Des activités culturelles et artistiques étaient au menu de la rencontre
L’événement, plus qu’une fête populaire, est un véritable brassage culturel qui a enregistré la présence du représentant du ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Amadou Diabaté, et de certains collaborateurs. Ce rendez-vous culturel majeur a aussi mobilisé une forte communauté Mamaala et d’autres communautés, notamment les bwas, peuls, sénoufos et miniankas. La communauté «gana», leurs cousins à plaisanterie, était l’invitée d’honneur.
L’événement s’inscrit en droite ligne de la vision du Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta, qui a décrété 2026 Année de «l’Éducation et de la Culture».
Après Koutiala, Somasso et Kimparana, l’édition de 2026 a été confiée à Yorosso pour respecter la tradition de l’organisation au niveau des différentes zones des miniankas. Pendant 4 jours, la ville de Yorosso a vibré au rythme de la culture mamaala. Les artistes du terroir ont exprimé leur talent et donné une dimension particulière à l’événement. En plus, d’autres activités culturelles et artistiques étaient au menu de la rencontre.
On pouvait retenir le Niôgo de Diaramana, instrument dédié à la cohésion sociale et au vivre-ensemble, le Lô du menamba de la communauté bwa (société secrète), le Zangré du Cercle de Yorosso, danse spécifique des miniankas, ainsi que le balafon du Ganadougou. Des conférences-débats sur la cosmogonie minianka et d’autres activités de valorisation de la langue ont permis à la jeune génération de s’imprégner des qualités et des vécus des miniankas.
Le conférencier Yacouba Daou a rappelé que l’identité culturelle du Mamaala repose sur un schéma à savoir, sa cosmogonie. Amadou Diabaté a exprimé l’engagement du ministère en charge de la Culture et salué l’initiative qui cadre avec sa vision. «La zone du Mamaala est une localité riche en patrimoine culturel. Imaginez un festival regroupant 68 communes au nom de la cohésion sociale et du vivre-ensemble, c’est un événement salutaire», a déclaré Amadou Diabaté.
Quant au président du Mouvement ensemble pour le Mamaala, Kloussama Goïta, il a ajouté : «La célébration de la Semaine nationale du Mamaala dans le Miankala a un grand sens : rassemblement, échanges, savoir, retrouvailles, développement et reconnaissance entre toute la communauté», a-t-il rappelé. Kloussama Goïta a poursuivi en disant que malgré les défis sécuritaires, l’implication des Forces de défense et de sécurité a permis la tenue de l’événement. Toute la communauté Mamaala s’est engagée à défendre sa culture et à valoriser ses langues comme marque d’identité».
La particularité de cette rencontre culturelle est son caractère instructif et éducatif, car chaque édition se conclut avec des recommandations pertinentes. Ainsi, la présente a retenu la création d’un espace Mamaala dans chaque village et la matérialisation de la langue locale. Les participants venus de toutes les localités du pays, ont témoigné de leur attachement à la pérennisation de cette célébration qui établit le dialogue entre eux, mais aussi avec d’autres communautés.
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