L’opération spéciale d’immatriculation des motos et de tricycles, lancée par le ministère des Transports et des Infrastructures, démarre ce lundi 15 juin 2026 sur toute l’étendue du territoire national. Afin de faciliter les démarches des usagers, le département, à travers la Direction générale des transports, a mis en place plusieurs centres dédiés à cette opération.
Dans le District de Bamako, les propriétaires de motos ou de tricycles peuvent effectuer les formalités à la Direction régionale des transports de Sogoniko, à la cour de la SOPAFER à Darsalam, à la Subdivision des transports de Sotuba (Zone industrielle), à la mairie d’Ouezzin à Kanadjiguila, à Moribabougou, au Centre de formation de Tabakoro (cour des Eaux et Forêts) ainsi qu’à Kalaban Coro. Des centres ont également été ouverts dans les Régions de Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ségou, Mopti, Tombouctou, Gao, Kita, Nioro, Nara, Dioïla, Bougouni et Koutiala, afin de permettre aux propriétaires d’engins à deux et trois roues d’accomplir les formalités à proximité de leur lieu de résidence. Cette décentralisation vise à désengorger les services administratifs et à assurer le bon déroulement de l’opération sur l’ensemble du territoire national.
DES PIECES OBLIGATOIRES-Selon les modalités communiquées par les autorités, les propriétaires de motos et de tricycles devront fournir plusieurs documents pour obtenir leur immatriculation. Il s’agit d’une copie de la carte biométrique, du passeport ou du permis de conduire du propriétaire, d’un certificat de résidence, de la facture d’achat ou de la vignette de l’année en cours de l’engin, ainsi que d’une Déclaration de mise en circulation (DMC) à renseigner dans le centre d’immatriculation. Les frais d’immatriculation sont fixés à 12.000 Fcfa par engin, quel que soit le type de moto ou de tricycle concerné.
Le paiement s’effectue exclusivement à travers la plateforme «Trésor Pay». Cette précision met fin aux nombreuses spéculations qui circulaient ces derniers jours sur le coût réel de l’immatriculation. Plusieurs citoyens interrogés reconnaissent les avantages de la mesure. Selon eux, l’immatriculation des motos et tricycles pourrait contribuer à réduire les vols, faciliter l’identification des auteurs d’infractions ou d’accidents et améliorer la sécurité routière.
Ils plaident néanmoins pour davantage de sensibilisation, une simplification des procédures administratives ainsi qu’un accompagnement des populations les plus vulnérables. Les autorités rappellent que l’immatriculation devient obligatoire à compter du 15 juin 2026 et que tout engin non immatriculé s’expose à une interdiction de circulation ainsi qu’aux sanctions prévues par la réglementation en vigueur. Elles soulignent également que toute opposition aux agents chargés de l’application de cette mesure peut entraîner des poursuites judiciaires.
Le code pénal prévoit, dans ce cas, une peine pouvant aller jusqu’à trois mois d’emprisonnement ainsi qu’une amende de 120.000 Fcfa, sans préjudice des autres sanctions administratives applicables. En cas de saisie d’un engin en infraction, celui-ci ne sera restitué à son propriétaire qu’après l’accomplissement de l’ensemble des formalités administratives requises et le paiement des frais et pénalités éventuels. À travers cette opération, les autorités entendent renforcer la sécurité routière, améliorer l’identification des véhicules et lutter plus efficacement contre la délinquance ainsi que le vol des engins à deux et trois roues.
Mariam A. TRAORÉ
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