Amidou Oumar Koné sur le site des personnes déplacées à Ségou
Ce «soldat de l’information» s’est éteint, vendredi dernier, à la suite d’un tragique accident de circulation en regagnant ses terres natales après avoir passé quatre jours dans la Capitale des Balazans. Il y était dans le cadre d’un atelier organisé par l’Amap avec l’appui du Fonds des nations unies pour l’enfance (Unicef), l’Onu-Femme et le Groupe de communication et de plaidoyer humanitaire.
Le doyen a consacré sa vie à à l’information des autres. Comme on le dit dans le jargon, il est «mort la plume à la main». Cette intelligence n’écrira plus une seule phrase dans les colonnes du Quotidien national qu’il a loyalement servi à travers l’Agence de presse de l’Amap.
La nouvelle de sa mort a été lourdement ressentie par le monde de la presse en général et ses collègues de l’Amap en particulier avec qui, il a passé les derniers instants de sa vie d’ici-bas. Il avait quitté ceux-ci pour rejoindre sa famille. Malheureusement, la grande faucheuse est passée par là. Cet homme qui a tiré définitivement sa révérence, c’est lui qui a lu la motion de remerciement des participants à la clôture de l’atelier.
Sociable, il était affectueusement appelé Chef de village par les participants. Ceux-ci, sans exception, gardent de lui, l’image d’un homme affable, exceptionnel, sage, disponible et profondément humain.
à l’Amap où Amidou Oumar Koné a travaillé pendant plus d’une trentaine d’années, ses collègues témoignent de ses qualités humaines et professionnelles. En tant que correspondant, il a su s’imposer par la qualité de son travail, son abnégation et son sens élevé du devoir.
Kader Maïga, rédacteur en chef de l’Agence de presse de l’Amap témoigne de sa disponibilité, de son dévouement et de ses compétences. «Il était en de bons termes avec l’administration. On n’a jamais reçu une quelconque plainte le concernant. Il a toujours bien fait son job avec abnégation». Ses proches aussi ont témoigné de sa sociabilité, son franc-parler et de ses qualités humaines. Quelqu’un qui se sacrifie pour son camarade. Il avait une philosophie toute faite sur l’humain auquel il accorde toujours la plus grande importance. «Amidou Oumar Koné fut le premier correspondant de l’Amap à Macina. Je l’ai remplacé un moment avant qu’il ne revienne prendre sa place. Il était impeccable, sociable et s’est beaucoup battu pour le développement de sa localité», assure Adama Bilaly Traoré, enseignant à la retraite et ancien correspondant de l’Amap à Macina.
Né en 1953 à Kokry dans le Cercle de Macina, Amidou Oumar Koné est à la base un enseignant de physique et chimie. Il a d’abord rodé ses méthodes dans l’enseignement fondamental, notamment au niveau du second cycle. Il fut aussi membre d’un syndicat affilié à l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM), président de la Chambre d’agriculture locale et membre de l’Association pour le développement de Macina. Autant dire qu’il a eu aussi une vie associative assez remplie. Celui qui fut également 3e adjoint au maire de la Commune urbaine de Macina s’est battu corps et âme pour le développement de Macina.
Du haut de ses 71 ans, Amidou Oumar Koné s’en est allé laissant derrière lui une veuve et 7 orphelins durement éplorés. Il a été accompagné à sa dernière demeure au cimetière de Macina samedi par une foule nombreuse de parents, amis et collaborateurs. Dors en paix doyen !
Aminata Dindi SISSOKO / AMAP - Ségou
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