Faits divers : Triste histoire d’eaux usées

Pour une histoire d’eaux usées, les membres des deux familles voisines en sont venus aux mains. Conséquences : le patriarche de l’une d’elles a été victime d’un malaise qui entraînera son décès.

Publié mercredi 09 mars 2022 à 06:52
Faits divers : Triste histoire d’eaux usées

Il y a quelques jours, dans un des secteurs de Sébénicoro, quartier populaire de la Commune IV du District de Bamako, une bagarre entre deux familles voisines a tourné au drame. Les circonstances des faits sont drôles et tristes à la fois. Tout serait parti d’une banale dispute de déversement d’eaux usées entre les deux familles. L’une aurait versé de l’eau usée devant la porte de sa voisine. Suite à cela une bagarre a éclaté entre les occupants des deux maisons voisines. Par malheur, la dispute s’est soldée par une perte en vie humaine.

Dans le secteur du quartier où les faits se sont passés, les familles T et C sont contigües. Ce sont donc des familles qui, du fait de leur proximité, partagent beaucoup de choses. Cependant, selon nos sources, si les autres voisins du quartier ont remarqué quelque chose, c’est le fait qu’entre les T et C, les petites querelles, dont certaines en valaient pas peine, étaient courantes. Et il semblerait que cette situation date de plusieurs années sans que personne ne puisse dire avec exactitude ce qui ne va pas réellement entre les deux familles, au delà  d’une histoire d’eau usée.

Curieusement, il se trouve que les querelles intempestives ne trouvent leurs origines que dans des histoires de ce genre comme c’est le cas présent, pensent certains voisins. Aucune de nos sources n’a pu nous dire si dans le secteur concerné dans ce quartier il y avait une canalisation pour drainer et évacuer les eaux usées. Mais ici, le constat général est que les eaux sales des familles sont directement déversées dans la rue. Nos sources précisent que cette situation avait d’ailleurs engendré une atmosphère de méfiance et de suspicion entre les différentes familles qui partagent la même rue. Ainsi de nombreuses querelles intempestives étaient enregistrées très régulièrement.

à plusieurs reprises les membres des familles en viennent à des empoignades verbales au cours desquelles chaque belligérant affiche sa ferme volonté de veiller et de garder jalousement la devanture de sa maison dans un état propre. Selon nos sources, la tension entre les deux chefs de famille atteignait souvent une telle proportion que les chefs des deux familles étaient obligés de s’en mêler. Et, en dépit de leurs âges relativement avancés, ces seniors allaient dans certains cas, jusqu’à se lancer des ultimatums. Les mises en gade et les menaces étaient fréquentes entre les premiers responsables des deux maisons voisines.

Les choses sont allées ainsi entre les deux voisins jusqu’au jour fatidique. Le jour des faits aux environs de 22 heures, une énième dispute a éclaté entre deux femmes des familles T et C, comme c’était souvent le cas. L’une des deux dames n’a pas hésité à verser des eaux usées devant la porte de la maison voisine. Les témoignages sont flous quant à savoir laquelle des deux a été la première à agir de la sorte. Il a juste fallu cela pour mettre le feu aux poudres. Aussitôt, les hostilités ont repris et de plus belles.

Les membres de la famille qui se considèrent comme victime ont vu en cette attitude de cette dame, un acte de défiance et de provocation. Une dispute a éclaté dans la foulée engendrant une bagarre généralisée entre les membres des deux maisons. Ainsi, une fois encore, les deux chefs de familles se sont mêlés dans la danse. Plus le temps passait, plus l’atmosphère était loin de revenir à la sérénité. Des cris et des noms d’oiseaux fusaient des deux côtés sans que personne n’ait la présence d’idée de faire calmer les esprits des belligérants.

C’est ainsi que le patriarche de la famille C a fait un malaise. Le cœur du senior n’a pas pu supporter les injures grossières qui le visaient plus ou moins directement. Il a piqué une crise et son décès a été constaté quelques instants après son admission aux services des urgences du CHU Gabriel Touré. Dans la foulée, la police sera informée par le voisinage. Alertés, les policiers se sont transportés sur les lieux en vue de constatation et d’interpellation des protagonistes.

La famille du défunt a porté plainte pour coups volontaires ayant entraîné la mort de leur père. Après les procédures policières requises, deux des bagarreurs identifiés comme L et F ont été présentés au juge et placés sous mandat de dépôt. Cette décision du parquet a été salutaire car l'autre famille s'apprêtait à venger la mort de son patriarche par tous les moyens. La décision des juges a donc fait baisser la tension. Reste à savoir si cela mettra fin également aux sempiternelles disputes entre les deux familles pour des histoires d’eaux usées déversées dans la rue.

Tamba CAMARA

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