacrifices ultimes» et «Mali Moto», etc.
Igo Diarra est membre actif de plusieurs associations et réseaux comme Arterial network. L’homme est également membre fondateur du Réseau Kya, le réseau des organisations culturelles du Mali et de l’Organisation malienne des éditeurs du Mali (Omel). Il est une personnalité bien connue et respectée de la communauté artistique et culturelle du Mali, d’Afrique voire du Monde.
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23è édition du Festival Clap Ivoire : Les résultats connus ce samedi
C’est la salle de cinéma du Sofitel hôtel
Ivoire d’Abidjan qui accueille depuis mercredi dernier des documentaires et
films de fiction en compétition pour cette édition. Selon les informations
reçues, le cru de cette année est de bonne qualité et la compétition est très
serrée. Le Mali est représenté par : «L’Appel de nuit» et «La Calebasse».
Ces productions de 13 minutes chacune représentent une réelle chance de monter
sur la plus haute marche du podium.
La 23è
édition du Festival de court métrage cinématographique de l’Union économique et
monétaire ouest-africaine (Uemoa), appelé Clap qui aura lieu à Abidjan a plutôt
commencé mercredi dernier contrairement à ce qui avait été prévu. Chacun des
huit pays de cet ensemble sous-régional propose un film de fiction et un
documentaire. C’est ainsi que le Centre national de la cinématographie du Mali
(CNCM) vient de choisir les films : «L’appel de nuit» de Ousmane Samassékou
pour la fiction et «La calebasse» de Daniel Oron pour le documentaire. Ces deux
productions durent chacune 13 minutes.
«L’Appel de nuit», une fiction écrite au
deuxième degré, accroche le spectateur dès les premières minutes. Le jeune
homme ne veut pas répondre à l’appel de la patrie qui est menacée par des
ennemis. Il ne veut pas s’engager dans l’armée pour défendre le pays de ses
ancêtres. Son grand père entreprend de le convaincre. Il lui rappelle les
règles et principes de la Charte de Kurukanfuga et le serment des chasseurs
traditionnels du Mandé. Car, pour le vieux chasseur et ancien combattant qu’est
le grand-père, s’engager dans l’armée est une tradition dans leur famille. Une
thématique inédite dans le cinéma.
Quant à «La calebasse», il met en scène un
ustensile de cuisine pour les femmes du Sahel, mais qui a beaucoup d’autres
utilités dans notre société traditionnelle. Cet ustensile de cuisine reste
indispensable encore de nos jours. Il est donc à la fois un objet traditionnel
et moderne et joue un rôle extrêmement important dans les pratiques
religieuses, divinatoires et occultes en Afrique.
Dans ce documentaire, tous les aspects de la question concernant la calebasse sont passés au peigne fin de deux grands spécialistes que sont Salia Malé, anthropologue, et Fodé Moussa Sidibé, professeur de littérature comparée et maître «donso». Notre pays est donc bien armé pour défendre sa réputation à ce rendez-vous du 7è art, car nos représentants ont déjà remporté près d’une dizaine de récompenses dont le grand prix Kodjo Ebouclé à plusieurs reprises.
Youssouf DOUMBIA
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