Notre santé, Ramadan : Ce qui arrive à notre corps pendant le jeûne

Durant le mois de Ramadan, notre organisme commence petit à petit à s’adapter à la pratique du jeûne. Cela grâce à nos capacités et aux mécanismes du corps humain.

Publié lundi 17 avril 2023 à 05:43
Notre santé, Ramadan : Ce qui arrive à notre corps pendant le jeûne

Dr  Ousmane Yaya Touré

 

En effet, nous arrivons à trouver des sources alternatives d’énergie durant la journée et de reconstituer des réserves énergétiques à la rupture du jeûne. Alors comment fonctionne notre corps pendant ce mois béni ? Dr Ousmane Yaya Touré, médecin généraliste au Centre hospitalo-universitaire (CHU) Gabriel Touré et coach en éducation sanitaire explique que notre corps fonctionne durant tout ce mois de façon spectaculaire. L’organisme reconstitue ses réserves après la rupture. «C’est ce qui nous permet de pouvoir jeûner tout en restant en bonne santé», souligne-t-il.

Il faut préciser que le corps humain a besoin d’énergie. Et cette énergie est puisée dans notre alimentation qui nous fournit un ensemble de macros et de micros nutriments essentiels à notre santé et bien-être. Selon le spécialiste, notre corps entre dans un «état de jeûne» huit heures environ après le dernier repas. C’est-à-dire au moment où les intestins finissent d’absorber les nutriments contenus dans les aliments. Tout d’abord le corps se tourne vers le glucose stocké dans le foie et les muscles pour continuer à fournir de l’énergie. Le glucose est considéré comme la principale source d’énergie de notre corps.

Une fois les réserves de glucoses épuisées, la graisse devient la prochaine source d’énergie de l’organisme. Ce mécanisme ne survient que tard dans la journée. Dr Touré dit qu’après avoir épuisé les réserves de glycogène du foie, le corps s’approvisionne en sucre directement dans sa masse musculaire où, on peut retrouver quatre à cinq fois plus de glycogène que dans le foie. En additionnant toutes ces réserves, le médecin précise qu’une personne avec des réserves en glycogène à 100% aurait théoriquement suffisamment d’énergie pour soutenir un effort d’environ cinq heures sans manger.

 Mais lorsque le taux de sucre commence à baisser cela va favoriser le développement des maux de tête, étourdissements, nausées et même une mauvaise haleine. C’est à ce moment-là que le niveau de faim devient plus élevé.

À partir du 3è au 7è jour, le corps commence à s’adapter au jeûne. Mais, il faut faire attention à la déshydratation. La consommation réduite de liquides pendant le jeûne doit être rattrapée entre les jeûnes, sinon la transpiration peut entraîner une déshydratation. C’est pourquoi, le praticien hospitalier conseille en ce moment d’avoir un régime équilibré composé de nutriments, de protéines, de sels et d’eau.

C’est à partir de la deuxième moitié du Ramadan, qu’on peut dire que le corps s’est complètement adapté au jeûne. Certaines parties du corps (colon, foie, reins et peau) commencent en ce moment une cure de détoxication. Le corps est nettoyé des vieilles cellules, des graisses, des déchets et des toxines.

Par ailleurs, le toubib soutient que le jeûne qui consiste à s’abstenir de toute nourriture et toute boisson durant une période de la journée est un véritable remède pour notre corps. Il peut contribuer à la prévention des maladies, favoriser la gestion de la glycémie. Autrement dit, c’est une bonne hygiène de vie.

Fatoumata NAPHO

Lire aussi : Circonscription de Djenné : Une frappe ciblée contre des éléments terroristes

Les Forces armées maliennes (FAMa) ont mené, le 28 novembre dernier, une frappe ciblée contre des éléments terroristes regroupés à proximité de Sounga-Marka, dans la circonscription de Djenné..

Lire aussi : Approvisionnement en hydrocarbures : Après le protocole, cap sur la fluidité totale

Le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, a présidé ce jeudi 27 novembre 2025 la 7è rencontre hebdomadaire avec les acteurs du Groupement professionnel des pétroliers (GPP) et du Groupement malien des professionnels du pétrole (GMPP), une semaine après la signature d.

Lire aussi : Crise du carburant : Bamako tourne la page

Il n’y a plus de longues files dans les stations-service de la capitale. Les clients sont servis à la minute près. La circulation est revenue à la normale et les Bamakois vaquent paisiblement à leurs occupations. C’est le constat fait hier par nos équipes de reportage.

Lire aussi : Lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles : Disons halte au fléau

La campagne 16 jours d’activisme contre les violences faites aux femmes et aux filles a été initiée dans le cadre de la Journée internationale de lutte contre ce phénomène. Il ressort des données du Système des Nations unies que la violence numérique touche entre 16% et 58% des femmes et .

Lire aussi : Crise d’adolescence : Du fil à retordre pour les parents

Propre à la puberté, sa mauvaise gestion est marquée par un manque de communication avec les enfants, l’inaptitude à faire face à leurs problèmes personnels et des pratiques de maltraitance à leur égard. Ce qui peut souvent aboutir à des fugues régulières, des grossesses non désirées .

Lire aussi : Kidal : Des terroristes et moyens logistiques traités avec succès par l'armée

A l'issue des opérations menées hier vendredi, l'ėtat-major général des Armées a indiqué dans un communiqué rendu public ce samedi que des terroristes regroupés ont été neutralisés en plus de la destruction d'un véhicule camouflé.

Les articles de l'auteur

Journée mondiale du souvenir des victimes de la circulation routière : Les ministres Madina Sissoko et Assa Badiallo Touré au chevet des victimes d’accidents

La ministre des Transports et des Infrastructures, Mme Dembélé Madina Sissoko, accompagnée de sa collègue de la Santé et du développement social, le Colonel-major Assa Badiallo Touré, était hier à l’hôpital Gabriel Touré pour remettre un important lot de kits de premier secours et de médicaments pour la prise en charge des victimes des accidents de la route..

Par Fatoumata NAPHO


Publié vendredi 28 novembre 2025 à 08:45

Notre santé, Santé générale et bucco-dentaire : Tout commence par la bouche

«Tout commence par la cavité buccale», selon le Pr Ousseyni Diawara odontostomatoligiste au Centre hospitalo-universitaire centre national d’odontostomalogie (CHU-CNOS)..

Par Fatoumata NAPHO


Publié lundi 17 novembre 2025 à 08:40

BNDA : Un geste pour faire battre le cœur des enfants souffrant de malformations cardiaques

La Banque nationale de développement agricole (BNDA) vient de remettre un chèque de 15 millions de Fcfa à l’hôpital mère-enfant, «Le Luxembourg», pour la prise en charge des enfants souffrant de malformations cardiaques. Cette somme est destinée à la prise en charge chirurgicale de 5 enfants..

Par Fatoumata NAPHO


Publié vendredi 14 novembre 2025 à 14:49

Stress : Personne n’est hors d’atteinte

Le stress est une réponse physiologique de l’organisme face à une situation de menace ou de pression. Donc on ne peut l’éviter comme le souligne si bien le psychologue, Emmanuel Kamaté qui le définit comme une réaction naturelle de l’organisme..

Par Fatoumata NAPHO


Publié lundi 10 novembre 2025 à 08:28

Post-partum ou suites de couches : La consultation post-natale est vitale

Le post partum ou suites de couche désignent la même période qui suit l’accouchement. Le gynécologue obstétricien, Dr Daouda Camara, explique que c’est la 3è partie de l’obstétrique. Il s’agit d’une période qui va de l’accouchement jusqu’au retour des couches (première menstruation normale). Il explique que c’est une période qui s’étend de 6 à 8 semaines. C’est ce qu’on appelle selon l’expression consacrée (la quarantaine)..

Par Fatoumata NAPHO


Publié lundi 27 octobre 2025 à 09:23

Crise de carburant : Des hôpitaux de Bamako à l’abri

Dotés d’installations solaires dans le cadre des œuvres sociales du Président de la Transition, beaucoup d’établissements de soins de la capitale ne ressentent pas la crise de carburant à laquelle notre pays est confronté depuis un temps. Nous avons fait le tour de la ville pour faire le constat.

Par Fatoumata NAPHO


Publié jeudi 23 octobre 2025 à 13:01

Malformation ano-rectale : Une pathologie congénitale chez l’enfant

La malformation ano-rectale serait assez répandue même si on trouve qu’elle est sous diagnostiquée. En tout cas, certains spécialistes pensent qu’elle représente un réel problème de santé publique. Dr Mohamed Kassoum Djiré, chirurgien pédiatre au Centre hospitalier–universitaire (CHU) Gabriel Touré explique que c’est une maladie congénitale chez l’enfant, autrement dit il nait avec..

Par Fatoumata NAPHO


Publié lundi 20 octobre 2025 à 13:01

L’espace des contributions est réservé aux abonnés.
Abonnez-vous pour accéder à cet espace d’échange et contribuer à la discussion.
S’abonner