14è Rencontres africaines de la photo de Bamako : Lassana Igo Diarra revient aux commandes

L’organisation de la rencontre bénéficiera certainement de l’entregent et l’expertise de ce promoteur de galerie d’art. Celui qui a été plusieurs fois commissaire des expositions internationales est prêt à relever le défi

Publié vendredi 13 octobre 2023 à 06:12
14è Rencontres africaines de la photo de Bamako : Lassana Igo Diarra revient aux commandes

Kuma ou la parole en bamanankan sera probablement le thème de la 14è édition des Rencontres africaines de la photographie de Bamako. C’est en tout cas ce qu’envisage le nouveau Commissaire général de l’événement, Lassana Igo Diarra.


Le promoteur de la Galerie d’art Médina n’est pas un inconnu, car il avait déjà dirigé la 12è édition de cette même manifestation. Il est également à l’origine de nombreuses expositions off durant les précédentes éditions. Nommé la semaine dernière par arrêté du ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, il s’est aussitôt mis à la tâche. C’est ainsi qu’il a été reçu en audience, mardi dernier, par le directeur général de l’Agence malienne de presse et de publicité (Amap), Bréhima Touré.


Il était question avec le premier responsable de la plus grande agence de presse et de publicité de notre pays, des différentes possibilités de collaboration à la prochaine édition. L’Amap dispose du plus grand et plus ancien fond photographique et possède 95% des panneaux publicitaires sur le territoire national. L’Amap a également une expérience avérée, car non seulement L’Essor (Le Quotidien national) a couvert toutes les éditions précédentes, mais il a aussi organisé la 2è édition de la manifestation.

Pour le nouveau commissaire des Rencontres africaines de la photographie de Bamako, la prochaine consacrera les 30 ans de la manifestation parce que la première ayant eu lieu en 1994. Il est donc idéal de mettre en avant cette célébration à travers des archives de l’Amap. Mieux, Lassana Igo Diarra compte procéder au lancement officiel de cette édition symboliquement le 10 novembre prochain.

Il est aussi le fondateur des Éditions Balani’s, une structure à l’origine de plusieurs ouvrages de contes, bandes dessinées, romans, catalogues et livres, dont «Au cœur de Bamako» en 2017. Igor est membre du board de l’Association international des biennales (IBA).


Membre de Jury de plusieurs évènements artistiques et culturels dans le monde, il a été commissaire de plusieurs expositions nationales et internationales telles que «Le président Modibo Keïta et sa cadillac», «Konna Blues», «60 Arts du Mali sacrifices ultimes» et «Mali Moto», etc. 

 Igo Diarra est membre actif de plusieurs associations et réseaux comme Arterial network. L’homme est également membre fondateur du Réseau Kya, le réseau des organisations culturelles du Mali et de l’Organisation malienne des éditeurs du Mali (Omel). Il est une personnalité bien connue et respectée de la communauté artistique et culturelle du Mali, d’Afrique voire du Monde. 



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23è édition du Festival Clap Ivoire : Les résultats connus ce samedi

 

 

 

C’est la salle de cinéma du Sofitel hôtel Ivoire d’Abidjan qui accueille depuis mercredi dernier des documentaires et films de fiction en compétition pour cette édition. Selon les informations reçues, le cru de cette année est de bonne qualité et la compétition est très serrée. Le Mali est représenté par : «L’Appel de nuit» et «La Calebasse». Ces productions de 13 minutes chacune représentent une réelle chance de monter sur la plus haute marche du podium.

 La 23è édition du Festival de court métrage cinématographique de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa), appelé Clap qui aura lieu à Abidjan a plutôt commencé mercredi dernier contrairement à ce qui avait été prévu. Chacun des huit pays de cet ensemble sous-régional propose un film de fiction et un documentaire. C’est ainsi que le Centre national de la cinématographie du Mali (CNCM) vient de choisir les films : «L’appel de nuit» de Ousmane Samassékou pour la fiction et «La calebasse» de Daniel Oron pour le documentaire. Ces deux productions durent chacune 13 minutes.

«L’Appel de nuit», une fiction écrite au deuxième degré, accroche le spectateur dès les premières minutes. Le jeune homme ne veut pas répondre à l’appel de la patrie qui est menacée par des ennemis. Il ne veut pas s’engager dans l’armée pour défendre le pays de ses ancêtres. Son grand père entreprend de le convaincre. Il lui rappelle les règles et principes de la Charte de Kurukanfuga et le serment des chasseurs traditionnels du Mandé. Car, pour le vieux chasseur et ancien combattant qu’est le grand-père, s’engager dans l’armée est une tradition dans leur famille. Une thématique inédite dans le cinéma.

Quant à «La calebasse», il met en scène un ustensile de cuisine pour les femmes du Sahel, mais qui a beaucoup d’autres utilités dans notre société traditionnelle. Cet ustensile de cuisine reste indispensable encore de nos jours. Il est donc à la fois un objet traditionnel et moderne et joue un rôle extrêmement important dans les pratiques religieuses, divinatoires et occultes en Afrique.

 Dans ce documentaire, tous les aspects de la question concernant la calebasse sont passés au peigne fin de deux grands spécialistes que sont Salia Malé, anthropologue, et Fodé Moussa Sidibé, professeur de littérature comparée et maître «donso». Notre pays est donc bien armé pour défendre sa réputation à ce rendez-vous du 7è art, car nos représentants ont déjà remporté près d’une dizaine de récompenses dont le grand prix Kodjo Ebouclé à plusieurs reprises.

Youssouf DOUMBIA

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