Le prix du litre à la pompe reste à 875 Fcfa pour l’essence et 940 Fcfa pour le gasoil
Dans la nuit du 1er juin 2026, plus de 756 camions citernes chargés de carburant ont été réceptionnés dans les aires de stationnement de Bamako sous l’escorte des Forces de défense et de sécurité.
L’information, rendue publique par la Direction générale du commerce, de la consommation et de la concurrence (DGCC), se voulait rassurante. Selon les autorités compétentes, toutes les dispositions ont été prises avec la Police nationale et les services des Douanes pour acheminer rapidement les produits vers les stations-services. Mais depuis plusieurs semaines, les usagers vivent au rythme des pénuries, des longues files de clients dans les stations-service et des ruptures de stock. Une situation qui perturbe les activités économiques et sociales du pays.
Dans certains quartiers de Bamako, les revendeurs d’essence en bouteille cèdent le litre d’essence à 2.500 Fcfa, alors que le prix officiel est de 875 Fcfa. «J’ai été obligé d’acheter 20 litres de gasoil à 50.000 Fcfa pour faire fonctionner mon véhicule», confie un cadre d’un service financier de la place. Comme lui, de nombreux consommateurs n’ont d’autre choix que de se tourner vers le marché noir lorsque les stations sont à sec. Quels mécanismes existent pour empêcher les détournements et les achats massifs destinés à la revente illicite?
Plusieurs dispositions pourraient être envisagées par les autorités compétentes : le renforcement du contrôle des circuits de distribution, la mise en place d’un système de suivi numérique des stocks, l’interdiction stricte de la vente informelle de carburant, l’intensification des opérations de contrôle économique et des sanctions exemplaires contre les spéculateurs. La communication régulière sur les volumes disponibles pourrait également contribuer à rassurer les consommateurs.
Mariam A. TRAORÉ
Les participants au Forum panafricain des médias (FOPAME 2026), tenu du 3 au 6 juin à Bamako sous le thème « Unir les voix, renforcer les liens entre les médias d'Afrique », ont adopté le samedi 6 juin 2026 l'« Appel de Bamako », un document stratégique plaidant pour une souveraineté narr.
Dans le cadre des travaux de la quatrième journée du Forum panafricain des médias (FOPAME), un panel consacré au thème « Médias et leadership féminin » a réuni, ce samedi 6 juin 2026, les professionnels des médias..
Les acteurs des médias et de la publicité africains ont appelé à une transformation profonde du modèle économique de la presse afin de faire face aux mutations technologiques, à la baisse des revenus publicitaires et aux difficultés structurelles du secteur..
Le développement de nouveaux formats audiovisuels, l’adoption de narratifs centrés sur les réalités africaines et le renforcement des capacités de vérification de l’information constituent des leviers essentiels pour construire une souveraineté informationnelle africaine, a déclaré jeud.
La formation des journalistes africains doit être renforcée et adaptée aux nouveaux défis de la guerre informationnelle afin de permettre au continent de produire ses propres récits et de réduire sa dépendance aux narratifs extérieurs, a déclaré jeudi Dr Fatoumata Fofana, Maître de confé.
Le journaliste Martin Faye, a appelé mercredi dans sa leçon inaugurale du FOPAME au CICB de Bamako à une transformation profonde du modèle économique et éditorial des médias africains, insistant sur la nécessité de renforcer leur souveraineté numérique..