Des masques en prestation lors de l’événement
On notait la présence de Sékou Coulibaly, président de l’Association des masques et marionnettes de Koulouninko (AMMK), des membres de la commission d’organisation, des représentants des quartiers voisins et plusieurs invités. Parrainée par Ckeick Sidi Bengaly, la rencontre a été une opportunité de retrouvailles pour les populations des 4 quartiers (Lassa, Koulouninko, Sokonafing et Guirinkounbé) partageant les mêmes intérêts pour les masques et marionnettes
Tous étaient au rendez-vous annuel de Koulouninko. Vieux, jeunes, femmes et enfants, habillés en uniforme de la fête. Sur place, on pouvait voir le drapeau national, affiché sur les entrées de la place publique. Le représentant du chef de quartier de Koulouninko, Mincoro Coulibaly, a exprimé l’engagement des autorités traditionnelles à sauvegarder cette pratique culturelle qui existe depuis plus d’un siècle. «Toutes les actions peuvent être permises aujourd’hui, sauf voler et se battre», a révélé l’autorité traditionnelle avant d’expliquer l’intérêt de cette fête et le rôle des masques dans la vie de la population de Koulouninko. Il a remercié les quatre quartiers pour leur implication dans la réussite de la fête.
Pour sa part, le président d’honneur de l’AMMK, Sounkalo Coulibaly, a exprimé la ferme volonté de continuer cette fête traditionnelle qui reste un véritable pont entre jeunes et vieux. C’est aussi une actions de développement qui a permis à notre quartier d’améliorer les conditions de vie comme l’agrandissement des voies d’accès du quartier et la réalisation de notre pont. C’est également une action de solidarité qui permet regrouper tous autour de notre patrimoine.
Il a salué la participation des représentants des quatre quartiers et les membres de la commission d’organisation qui ont contribué à la réussite de cette rencontre et la promotion de notre identité à savoir les masques et marionnettes. Et de donner des précisions sur les masques et marionnettes comme Gneleny, Jama Djigui, So fintrouma. «Chaque année, nous choisissons la date de l’événement avant la saison des pluies.
Après cette phase d’intervention, les masques ont commencé à sortir et le top départ a été donné par la prestation de l’hyène qui sert à chasser les mauvais esprits. Ainsi, suivra la prestation des masques et marionnettes comme gneleny, l’oiseau, jama djigui et autres masques en compagnie des danseurs et chanteuses. C’était une occasion pour les vieux de plus de 70 ans d’esquisser quelques pas de danse et d’exprimer leur engagement pour la défense de notre identité.
Au-delà de son caractère culturel, la sortie des masques et marionnettes marque l’encouragement des jeunes à relever les défis du quartier. Chaque masque ou marionnette a un sens et explique une situation pour le bien de notre communauté.
L’édition de cette année a vécu et rendez-vous est pris pour l’année prochaine sur la même place.
Amadou SOW
Face à la modernité et la contrefaçon, les tisserands lancent un cri de détresse aux autorités afin qu’elles s’impliquent pour sauver leur métier du naufrage collectif et préserver du coup un patrimoine manufacturier traditionnel inestimable.
En reconnaissance de l’importance du rôle des légitimés traditionnelles dans la société et dans le souci de leur doter d’un espace dédié à la tenue de leurs activités, le président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta a decidé d’offrir à chacune des régions adm.
Marquée par une série d’échanges entre les photographes, la journée a été un véritable champ de diagnostic et de propositions de relance du secteur.
Si certains photographes de première génération ont connu le succès sur le plan international, d’autres ont passé toute leur vie sans pour autant connaître le show-biz de l’art contemporain. C’est le cas de notre compatriote feu Souleymane Sarr, qui a consacré sa vie au service de la ph.
Profondément passionné par son art visuel, il y a déjà consacré des années pour l’illustration des articles de presse du Quotidien national (L’Essor) qui est un produit phare de l’Amap et à la préservation de la mémoire nationale.
On pourrait penser que rien ne prédestinait Seydou Camara à la photographie surtout avec son cursus scolaire, mais c’est s’y méprendre parce que ce natif de Ségou, la 4è région du Mali, avait la passion de la photographie chevillée au corps et depuis sa tendre enfance..