La «faute», au Niger et au Burkina Faso qui ont barré la route aux deux pays, à l’issue du deuxième et dernier tour des éliminatoires de la compétition. Le Mena Local (surnom de la sélection locale du Niger, ndlr) s’est qualifié, grâce au match nul 0-0, obtenu vendredi dernier au stade du 26 Mars face au Togo (1-1 à l’aller disputé au Togo) et 24h plus tard au même stade de Yirimadio, les étalons Locaux (surnom de la sélection locale du Faso, ndlr), ont validé leur ticket, en s’imposant 4-2 aux tirs au but devant les Eléphants Locaux de Côte d’Ivoire.
Si la qualification du Niger n’a surpris personne, force est d’admettre que peu de gens auraient parié sur la sélection du Faso qui avait perdu 2-0 lors de la manche aller, disputée au stade Félix-Houphouët Boigny d’Abidjan. Mais samedi au terme d’un match héroïque, les joueurs du pays des Hommes intègres ont créé la sensation, en s’imposant 2-0 face à leurs adversaires, avant de l’emporter 4-2 dans la séance des tirs au but.
Nigériens et Burkinabè seront donc présents à la phase finale du CHAN, Ouganda, Kenya et Tanzanie 2025 et on peut dire que le Mali a porté chance aux deux sélections qui ont choisi notre pays pour recevoir leur adversaire respectif de ce deuxième et dernier tour des éliminatoires de la compétition. Un choix jusdicieux de bon voisinage et surtout d’appartenance des trois pays de la Confédération des états du Sahel (AES). Il faut rappeler que pour le moment, le Niger et le Burkina Faso ne disposent pas de stades homologués par la Confédération africaine de football (CAF) raison pour laquelle, les compétitions africaines et FIFA des deux pays sont délocalisées dans d’autres pays.
Le Burkina Faso et le Niger ne sont pas les seules nations dont les matches ont été délocalisés cette année au Mali. Le Hafia de Conakry et Milo (Guinée) ont également porté leur choix sur le Mali pour abriter leurs matches des préliminaires de la Coupe de la Confédération (contre l’étoile filante de Ouagadougou) et de la Ligue des champions d’Afrique (face à Nouadhibou FC de Mauritanie). Ces deux matches se sont également disputés au stade du 26 Mars, le Hafia a été éliminé par les Stellistes de Ouagadougou, alors que Milo s’est qualifié pour les éliminatoires.
Tout en espérant que Nigériens, Burkinabè et Guinéens auront bientôt des stades homologués par la CAF et la FIFA, on va rassurer toutes les autres nations qui sont dans la même situation que le Mali sera toujours disponible pour offrir ses services à ceux qui le solliciteront. Notre pays sait toujours prendre soin de ses hôtes et notre hospitalité légendaire n’est plus à démontrer. Mais au-delà de son hospitalité légendaire, le Mali peut se targuer de faire partie du cercle restreint des pays africains qui offrent les meilleures infrastructures sportives à ses hôtes.
En effet, en plus du stade du 26 Mars qui peut accueillir plus de 50.000 spectateurs, notre pays dispose de cinq autres stades aux normes internationales, dont quatre à l'intérieur du pays que sont le stade Abdoulaye Makoro Sissoko de Kayes, le stade Amary Daou de Ségou, le stade Babemba Traoré de Sikasso et le stade Barema Bocoum de Mopti. Tous ces sites ont été totalement rénovés par les autorités de la Transition qui ont également entrepris de faire la même chose pour le stade Modibo Keïta et le stade Ouezzin Coulibaly et de construire un nouveau stade à Tombouctou.
Soulemane Bobo TOUNKARA
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