C’est parti, depuis hier, pour la campagne
contre les deux cancers du sein et du col de l’utérus (les plus mortels pour la
femme). La ministre de la Santé et du Développement, Mme Diéminatou Sangaré, a
donné le coup d’envoi de cette 2è édition d’octobre rose à Korofina au Centre
de santé de référence de la Commune I, en présence de la coordinatrice du
projet oncologie de «Médecin sans frontières»
(MSF) au Mali, Mme Balki Harouna, et de différents acteurs de la lutte
contre le cancer.
Cette campagne qui s’étend sur tout le mois
d’octobre est réalisée chaque année, en collaboration avec le MSF, pour
permettre non seulement de renforcer la lutte contre le cancer du sein et celui
du col de l’utérus, mais aussi promouvoir le dépistage actif.
La campagne vise aussi à faire le
dépistage de ces cancers chez 10.000 femmes et à assurer le traitement des
lésions précancéreuses pour prévenir leur évolution vers ces tueurs silencieux.
Il s’agit aussi d’assurer un traitement efficace et le plus précocement
possible en référant les cas confirmés des cancers du sein et du col utérin
vers le Centre hospitalo-universitaire (CHU) du Point G.
Depuis trois ans, MSF a décidé d’accompagner
les autorités, les associations et la population dans le combat contre ces
redoutables maladies qui affectent la gent féminine. Au cours de la période,
l’organisation a appuyé les efforts de dépistage de plus de 191.000 femmes contre les cancers du sein et du col
de l’utérus. Elle a aussi participé à la prise en charge de plus de 1.700 cas
des deux cancers.
Il faut aussi dire qu’il y a eu plus de 1.200
consultations et soins palliatifs. En outre 50 femmes sont en rémission
complète. MSF a effectué 1.300 visites à domicile chez les femmes atteintes de
cancer.
La coordinatrice a ajouté que toute l’année,
il est possible pour les femmes de bénéficier d’un dépistage gratuit du cancer
du sein et du col de l’utérus dans les 6 Csref et dans les Centres de
santé communautaire (Cscom) de Bamako et dans le cadre du Programme «Weekend
70», dont son organisation est partenaire.
Dans le cadre d’octobre rose son organisation
compte étendre l’accès au dépistage en
Commune I et dans d’autres communes. Le dépistage sera gratuit tous les jours
dans 30 centres de santé, y compris les Csref. «Des soignantes vont aussi faire
le porte à porte dans les quartiers pour réaliser des examens mammaires et
expliquer aux femmes comment faire soi-même l’autopalpation mammaire
régulièrement», a-t-elle déclaré. Et de profiter de l’occasion pour dire que le
cancer n’est pas une fatalité et qu’il y a de l’espoir et des traitements
efficaces et disponibles lorsque cette maladie est détectée tôt.
Selon la ministre de la Santé et du
Développement, le cancer du col de l’utérus occupe le 1er rang des cancers
féminins avec une fréquence de 26,6% et une incidence de 49,3 pour 100.000
habitants au Mali. Notre pays a enregistré 2.450 cas en 2020. L’infection au
papillomavirus humain (HPV) est considérée comme la plus courante des
infections sexuellement transmissibles. Le HPV est présent dans près de 95% des
cancers infiltrant, 90% des lésions de haut grade et 70% des lésions de bas
grade.
Malgré les efforts consentis, la maladie gagne
du terrain. Pour preuve, le taux de couverture de la population cible en
dépistage est inférieur à 5%. La conséquence de ces insuffisances est que
chaque année plus de 2.000 cas de cancers du col sont recensés au Mali et 1.700
en meurent chaque année.
Diéminatou Sangaré a expliqué que c’est dans
cette logique que nous avons initié cette présente campagne dont
«Weekend70 » qui a pour objectif principal de contribuer à la lutte contre
le cancer du col de l’utérus au Mali. Malgré ces insuffisances, quelques
résultats éloquents avec les campagnes précédentes en l’occurrence «Weekend
70», entre le 1er janvier 2010 et le 31 décembre 2020, il faut préciser que
336.298 cas de dépistage du cancer du col dans le District de Bamako ont été
réalisés.
Vu la pertinence de l’activité, a-t-elle souligné, une réflexion est en cours pour «institutionnaliser le mois d’octobre comme mois de lutte contre le cancer de la femme». En attendant, la ministre a exhorté tout le personnel socio-sanitaire à s’impliquer dans la campagne.
Fatoumata NAPHO
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