Au marché de Gao, les populations vaquent à leurs occupations
Une
éclaircie à l’horizon ? S’interroge le Fonds monétaire international
(FMI), dans son rapport d’octobre sur les «perspectives économiques
régionales pour l’Afrique subsaharienne». Une chose est sûre, l’année qui
s’achève a été plutôt terne pour les pays d’Afrique subsaharienne sur le plan
économique.
«Le choc inflationniste survenu à la suite de la guerre entre la
Russie et l’Ukraine a suscité des hausses de taux d’intérêt dans le monde entier,
ce qui a entraîné un ralentissement de la demande internationale, une hausse
des écarts de rendement sur les obligations souveraines et des pressions
persistantes sur les taux de change», selon l’institution de Bretton Woods. Il
en résulte que la croissance en 2023 devrait chuter pour la deuxième année
consécutive, en s’établissant à 3,3% contre 4,0% l’an passé.
Cependant,
il y a de la lumière à l’horizon. En particulier, les indicateurs montrent que
l’activité commence à reprendre dans un large éventail de pays et les
déséquilibres macroéconomiques se résorbent. Le FMI prévoit donc que la
croissance s’accélèrera jusqu’à 4% l’année prochaine. Les pays pauvres en
ressources naturelles devraient afficher de solides résultats.
Mais ce rebond à
4% n’est pas garanti. Alors, pas de quoi
céder au triomphalisme tant des défis existent. Les pays doivent poursuivre
avec les réformes, lutter contre l’inflation et stabiliser les taux de change.
«Si les réformes tardent à se faire, que l’instabilité politique s’accroît dans
la région ou qu’un risque extérieur se matérialise (notamment en raison du
ralentissement de l’économie chinoise), la croissance pourrait être
compromise», prévient le FMI.
En effet,
l’inflation est toujours trop élevée : plus de 10 % dans 14 pays et
continue de dépasser la fourchette visée dans la quasi-totalité des pays qui se
sont explicitement fixé un objectif en la matière. Aussi, la région continue de
subir de considérables pressions sur ses taux de change. Les facteurs de
vulnérabilité liés à l’endettement demeurent, eux aussi, élevés. «La pénurie de
financement n’est pas terminée : les taux des emprunts sont toujours élevés et
les dettes sont difficiles à refinancer. De plus, la moitié des pays à faible
revenu de la région sont surendettés ou risquent fort de le devenir»,
constatent les experts du Fonds monétaire.
Dans ce contexte, l’institution estime que la priorité pour l’action publique devrait consister d’abord à faire baisser l’inflation. Dans les pays où elle est élevée, mais en diminution, une «pause» peut se justifier. Il s’agit alors de maintenir les taux à leurs niveaux actuellement élevés tant que le taux d’inflation n’aura pas clairement commencé de converger vers sa valeur cible. Et dans les pays où l’inflation augmente encore, il «peut s’avérer nécessaire de poursuivre le resserrement de la politique monétaire tant que l’inflation n’aura pas visiblement marqué le pas», recommande-t-on dans le rapport.
DÉPENSER
DE MANIÈRE STRATÉGIQUE- Ensuite, seconde priorité, il faudra gérer les
pressions sur les taux de change. Dans les pays en régime de change fixe,
l’orientation de la politique monétaire doit correspondre à celle du pays à la
monnaie duquel la leur est arrimée, afin de préserver la stabilité extérieure
et d’empêcher de nouvelles baisses du niveau des réserves. Par contre, dans les
pays en régime de change flottant, les experts estiment qu’il faut laisser les
monnaies fluctuer autant que possible, «dans la mesure où il peut s’avérer
coûteux de résister à des évolutions dictées par des paramètres fondamentaux de
l’économie».
«Cet ajustement doit s’accompagner d’autres mesures : resserrement de la politique monétaire pour maîtriser l’inflation, soutien ciblé en faveur des pauvres, réformes structurelles pour renforcer le secteur des exportations, et rééquilibrage des comptes publics», précisent-ils.
Troisièmement,
les pays doivent honorer les remboursements de dette tout en se ménageant des
marges de manœuvre pour les dépenses de développement.
En effet, dans une
grande partie des pays de la région, la politique budgétaire doit s’adapter à
la baisse des financements et à la multiplication des facteurs de vulnérabilité
liés à l’endettement. Pour y parvenir, il convient d’accroître les recettes
intérieures, de dépenser de manière stratégique, d’emprunter prudemment et
d’ancrer la politique budgétaire dans un cadre crédible à moyen terme. Dans le
petit nombre de pays dont la dette n’est pas viable, il peut également s’avérer
nécessaire de procéder à des restructurations.
En plus, les pays riches en ressources naturelles, y compris le Mali, devront travailler à améliorer les niveaux de vie et le potentiel de croissance. Ce qui passera par d’ambitieuses réformes structurelles pour favoriser la croissance du revenu par habitant, notamment en investissant dans l’éducation, en assurant une meilleure gestion des ressources naturelles. Mais également par l’amélioration du climat des affaires et l’adoption des solutions numériques.
La
Banque africaine de développement (Bad) tablait elle aussi sur une croissance
de 4% en Afrique. Fin novembre, elle a révisé ses prévisions macroéconomiques
pour l’année finissante et celle à venir : 3,4 au lieu de 4,0% en 2023 et 3,8
et non 4,3 % en 2024. Les nouvelles données ont été publiées dans la mise à
jour du rapport sur les «Performances et perspectives macroéconomiques de
l’Afrique 2023» (MEO) qui fait suite au rapport «Perspectives économiques 2023
en Afrique» divulgué en mai dernier.
La révision à la baisse est attribuée à de
multiples facteurs : les effets persistants et à long
terme de la
Covid-19, les tensions et
conflits géopolitiques, les chocs
climatiques, le ralentissement de l’économie
mondiale et l’espace budgétaire restreint
pour répondre de manière adéquate aux chocs et préserver
l’activité économique.
Sur le court
terme, la mise à jour du MEO exhorte les pays africains à poursuivre la mise en
œuvre des politiques monétaires restrictives pour contenir l’inflation. Cela
devrait être soutenu par des politiques budgétaires qui favorisent la
diversification économique et éliminent les contraintes liées à l’offre.
Le
nouveau référentiel, à moyen et long terme, appelle les gouvernements à
intensifier les investissements efficaces dans le capital humain et les
infrastructures physiques afin de stimuler la productivité, de relancer la
croissance économique et de créer des opportunités pour un développement plus
inclusif et durable.
Synthèse
Issa DEMBELE
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